Actualité 07-09-2010 à 13:54
La cour d’appel de Lyon a maintenu la date du 26 octobre pour l’expulsion de la centaine de Roms installée derrière la Part-Dieu. Le Conseil Général du Rhône, propriétaire du terrain, souhaitait procéder à cette expulsion dès à présent. En mai dernier, le tribunal de grande instance avait donné six mois aux occupants du camp pour quitter les lieux. Un sparadrap sur une jambe de bois pour Elizabeth Gagneur, présidente de l’association Collectif Lyonnais pour l’accès à la scolarisation et le soutien aux enfants des squats (C.L.A.S.S.E.S).
Lyon Mag : Quel est votre réaction par rapport à la décision de la cour d’appel ?
Elizabeth Gagneur (Présidente de CLASSES) : Nous sommes contents. Cela signifie que le Conseil général n’a pas obtenu gain de cause. Il n’y avait donc pas une urgence si grande à mettre les gens dehors. Ceci étant, nous nous désolons toujours que des gens vivent dans ces conditions, sans qu’une proposition autre leur soit faite.
N’est-ce pas reculer pour mieux sauter finalement ?
C’est certain. Mais pour eux, c’est clairement mieux que d’être de nouveau dans la rue. Mais le problème se posera à nouveau le 26 octobre. Pour l’instant, ils vivent au jour le jour. Ce qu’il faudrait, c’est pouvoir affecter quelques terrains avec un point d’eau. Ils ne sont pas très exigeants.
Ce délai accordé vous servira-t-il justement à prospecter pour d’autres terrains ?
Ce n’est pas la mission de notre association. Mais cela fait longtemps que nous le réclamons et que nous le demandons. Nous ne voyons rien venir. C’est une décision politique. Je sais que, lundi soir, il y a eu des questions là-dessus au Grand Lyon. Je n’ai pas su quelles étaient les réponses. Mais, sur ce genre de problématiques, il en va de la responsabilité de l’Etat et des politiques locaux.
Vous leur demandez de prendre leur responsabilité ?
Il faut qu’ils arrêtent de se renvoyer les patates chaudes.
Cette décision, c’est donc une première victoire bien insuffisante ?
Ce n’est pas notre objectif que ces personnes restent sur le terrain de la rue Paul Bert. mais il faut trouver une autre solution.
Comprenez-vous la position du Conseil général qui souhaite se réapproprier un terrain un terrain qui lui appartient ?
Nous la comprenons. En même temps, le Conseil général est chargé de la sauvegarde de l’enfance, et a des responsabilités par rapport aux personnes présentes sur cette zone. Je pense qu’il doit être partie prenante d’une solution qui soit pérenne.
Laquelle ?
Il ne faut pas que les gens se retrouvent tous sur le même terrain. Il faut donc en trouver plusieurs, peut être des plus petits, dans l’agglomération. Il faut que les gens puisse rester tranquillement, avec l’eau, l’enlèvement des ordures. Ce n’est pas le cas actuellement. Ils n’ont pas d’autorisation, ils sont constamment menacés d’une expulsion.
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Commentaires 2
Déposé par bib le 24/09/2010 à 16h13 Citer
Déposé par matthieu le 20/09/2010 à 13h11 Citer