Reportage 18-06-2009 à 10:27
La fin de la semaine rime généralement avec sorties et "fiesta". Seul souci : la nuit, le Rhône et la Saône font souvent office de dépotoirs urbains. Manque de poubelles ou de civisme, quelles solutions pourraient être mises en œuvre pour tenter d’enrayer ce début de fléau écologique ?
"T’es con Henry. T’es vraiment con !" s’emporte une jeune femme. Son petit ami vient de jeter intentionnellement un mégot de cigarette depuis le pont d’une péniche en vogue. "Tu parles, un mégot de plus ou de moins, il est déjà bien pollué le Rhône !" tente de justifier le petit ami un peu éméché. Certes, mais ce genre de comportement est devenu coutumier pour certains. Les soirs de grande affluence, le Rhône et la Saône deviennent des dépotoirs à ciel ouvert : mégots, bouteilles, papiers, sacs plastiques, préservatifs et autres détritus, tout y passe !
Outre le manque évident de civisme chez certains ou, du moins, d’un désintérêt manifeste pour la protection de l’environnement, on ne peut que constater une carence notoire en poubelles sur les seules berges du Rhône. Les existantes sont soit trop éloignées les unes des autres, soit trop petites pour contenir la masse de déchets générés en une soirée.
De leur côté, les gérants de bars et discothèques arrimés le long des quais ne sortent pas systématiquement les cendriers. L’un d’eux a même été pris en flagrant délit de pollution en laissant s’échapper par-dessus bord les quelques mégots qu’il venait de balayer. Aucun n’a apposé d’écriteau dissuasif du type "préservez l’environnement, ne jetez pas vos mégots dans l’eau".
Alors, que faire pour tenter de mettre fin à ce phénomène ? La municipalité devrait-elle sanctionner les établissements, ou les pollueurs ? Devrait-elle mettre en place une "police de l’environnement" ou, au contraire, renforcer la médiation et les actions de sensibilisation ? "Une police ne résoudrait rien, il faut éduquer les gens" estime une internaute. En plus des 7000 tonnes de produits hautement toxiques déversés dans le Rhône par le Couloir de la chimie après traitement en stations d’épuration, ce phénomène ne fait qu’accentuer la pollution du fleuve historique même s’il ne s’agit que de "quelques mégots". Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
Abdelwahid Djaballah
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Commentaires 7
Déposé par Valou le 31/08/2009 à 12h14 Citer
Déposé par AD le 20/07/2009 à 15h42 Citer
Déposé par PHIL69 le 20/07/2009 à 12h54 Citer
Déposé par Marie le 26/06/2009 à 20h20 Citer
Déposé par blog.sebgob.com le 19/06/2009 à 02h36 Citer
Déposé par AD le 18/06/2009 à 22h13 Citer
Déposé par Derje Boven le 18/06/2009 à 10h44 Citer