Actualité 06-07-2011 à 10:00
Le futur pont Raymond Barre, dédié aux modes doux, a été dévoilé mardi. Piétons, vélos et tramway pourront, à l’horizon 2014, franchir en site propre le Rhône et rallier le quartier de Gerland (7e) par la Confluence (2e).
L’ouvrage d’art mesurera 260 mètres. Ses deux grandes arches majestueuses, de 150 mètres chacune, s’élèveront à près de 17 mètres. Monolitique et présompteux le futur pont Raymond Barre ? Pour son concepteur, c’est tout le contraire. « Nous souhaitons que l’ouvrage s’efface et apparaisse dans toute sa simplicité, précise André Spielmann, architecte, dont le projet a été retenu à l’unanimité. Ses proportions ont ainsi été étudiées avec beaucoup de finesse en harmonie avec la bâti alentour afin de nous insérer du mieux possible dans le paysage. » La pose de la première pierre est prévue à l'automne.
Visible depuis l’A7, le futur pont Raymond Barre, situé plus au sud du Pont Pasteur, marquera l’entrée sud de la ville. Il ralliera les berges du Rhône sur la rive gauche, via un tracé en diagonale jusqu’à la rue Antonin Perrin (7e).
L’ouvrage d’ingénierie civile, qui devrait être achevé en 2013, permettra le prolongement de la ligne T1 du tramway jusqu’à la station Debourg au premier trimestre 2014. Entre les deux points, distants de 2,3 km, trois nouvelles stations devraient voir le jour : Musée des Confluences - Halle Tony Garnier - ENS Lyon. Objectif : accroitre la multimodalité. A telle enseigne qu’un futur pôle d’échange sera réalisé à la station Debourg.
Côté coût, le futur pont devrait coûter un peu plus de 18 millions d’euros, alors que les travaux de prolongement du tramway ont été évalués à 72 millions d’euros par le Sytral.
« M. Rivalta, on a fait du bon boulot ensemble, mais qu’est-ce qu’on a pris ! »
Le choix du nom de l’ancien premier ministre et maire de Lyon pour baptiser l’ouvrage a fait consensus. La symbolique du pont jeté entre deux rives opposées a dicté ce choix. Cette volonté de rassembler a marqué l’action locale de feu le maire de Lyon. Le président du Sytral Bernard Rivalta en est le témoin privilégié : socialiste, il fût sous la présidence du centriste Raymond Barre au Grand Lyon (1995-2001) son vice-président à l’Habitat et au Logement. « M. Rivalta, on a fait du bon boulot ensemble, mais qu’est-ce qu’on a pris ! », aurait d’ailleurs confié Raymond Barre au président du Sytral lors de leur denière entrevue. Bernard Rivalta se plait à le rappeler dans son propos liminaire, confessant au passage que le feu des critiques ne s’est pas adouci aujourd’hui. Le propos fait sourire Gérard Collomb.
Le maire de Lyon retrouve alors son costume de bâtisseur. Il l’adore. « Nous sommes aujourd’hui face à la Confluence, ce quartier que Raymond Barre souhaitait voir pousser », commence-t-il, solennel. Rappelant l’action de son prédécesseur à la Mairie centrale (salle 3000, tramway), Gérard Collomb l’assure : « les grands projets sont des accélérateurs de la dynamique d’une ville. » A côté, son opposant municipal et maire du 2e arrondissement Denis Broliquier écoute sans déroger au protocole. « Il ne faut pas voir mesquin », termine l’édile lyonnais.
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Commentaires 4
Déposé par marc69 le 06/07/2011 à 19h08 Citer
Déposé par franck le 06/07/2011 à 18h32 Citer
Déposé par Psicozetoujour le 06/07/2011 à 10h26 Citer
Déposé par marc69 le 06/07/2011 à 10h10 Citer