A la une 14-09-2011 à 11:00
Manuel Valls mardi à la fédération socialiste du Rhône - LyonMag
Le député-maire d’Evry, candidat à la Primaire socialiste, était mardi à Lyon, accompagné de son porte-parole national Thomas Chadoeuf, également maire de Tarare. Au pas de course, il a pourtant su consacrer du temps aux ouvriers et au patronat.
Manuel Valls a rencontré tour à tour le président de l’Université Lyon
1, les représentants de la CGPME, les ouvriers de l’entreprise Véninov
et le militants socialistes à la fédération PS du Rhône.
Un programme éclectique, pour un passage éclair mais dense à Lyon. A
l’image du candidat finalement, qui ne refuse pas de défricher des
terrains traditionnellement dévolus à la droite.
Il faut dire que la compétitivité de la France est un des chevaux de
bataille du député-maire. « Les PME et PMI permettent à notre pays
d’être compétitif, rappelle-t-il. L’effort que nous allons devoir faire
sera aussi important que celui fait par la France au lendemain de la
seconde guerre mondiale », prévoit-il. Le plan Marshall en moins, le
pari promet d’être une gageure et le discours n’est pas forcément celui
de la gauche traditionnelle. « Je veux tenir un langage de vérité dans
cette campagne », balaie-t-il. Quitte à ne pas plaire à tous. « Notre
pays, enferré dans les affaires nauséabondes, les révélations, les
rumeurs, vit une crise de confiance à l’égard de la parole publique »,
explique-t-il.
Et s’il ne veut pas donner de « coup de balai », comme son opposante aux
Primaires Ségolène Royal, son ton du parler vrai fait mouche.
Valls ne veut pas pour autant se démarquer radicalement du terreau
traditionnel de la gauche. « Je suis allé voir les salariés de Véninov’,
souligne-t-il. Je n’y suis pas resté une demi-heure pour la photo, mais
près de quatre heures. J’ai été très ému de voir l’attachement des
salariés à leur outil de travail. » Interpellé lors de sa visite par un
salarié sur l’avenir du site, et particulièrement du potentiel repreneur
Gerflor, Valls assure son concours. « Je rencontre le PDG de Gerflor ce
vendredi, ce sera un des sujets de notre échange », tente-t-il de
rassurer.
Ces valeurs de la gauche qu’il souhaite incarner ont parfois été
dévoyée. « Hors de question qu’il n’y ait que Marine Le Pen qui parle de
laïcité », tempête Valls. La sécurité ? « Il y a quelques années,
j’étais marginal à être de gauche et à m’intéresser à ce sujet »,
rappelle-t-il. Puis continue : « nous ne gagnerons pas la Présidentielle
avec les idées des années 70 ou 80, même si nous les avons tous portés.
» Avec quelles idées alors ? Manuel Valls évoque tour à tour la mise en
place d’une TVA sociale, d’un pacte avec les enseignants à travers la
formation, mais également de la mise en place d’un gouvernement
économique et monétaire de la zone euro à l’échelle européenne. Un
objectif en quatre étapes : désendetter, relancer la compétitivité,
éduquer et recréer les conditions du pacte républicain en se
réappropriant les valeurs de gauche. A tel enseigne que le
livre-programme de Manuel Valls, L’énergie du changement, est paré d’une
éclatante couverture vermillon. « Le petit livre rouge est bien
meilleur que l’original », explique Thomas Chadoeuf. « J’espère qu’il
aura autant de succès que l’original », embraye Valls, amusé.
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Commentaires 1
Déposé par Ruteboeuf le 15/09/2011 à 07h31 Citer