Ça Jazz à Lyon 17-11-2011 à 08:47
Dominique Capart - JazzRadio/LyonMag
Dominique Capart, président de l’Inter Beaujolais, était l’invité de Jazz Radio pour l’émission Ça Jazz à Lyon, proposée en partenariat avec LyonMag.com.
Le troisième jeudi de novembre de l’année 2011 n’a pas échappé à la
festive tradition. A minuit un peu partout en France, de Beaujeu à Paris
en passant par Lyon, on a mis en perce les tonneaux de beaujolais
nouveau. La sortie du vin primeur est toujours un évènement,
quasi-patrimonial. Et cette année le breuvage joue sur la qualité. « Il est merveilleux. Le gamay exprime tous
ses fruits, noirs et rouges, c’est une grande gourmandise », se
réjouit Dominique Capart. Et pourtant, au début des années 2000, le
pouls du beaujolais nouveau était au plus bas : surproduction,
chaptalisation. Le tir a depuis été rectifié par les vignerons. « Les rendements ont diminué. Nous sommes
passés de 60 à 52 hectolitres/ha, et nous avons limité les productions
de Beaujolais nouveau sur les appellations beaujolais et
beaujolais-village. » Côté export, c’est toujours le Japon qui
remporte la timbale : 7 millions de bouteilles sont encore parties
cette année au pays du soleil levant, soit 20% de la production totale
de Beaujolais nouveau. « Le Japon
reste notre cible n°1 », confirme Dominique Capart. Mais le
Beaujolais, ce sont aussi dix crus qu’il ne faut absolument pas
négliger. « Avant, la locomotive du
Beaujolais, c’était le nouveau, un produit d’entrée de gamme, très bon,
festif, explique Capart. Mais
ce n’est pas un produit qui va durer dans le temps. Or, ce que l’on
voulait, c’est que les crus du Beaujolais deviennent la locomotive. Ce
sont des vins de garde qui ont de la qualité et qui sont aussi bons que
certains Bourgogne. »
L’interview complète est à retrouver en podcast sur LyonMag.com.
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