Actualité 18-05-2011 à 09:15
La police judiciaire lyonnaise observe d’un nouvel œil aujourd’hui ce qui se passe en matière de drogue dans l’agglomération.La semaine dernière, ce sont 1 tonne 4 de résine de cannabis en provenance du Maroc et plus de 110 kilos d’ecstasy venant des Pays-Bas qui ont été récupérés.Valeur totale : pas moins de 6 millions d’euros. Deux saisies record en France qui ont permis de dévoiler de nouvelles méthodes pour importer ces produits.
La police lyonnaise n’avait jamais vu ça : un réservoir d’essence pour camion installé dans le coffre, à la place des sièges arrière et qui vient en complément du réservoir de 60 litres de la Focus RS. Voilà la trouvaille des trafiquants lyonnais de cannabis, haschich et autre ecstasy pour passer à travers les mailles du filet et pour aller encore plus vite dans l’acheminement des stupéfiants. Et cette pratique inédite ne rassure Michel Neyret, le directeur adjoint de la PJ. « Dès lors que les trafiquants stoppent leur convoi, ils sont en situation de faiblesse, explique-t-il. Ils sont obligés de marquer l’arrêt au péage, ce qui est incontournable. Par contre, ils ont trouvé la parade pour ne pas s’arrêter aux stations-service en mettant dans le coffre des réservoirs très importants qui leur permettent d’avoir une autonomie des Pays-Bas jusqu’à Lyon, explique-t-il. Les trafiquants sont imaginatifs, mais aussi dangereux. Les voitures deviennent de véritables bombes roulantes, particulièrement en cas d’accident ou d’intervention avec des coups de feu tirés » s’inquiète le directeur adjoint de la PJ.
Avec l’interception à quelques kilomètres de Lyon d’une centaine de kilos de MDMA, le principal composant chimique de l’ecstasy, la justice lyonnaise le confirme : Lyon est bien une plaque tournante du trafic de drogue. Il se pourrait même qu’il y est des ateliers de préparation dans la région selon Marc Désert, le procureur de la République. « Dans la mesure où nous pensons que cette poudre était destinée à la consommation locale et régionale, il serait possible qu’il y ait des ateliers de conditionnement sur place, rapporte-t-il. Cette perspective est tout à fait envisageable. »
En novembre dernier, ce sont déjà 1 tonne et demi de cannabis qui avait pu être saisi dans la Drôme par le PJ de Lyon.
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Commentaires 2
Déposé par tim osman le 19/05/2011 à 16h05 Citer
Déposé par Marc le 18/05/2011 à 09h48 Citer