Alors que la saison vient de commencer, le président du Lyon Hockey Club explique pourquoi son club rencontre des difficultés.
Lyon est vraiment une ville de hockey ?
Gérard Berthet : Oui, car il y a une vraie tradition du hockey sur glace à Lyon. La preuve, cette année, on fête les 100 ans du premier titre de champion de France d’un club lyonnais : le Sporting club de Lyon. A l’époque, la patinoire de Lyon se situait boulevard des Belges, à l’emplacement du musée Guimet. Avant d’être transférée près de la place Jean Macé où jouait le Club des patineurs lyonnais, fondé en 1953. Le CPL remportera d’ailleurs plusieurs trophées, dont un titre de champion de France en 1956. Avant de s’installer à la patinoire Charlemagne, inaugurée en 1967. Puis le CPL qui a eu des problèmes financiers a été liquidé en 1997.
Comment le club s’est relancé ?
Il a été repris par Christophe Geoffroy pour devenir Le Lyon hockey club. Ce chef d’entreprise lyonnais voulait révolutionner le hockey sur glace en France. Et avec d’autres présidents de club, il a créé une ligue professionnelle sans l’accord de la Fédération ! Et Geoffroy va avoir des résultats exceptionnels entre 1997 et 2000 : deux troisièmes places dans la ligue élite, un quart de finale de Coupe d’Europe... Mais, c’était un opportuniste qui voulait se servir du hockey pour faire parler de lui. Du coup, il a investi uniquement dans l’équipe première et n’a pas structuré le LHC, qui est à nouveau tombé en faillite en 2000 et qui a été relégué en 3e division. Mais depuis, on a redressé le club qui joue aujourd’hui en 2e division, le 3e niveau national, avec un budget de 550 000 euros pour 305 licenciés.
Mais pourquoi Lyon n’a jamais eu un grand club de hockey ?
Le problème historique du hockey sur glace à Lyon, c’est le manque de créneaux horaires pour pratiquer le hockey dans les deux patinoires lyonnaises : Charlemagne et Baraban. Mais Lyon a aussi une grande tradition de patinage. Du coup il faut laisser souvent la place aux patineurs. Résultat, la plupart de nos entraînements se déroulent tard le soir. Ce qui explique en grande partie pourquoi il n’y a jamais eu un club de haut niveau sur la durée et pourquoi tous nos meilleurs espoirs nous quittent pour intégrer des centres de formation ailleurs.
Vos objectifs ?
On voudrait remonter dès cette année en D1, le dernier niveau avant l’élite, la Ligue Magnus. Et on est ambitieux, car on a recruté un très bon coach, le Suédois Christer Eriksson, qui est déjà passé par le club dans ses grandes années, entre 1997 et 2000. Avec lui, on a modifié notre équipe à 80 %. Avec de nouveaux joueurs de bon niveau, comme le Canadien Dave Grenier, venu d’Anglet en Ligue Magnus. Par ailleurs, à plus long terme, si le club revient à un bon niveau, on pourrait jouer nos matchs dans une nouvelle salle à Lyon : un grand palais omnisports. Un projet de Gilles Moretton.









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