Actualité 18-02-2011 à 15:46
Marc Fesneau, secrétaire national du Modem, est revenu pour Lyon Mag sur la décision du parti orange de ne pas valider partie des candidats du Rhône présentés par la fédération départementale pour les Cantonales de mars. Et promet du changement dans la méthode de fonctionnement de l’antenne rhodanienne.
Dans le Rhône, le Modem voit triple. Il y a ceux qui ont versés à droite, comme Jean-Luc Da Passano au Conseil général et Christophe Geourjon, candidat rallié à la majorité départementale pour les Cantonales de mars. Il y a ceux qui ont rejoint la gauche, comme Anne-Sophie Condemine, Gilles Vesco et Thomas Rudigoz, transfuges de Collomb pour les Municipales de 2008. Le dernier cité réembraye même en mars sur la canton de Lyon V avec les socialistes. Il y a enfin les satellites, comme Richard Moralès ou Azouz Begag. Pour ces derniers, qui ont un temps défendu les couleurs oranges, ils sont soit à l’origine de leur propre association politique - Richard Morales avec l’Union Centriste des Démocrates (UCD) créée le 23 février 2009 - soit sans étiquette (Azouz Bégag se présente comme « candidat du quartier » dans le canton de Lyon VIII). Et au milieu coule la fédération départementale du Modem.
Dernier épisode : les instances nationales du Modem, réunies en conseil national samedi dernier, n’ont pas validé certains candidats présentés par la fédé du Rhône. Ces derniers avait pourtant été adoubés lors du comité départemental de novembre. « La validation en comité départemental était un peu précoce, explique Marc Fesneau. Nous avions alerté sur le fait qu’il faudrait remettre le métier sur l’ouvrage et qu’il était inutile de se précipiter. » Un point de réglement expliquerait cette défiance : « la fédération départementale doit nous faire un certain nombre de propositions et le national valide. » Certes, mais les règles du jeu ont changé en cours de route. Dans ses statuts originels de 2007, le Modem laissait les fédérations départementales désigner ses candidats pour les élections territoriales. Le changement statutaire a eu lieu en décembre... soit un mois après la désignation des premiers candidats dans le Rhône ! Incompréhensibles interférences dans la communication verticale.
Ce sont donc les cinq candidats lyonnais, plus celui présenté sur le canton nord de Villeurbanne, qui ont fait les frais du retoquage national. « Nous avons estimé qu’un certain nombre de candidatures nous paraissaient pertinente, à la fois du point de vue stratégique et sociologique du canton. D’autres l’étaient moins. » Dont celle d’Eric Lafond, pourtant vice-président de la fédération départementale, et candidat sur le canton de Lyon VIII. « Je rappelle que le président est celui qui a été élu à la majorité des voix des militants. Pour les vice-présidents, c’est autre chose : soit il ont été élus via des listes concurrentes ou via la liste majoritaire, recadre le secrétaire national. Dans ce dernier cas, ils sont avec le président. Dans l’autre, ils ont perdu dans le champ démocratique, mais restent présents à l’exécutif » explique Fesneau, dans une justification liant dissidence et condition statutaire. Et pourtant, Lafond avait bien été élu, en 2008, sur la liste du président fédéral Cyrille Isaac-Sybille.
La fédération Modem du Rhône réorganisée avant le 30 juin
Marc Fesneau le concède, « a chaque fois qu’il y a des élections, il y a des ébullitions à la fédération du Rhône. » Et reconnait aussi « la responsabilité des instances nationales » sur la question de la fédé rhodanienne. « Nous allons remettre un peu de méthode et d’ordre au sein du mouvement départemental du Rhône » promet-il. Cette glasnost promise passera aussi par un positionnement définitif sur la diaspora Modem, de gauche comme de droite. « Je ne suis pas dans une logique d’exclusion par nature » prévient-il immédiatement. « Ce qui me gène parfois dans le Rhône, confie-t-il, c’est l’exclusion systématique des personnes qui ont rejoint telle ou telle personne. C’est vrai, nous avons été dans la configuration la plus illisible dans certains cas. Certains sont partis avec Collomb, d’autres avec Mercier. Certains ont créé leur propre mouvement. Nous n’avons pas clarifié les choses » reconnait Fesneau. « Nous allons nous pencher sur les cas particuliers, sans oukaze, mais en étant clair, continue-t-il. On ne peut pas continuer dans le Rhône de cette manière. Et je comprends l’usure des militants. » Alors pour préserver la patience des militants déjà bien mise à l’épreuve, les instances nationales veulent faire sauter les vice-président, tout en préservant le Conseil départemental. « Un seul président permettra de clarifier » promet-il. Clap de fin pour Lafond à l’exécutif du Modem du Rhône ? « Nous allons en discuter avec eux, mais au plus tard le 30 juin les équipes seront mises en place » termine le secrétaire national.
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Commentaires 9
Déposé par colargol le 24/02/2011 à 19h12 Citer
Déposé par Militant MoDem en colère le 24/02/2011 à 10h47 Citer
Déposé par Stéphane Sacquepée le 24/02/2011 à 10h42 Citer
Déposé par JOJO le 20/02/2011 à 17h24 Citer
Déposé par vitale le 19/02/2011 à 12h09 Citer
Déposé par Modemologue le 18/02/2011 à 21h25 Citer
Déposé par Ex Modem le 18/02/2011 à 20h05 Citer
Déposé par Totor le 18/02/2011 à 19h44 Citer
Déposé par GAULOIS le 18/02/2011 à 16h42 Citer