Actualité 22-04-2010 à 15:35
La gouvernement va déposer un projet de loi courant Mai, qui sera soumis au vote du parlement en juillet, pour interdire totalement le port de la burqa sur l’espace public. Toute femme portant le vêtement deviendrait donc hors-la-loi. La police nationale devra donc procéder à des interpellations, qui l’on imagine volontiers musclées dans les quartiers. Mais pour Jean-Paul Borrelly, secrétaire zonal du syndicat de police Alliance, cette responsabilité ne serait qu’une prérogative de plus au cahier des charges de la Police Nationale, qui ne voit aucun inconvénient ou danger à pratiquer ce type d’intervention. Interview.
Lyon Mag : Concrètement, avez-vous des appréhensions si ce projet de loi venait à être voté ?
Jean-Paul Borrelly : Je crois qu’aujourd’hui, lorsque l’on est policier, on est là pour faire appliquer les lois de la République. Quelles qu’elles soient. Il y a des lois aussi difficile à faire appliquer que celle qui sera peut être votée sur le port de la burqa. Il ne nous appartient pas de juger. Nous sommes des exécutants des lois de la République. Nous ferons appliquer cette loi sans aucun état d’âme si celle-ci doit être votée.
Mais sur le terrain, cela ne sera pas tout à fait délicat d’aller interpeller ces femmes ? N’avez-vous pas peur de représailles, par exemple ?
Des représailles, nous en avons quand nous interpellons des trafiquants de drogue ou quand nous mettons fin à des affaires criminelles graves. Aujourd’hui, on peut le craindre. Mais peu importe, nous sommes là pour faire notre métier. Il est évident que cette mission sera très délicate. Mais finalement comme un nombre incalculable de missions dévolues aujourd’hui à la Police Nationale.
Cette mission là n’est donc pas plus périlleuse que les autres ?
Cette mission, si elle fait partie de nos prérogatives après vote de la loi, fera partie de nos missions délicates. Mais cela au même titre que bon nombre de missions dévolues à l’ensemble des policiers de notre pays.
Que pensez-vous du spectre du caillassage brandi par les opposants qui anticipent des interpellations musclées dans les cités ?
Je crois que les personnes qui portent la burqa représentent 2 000 à 3 000 personnes dans le pays. Aujourd’hui, il faut arrêter de crier au loup. Nous avons bien d’autres choses à faire. Si cette loi est votée, elle sera mise en application et les policiers la feront respecter. Il faut arrêter de stigmatiser. Il faut raison garder et se préparer, dans un souci de préservation de la dignité humaine, à faire appliquer cette loi dans les meilleures conditions.
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Commentaires 7
Déposé par typik le 23/04/2010 à 12h02 Citer
Déposé par un nombre qui fait débat le 23/04/2010 à 11h50 Citer
Déposé par phillipe, de vichy le 23/04/2010 à 11h48 Citer
Déposé par pagsamg le 23/04/2010 à 08h58 Citer
Déposé par occupons la police désoeuvrée le 22/04/2010 à 17h02 Citer
Déposé par burqamembert le 22/04/2010 à 17h00 Citer
Déposé par Pauvre police le 22/04/2010 à 16h58 Citer