Actualité 08-10-2011 à 07:53
Les fans de science-ficition n'hésitent pas à se déguiser - LyonMag
Plus de 3 000 personnes ont assisté vendredi à la Nuit de la Science Fiction organisée par le Festival Lumière à la Halle Tony Garnier.
Près de 8h de cinéma étaient au programme de cet évènement de la 3e édition de Lumière. 8h, même réparties en 5 films, c’est long. Du coup beaucoup de spectateurs se sont installés dans les sièges ou les gradins avec leurs coussins, sacs de couchage et autres plaids qui donnaient à la Halle un côté camping très surprenant. Mais ce public éclectique n’est pas venu pour admirer les poutrelles de fer des anciens abattoirs de Lyon, il est venu se délecter d’une programmation dont l’Institut a le secret : Le Voyage dans la Lune de Georges Méliès (France, 1902, 16 min) en préambule, Soleil Vert de Richard Fleischer (USA, 1973, 1h37), District 9 de Neill Blomkamp (Nouvelle-Zélande, 2009, 1h52), La Machine à explorer le temps de George Pal (USA, 1959, 1h43) et enfin 2001, L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick (USA-Grande Bretagne, 1968, 2h19).
Tout a commencé par une très savoureuse mise ne bouche, présentée pour la première fois dans sa version colorisée à grands frais et connue pour cette image de la Lune à l’œil crevé par un vaisseau en forme d’obus de mortier. Le Voyage dans la Lune de Méliès a séduit, en témoignent les applaudissements nourris qui l’ont salué, bien que la musique de AIR placé dessus avait un côté anachronique de par sa modernité. Le temps de rentrer dans la nuit, et voilà déjà le premier long-métrage, Soleil Vert. Charlton Heston y campe un détective de 2022 qui découvre une monstrueuse réalité en résolvant un meurtre. Un film écolo avant l’heure qui a su lancer le marathon cinématographique et le placer aussi sur le plan du message. A ce moment là, derrière l’écran, très peu de spectateurs profitent des tapis de sol agrémentés de petits coussins rouges disposés au sol mis à leur disposition par le festival. Et pour cause. Le film qui suit date de 2009, et le son déménage. District 9 raconte l’histoire d’un camp d’aliens dont le vaisseau est bloqué au-dessus de Johannesburg. Un homme est chargé de les déloger pacifiquement, puis tout fini dans le sang. Efficace et pas vide de sens, c’est cette super-production qui a remporté le plus franc succès. Une fois District 9 fini, les couchettes ont commencé à se remplir, mais l’assistance était tout de même coquette pour La Machine à explorer le temps. Ce film est tiré du livre de Wells, et force est de constater que malgré son Oscar des meilleurs effets spéciaux, il a pris un sérieux coup de vieux. Certaines scènes on même soulevé des vagues de rires dans l’assemblée tant les ficelles étaient apparentes. Mais là encore, le film, qui raconte les aventures dans le temps d’un dandy inventeur, vaut autant pour l’histoire que pour le message d’humanité qu’il transmet.
Le gros morceau de cette nuit spéciale science fiction était pour la
fin. 2001, L’Odyssée de l’espace est un film-monde, un film long, que
certains jugent ennuyeux. Beaucoup ont rejoint les couchettes,
prétextant l’avoir déjà vu, ou arguant qu’ils préféraient attendre les
transports en commun au chaud. Il faut dire qu’il faisait
particulièrement froid et que les fumeurs, parqués dans une bien trop
petite enclave extérieure, comme les dormeurs ont grelotté une bonne
partie de la nuit. Mais ceux qui ont dormi pendant le long-métrage de
Kubrick se sont payé un luxe inédit : ils ont été bercés par l’envoutant
Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss, ont été réveillés
plusieurs fois par des cris de singe ou de panique, et se sont levés
avec Le Beau Danube bleu, de Johann Strauss le jeune. En effet, si 2001 est surtout célèbre pour ses plans révolutionnaires, sa bande son n'en n'est pas moins phénoménale. Il n’a pourtant pas fait
l’unanimité, comme d’ailleurs lors de sa sortie en salles, mais les
quelques 2000 courageux qui sont restés jusqu’au bout ont pu prendre le
petit déjeuner offert (un « café », du jus d’orange et des pans au
chocolat) par l’organisation, qui proposait tout au long de la nuit des
bières, du café (du vrai mais payant) et des sandwiches. Chacun a alors
pu émerger et se remettre (rapidement avec le froid saisissant) de ses
émotions, car après 9h enfermés dans la halle (pause d’une vingtaine de
minutes et petite présentation entre chaque film), ils auront été
nombreux à avoir vécu cette nuit comme une vraie journée. Et comme si
cela ne suffisait pas, en plus de toutes les scènes déroutantes des
films projetés, certains ont terminé sur un autre tableau improbable :
celui de la station Debourg noire de monde… à 6h15 du matin, un samedi.
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Commentaires 3
Déposé par Josette le 08/10/2011 à 22h58 Citer
C'était merveilleux!!
Déposé par Pascal O. le 08/10/2011 à 17h47 Citer
Déposé par violette le 08/10/2011 à 14h34 Citer