Enquete 06-10-2009 à 13:37
Jean-Baptiste Fauroux, le directeur des services de la Ville de Lyon présentera, demain mercredi 7 octobre, la version finale du projet Emeraude. L’intersyndicale, qui avait organisé une grève des agents municipaux en mai dernier, n’est plus. L’inquiétude s’est apaisée, malgré l’annonce de suppressions de postes. En off, les syndicats ne cachent pas leurs craintes.
Rigueur. Tel est le mot d’ordre de la Ville de Lyon et de Gérard Collomb. « Trouvez des niches, faites-preuve d’inventivité ! » a demandé le sénateur-maire à ses services généraux. Ainsi, toutes les directions ont été mobilisées pour trouver une idée originale : tailler dans les effectifs. Proposition que l’on retrouve dans le projet Emeraude, qui prévoit notamment une réduction des coûts et une amélioration de la qualité du service public… dans une démarche de développement durable.
Une grève avait été organisée en mai dernier par l’Intersyndicale. Les agents de la Ville de Lyon s’étaient réunis sous les fenêtres de l’Hôtel de Ville, un jour de conseil municipal. Puis, les sept syndicats ont décidé, de concert, de faire valoir leurs revendications de manière indépendante, un accord ayant été trouvé avec la direction générale des services. Les syndicats ont pu obtenir une revalorisation des tickets restaurants, une participation de la Ville aux frais de transports, et l’assurance de promotions plus justes et équitables. Un diagnostic a été réalisé dans le cadre de la Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC).
Selon une source proche du dossier, « la Ville compte faire une économie de 3 % de la masse salariale ». Soit, 240 emplois supprimés indirectement : il n’y aura pas de nouveaux postes ni de remplacements en cas de départ à la retraite. Les directions des sports et de l’éducation seront les premières à mettre en place le dispositif. Pour l’heure, les syndicats se posent la question de savoir si la Ville va continuer à payer la mutuelle à ses agents. En aparté, ils ne cachent pas leurs craintes quant aux conditions de travail à l’issue de l’application du projet Emeraude. « Les agents auront plus de travail et devront faire face à plus d’exigences tout en étant plus productifs. Cela ne fera qu’amplifier le stress au travail » s’inquiète l’un d’eux.
Mais alors, pourquoi un tel mutisme ? Serait-ce pour ne pas entraver les négociations avec la direction générale des services, ou pour ne pas vexer un maire difficilement critiquable ? En tout cas, ces économies faites sur la masse salariale font déjà grincer des dents. « Quand on voit que la Ville a provisionné 25 millions d’euros pour rembourser les erreurs de la SACVL (1) et qu’elle nous dit qu’elle n’a pas d’argent, on se demande bien quelles sont ses priorités ! » tempête une représentante syndicale. Rigueur…*
Abdelwahid Djaballah
(1)Lien vers l’article : http://www.lyonmag.com/article/10732/logements-sociaux-la-ville-de-lyon-intoxiquee-par-ses-propres-emprunts
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Commentaires 9
Déposé par Tête de Collomb ! le 09/10/2009 à 19h45 Citer
Déposé par Brice de Lyon le 07/10/2009 à 22h57 Citer
Déposé par despote le 07/10/2009 à 08h07 Citer
Déposé par riton le 07/10/2009 à 08h03 Citer
Déposé par Higgins le 06/10/2009 à 17h39 Citer
Déposé par Le Cygne le 06/10/2009 à 14h26 Citer
Déposé par gaston le 06/10/2009 à 14h01 Citer
Déposé par tonton le 06/10/2009 à 13h53 Citer
Déposé par le malin le 06/10/2009 à 13h46 Citer