Politique 23-02-2010 à 16:20
Lundi à 12h30, Azouz Begag a tenu sa parole et l’a prise, place Berraudier, pour la première de ses intervention publique dans l’optique des élections régionales de mars. Juché sur son tabouret en bois clair, la tête de liste régionale du Modem a ainsi ouvert la campagne, après les rendez-vous manqués des différents débats contradictoires, où le gone du Chaâba avait préféré défausser. A la manière des philosophes grecs de l’Antiquité, l’ancien ministre délégué à la promotion et à l’égalité des chances s’est essayé à l’harangue devant une foule peu nombreuse, et en grande partie constituée de ses soutiens, colistiers ou militants. S’il rêve d'un destin à la Périclès, l’hystrion du Modem devra encore attendre pour faire parvis comble.
Une cinquantaine de personnes, un Richard Morales et d’autres élus encravatés et écharpés d’orange, quelques militants venus pour faire le nombre... Voila pour le cliché. Et pour le reste alors ? Car si Azouz Begag a décidé de remonter le temps dans sa manière de procéder et d’échanger avec les citoyens, le contenu pur tient, pour l’instant, plus du sophisme que du programme maitrisé. Mais, à n’en pas douter, l’enrobage interpelle. Un simple tabouret, quelques kakémonos à son effigie... Azouz Begag, en costume bleu et col roulé, avait prévenu : il ira chercher les électeurs. Force est de constater qu’ils sont peu nombreux à l’écouter. Faut-il mettre cela sur le compte de la forme ou sur le fond ?
«J’aimerais en savoir un peu plus sur votre programme». La question, aux allures anodines, ne l’est pourtant pas. Et le jeune homme qui la pose attend une réponse de vive voix, que Begag ne lui donne pas. «Le programme sera disponible jeudi dans sa version papier, et il est sur le site internet», tempèrent, en choeur, Azouz Begag et son cénacle. Le jeune homme, faux-candide et mécontent de cette réponse tiède, ne manque pas de le faire savoir au candidat. Alors, à quoi bon faire campagne au plus près, si c’est pour renvoyer les curieux sur les outils officiels de communication de campagne ?
Azouz Bégag, qui est attendu mardi à Villefranche-sur-Saône, puis respectivement en Ardèche, en Savoie et en Isère, devra sans doute muscler son discours et ses arguments de campagne. Car à faire l’hystrion, le Modem risque de perdre ses fondamentaux. Pendant ce temps, c’est sur les marchés qu’ont tracté pendant tout le week-end les militants du parti orange. Comme quoi, on peut faire de la politique efficace, de proximité, sans tabouret.
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Commentaires 16
Déposé par steph le 05/03/2010 à 11h27 Citer
Déposé par kletro le 03/03/2010 à 19h45 Citer
Déposé par steph le 01/03/2010 à 09h41 Citer
Déposé par mode M le 27/02/2010 à 22h25 Citer
Déposé par mode M le 27/02/2010 à 22h25 Citer
Déposé par steph le 27/02/2010 à 00h16 Citer
Déposé par MDR le 26/02/2010 à 00h03 Citer
Déposé par Ana le 25/02/2010 à 17h48 Citer
Déposé par lemurien77 le 25/02/2010 à 10h42 Citer
Déposé par Good day, sunshine le 25/02/2010 à 10h24 Citer
Déposé par Jesus le 25/02/2010 à 09h19 Citer
Déposé par KLEBER le 23/02/2010 à 18h41 Citer
Déposé par adeline le 23/02/2010 à 18h36 Citer
Déposé par mohamed le 23/02/2010 à 18h34 Citer
Déposé par le malin le 23/02/2010 à 18h28 Citer
Déposé par Edgar le 23/02/2010 à 17h42 Citer