Edito 09-01-2012 à 08:49
Eric Pelet
Si la présidentielle tourne au western, les rôles masculins sont d’ores et déjà distribués. La quête de l’or présidentiel par Bayrou Hollande et Sarkozy m’évoque celle des héros du magnifique film de Sergio Léone* devenu un classique du genre, où trois personnages correspondant à trois caractères très différents s’affrontent, s’allient puis se trahissent, espérant chacun éliminer les deux autres pour empocher un trésor. La typologie du génial cinéaste ne peut décemment pas s’appliquer à cette campagne car elle impliquerait d’élire une brute ou un truand ! Pour autant trois autres archétypes : le Bon, le Juste et le Méchant semblent correspondre aux personnalités en présence et à la perception que les médias donnent d’eux.
Dans un western Bayrou pourrait ainsi incarner le Bon, il serait
propriétaire terrien, épris de nature et pétri de bon sens, citoyen
exemplaire mais quand même roué et rusé au point de vouloir s’accaparer
le coffre rempli de pièces d’or pour changer de vie et arrêter de
labourer son champ.
Le Juste collerait parfaitement à François Hollande. On l’imagine en
shérif pédagogue, compréhensif et respecté, inspiré par un souci
quotidien de justice mais répugnant à la violence au point d’être
parfois trop laxiste pour convaincre ses administrés de respecter la loi
et de se soumettre à l’ordre. Le Juste ambitionne de récupérer l’or
pour le distribuer à tout le monde mais il ignore que ses propres amis
projettent déjà de le lui dérober.
Mais pour qu’un film soit réussi il faut un vrai méchant. Celui que les
gens aimeront détester mais dont ils guetteront chaque apparition. Un
coriace, impavide et rugueux, façon Billy the Kid en as de la gâchette
dont le simple tintement des éperons fait trembler ses adversaires. Si
un certain candidat traite actuellement Nicolas Sarkozy de "sale mec"
c’est sûrement parce qu’il n’envisage pas pour lui, d’autre rôle que
celui du méchant. Somme toute, pourquoi pas ? Dans un bon western le
personnage du méchant n’a nul besoin d’être aimé mais d’être craint. Des
banquiers par exemple et de tant d’autres adversités que lui seul au
final saura combattre si le shérif ne s’avère pas à la hauteur.
Dans les films, les bons et les justes finissent toujours par gagner.
En politique c’est souvent le contraire !
* Le Bon, la Brute et le Truand - 1966
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Commentaires 5
Déposé par mimille le 09/01/2012 à 18h55 Citer
Déposé par OK Corral le 09/01/2012 à 18h36 Citer
Déposé par lonesome cowboy le 09/01/2012 à 14h52 Citer
Déposé par E Pelet le 09/01/2012 à 14h39 Citer
Déposé par harmonica le 09/01/2012 à 12h05 Citer