Politique 09-03-2010 à 12:04
C'est une demi-surprise. Europe écologie s’impose comme le grand gagnant du sondage TNS / Sofrès, publié mardi dans le quotidien le Progrès. Avec 21 % d’intentions de votes, le mouvement emmené par Philippe Meirieu talonne la liste «Une Région d’avance» menée par Jean-Jack Queyranne, créditée de 25 % des voix au premier tour. Le président sortant du conseil régional sortirait, dans tous les cas de figure, large vainqueur du second tour. L’UMP et Françoise Grossetête sont annoncés à 28 % des voix au premier tour, mais ne disposent d’aucun réservoir de voix. Quant aux autres listes, aucune n’est en mesure de se maintenir. Décryptage.
L’UMP d’un courte tête au premier tour avec 28 % des intentions de votes. Quid du second tour ?
La position de l’UMP au sortir de ce sondage ne doit pas masquer la fragilité de sa position. En effet, le parti de la majorité présidentielle ne dispose d’aucun reservoir de voix. Le triumvirat PS - Verts - Modem ayant juré sa perte, il est fort probable que Françoise Grossetête se retrouve bien seule au soir du 21 Mars 2010. D’autant qu’au second tour, tous les cas de figures sont défavorables à la député européenne. En cas de tête à tête avec Queyranne, l’UMP ne recueillerai que 38 % des intentions de votes au second tour. Une triangulaire en cas de maintien du FN au second tour ne serait pas plus profitable. Françoise Grossetête serait créditée de 35 % des intentions de votes, contre 8% au Front National et 57 % à Jean-Jack Queyranne. Sans jouer les Cassandre, on voit mal la droite, en si peu de temps, remonter la pente. Deux espoirs toutefois émanent de la bouche même des candidats de la majorité présidentielle : convaincre les abstentionnistes et miser sur le vote des quartiers, que Nora Berra et ses colistiers du cercle de la diversité républicaine essaient d’emporter. Nul doute aussi que la droite jouera sur les dissenssions à venir entre le PS et les Verts dans l’entre-deux-tours pour la constitution d’une liste commune, en mettant en avant l’unité affichée de son côté. C’est la punchline de la majorité présidentielle entendue à chaque meeting, et qui prendra toute sa mesure entre le premier et le second tour.
Jean-Jack Queyranne (PS-PRG-MRC) à 25 %, Philippe Merieu (Europe écologie) à 21 % : maintenant, il faut s’entendre !
Europe écologie, par son maillage efficace et par son discours écologico-responsable, a visiblement séduit les électeurs. Un scrutin régional à la mesure de la campagne de proximité menée par Philippe Meirieu, qui colle avec justesse aux prérogatives du conseil régional. Reste maintenant à s’entendre avec Jean-Jack Queyranne pour reconstituer une liste cohérente d’union dans la perspective du second tour. L’alliance stratégique devra se faire dans la transparence et sans arrières-pensées, pour ne pas retomber dans les conflits politiciens qui risqueraient plus de faire le jeu de la concurrence, l’UMP en tête. Et au jeu de la concorde, il est parfois difficile de satisfaire tout le monde. D’autant que Jean-Jack Queyranne et Philippe Meyrieu, fins rhétoriciens et habiles stratèges, ne sont pas en reste. Chacun est sur de sa force et on ne peut pas dire aujourd’hui qui sera en tête au soir du premier tour, tant l’écart est minime. La vraie question est de savoir qui sera la locomotive de cette union. Que se passera-t-il si Europe écologie est devant le PS au soir su premier tour ? Une perspecive qui semble hanter Jean-Jack Queyranne plus que de raison. En effet, ce dernier redoute la diffusion sur TF1 à la veille du premier tour, de l’émission «Ushuaïa». Le président sortant du conseil régional redoute un effet «Home», documentaire de Yann-Arthus Bertrand diffusé à la veille des élections européennes, qui avait, semble-t-il, boosté le vote Europe écologie. La dimension de l’entente entre les deux tours sera fondamentale pour les deux entités, qu’on sait trop stratèges pour se perdre dans des conflits d’égos, malgré des divergences sur la candidature d'Annecy aux JO et les politiques d'urbanisme et d'équipements urbains.
Bruno Gollnish (FN) à 8 %, Azouz Begag (Modem) à 7 %, Elisa Martin (Front de gauche) à 6 % : les extrêmes s’essouflent, le Modem sauve les meubles.
Ces trois partis feront le ventre mou de cette élection. mais, si l’on suit les chiffres, les campagnes seront remboursés, sans possibilité toutefois de se maintenir au second tour, la barre des 10 % n’étant pas franchie. Le FN ne donnera pas d’intentions de votes, quand le Front de Gauche et le Modem rejoindront vraisemblablement les listes de Jean-Jack Queyranne. Une satisfaction sans doute pour Azouz Begag et le Modem, dont le contingent de voix pourrait lui donner du crédit dans le retocage des listes menée durant l’entre-deux-tours. Après un campagne faite d’estoc et de taille, c’est, en soi, une victoire pour le Modem, qui aura bataillé fort pour maintenir une liste indépendante au premier tour malgré les dissenssions internes. Un problème risque toutefois de se poser à l’heure de la constitution de la liste d’union, puisque le Front de gauche, s’il émet l’hypothèse de rejoindre verts et socialistes, ne veut pas entendre parler du Modem. Quant à Bruno Gollnish, il pourrait, pour sa cinquième et dernière campagne régionale, ne pas dépasser la barre fatidique des 10 %, qui assurerait son maintien au second tour. C’est pourtant la personnalité politique régionale dont la notoriété est la plus forte selon le sondage publié par Le Progrès. Le fidèle et historique lieutenant de Jean-Marie Le Pen pourra se consacrer pleinement, après les élections, à la présidence du FN dont il souhaite prendre les rênes en 2011. Il est, pour ce poste, en concurrence frontale avec Marine Le Pen.
Myriam Combet (NPA) à 2 %, Nathalie Arthaud (LO) à 2 %, Michel Dulac (Opération Spartacus) à 1 % : les contestataires ne convainquent pas.
C’est la conclusion que l’on peut retirer des prévisions de score pour ces trois partis. Les deux mouvements d’extrême gauche, qui ont utilisé cette campagne comme tribune pour attaquer la politique nationale de Nicolas Sarkozy, se seraient-ils trompé de bataille ? C’est probable, car visiblement, le conseil régional intéresse les électeurs, qui semblent aujourd’hui en mesure de bien intégrer son rôle, et ses prérogatives fondamentales concernant le fonctionnement de la région. A telle enseigne que les contestataires payent aujourd’hui leur absence de programme, leur position unilatérale, et la position assumée de ne rejoindre personne pour le second tour. D’autant que si ces scores s’avèrent juste, ils ne le pourront tout simplement pas. Le NPA appelera tout de même à voter pour Jean-Jack Queyranne, même s’il n’accompagnera aucun budget proposé par la probable nouvelle alliance de gouvernance du conseil régional. Lutte Ouvrière de Nathalie Arthaud, qui défend toujours l’explosion sociale comme moteur du changement, s’est peut être trompée de scrutin, la gestion de la région faisant plus appel aux qualités de responsabilité des politiques qu’à un véritable engagement militant. Quant à la liste du mécontentement et du ras-le-bol, «Opération Spartacus», menée par Michel Dulac, il semble que ce
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Commentaires 17
Déposé par Serguei le 18/03/2010 à 13h25 Citer
Déposé par serguei le 18/03/2010 à 13h24 Citer
Déposé par Ancien Modem le 11/03/2010 à 14h31 Citer
Déposé par FM le 11/03/2010 à 13h17 Citer
Déposé par françois07 le 10/03/2010 à 15h24 Citer
Déposé par nonmaiscepaspourdire le 10/03/2010 à 10h48 Citer
Déposé par LorenzoM le 09/03/2010 à 23h29 Citer
Déposé par Voxi le 09/03/2010 à 22h00 Citer
Déposé par Martin de Givors le 09/03/2010 à 19h21 Citer
Déposé par haute savoie le 09/03/2010 à 18h48 Citer
Déposé par Cedric Longeon le 09/03/2010 à 18h05 Citer
Déposé par violon des iles le 09/03/2010 à 17h25 Citer
Déposé par Mathilde le 09/03/2010 à 17h04 Citer
Déposé par karine le 09/03/2010 à 13h12 Citer
Déposé par Sofi le 09/03/2010 à 12h49 Citer
Déposé par Mathilde le 09/03/2010 à 12h47 Citer
Déposé par juju le 09/03/2010 à 12h44 Citer