A la une 02-02-2012 à 13:23
Philippe Cochet, Nora Berra et Dominique Perben - DR
Candidat sur la 5e circonscription, membre de la commission nationale d’investiture et président de la fédération UMP du Rhône, Philippe Cochet revient pour LyonMag sur les atermoiements de la majorité, qui n’a toujours pas désigné son candidat sur les 3e et 4e circonscriptions du Rhône. La succession de Perben est décidément problématique. Interview.
Lyon Mag : Philippe Cochet, quand connaîtra-t-on officiellement les candidats investis dans les 3e et 4e circonscriptions, actuellement en arbitrage ?
Philippe Cochet : Concernant la 3e et la 4e circonscription, il y a une procédure qui se passe dans le Rhône comme dans d’autres départements. Samedi, nous avons investi 501 personnes sur 577 circonscriptions. La procédure adoptée passe par une analyse faite localement et complétée par des sondages. La commission nationale des investitures arbitrera ensuite. Nous devrions avoir pour ces deux circonscriptions un retour d’ici mi-février.
On a parlé de plusieurs parachutages, le sondage commandé récemment n’a pas désigné de favori éminent, ce grand cafouillage ne vous amène-t-il pas à prendre le risque de perdre une circonscription qui vous était largement favorable au départ ?
René Ricol n’a jamais été candidat, Jean-François Lamour non plus. J’ai l’impression qu’il y a beaucoup de fantasmes concernant ce secteur. Le fond du problème, c’est la volonté de Nora Berra d’aller sur la 4e circonscription. La problématique se limite uniquement à celle-ci. Je suis comme vous, j’entends un certain nombre de choses là-dessus. Il n’a jamais été prévu ce type de parachutage, notamment de la part de Mr Ricol ou de Jean-François Lamour. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec ce dernier, qui lui-même est resté très scotché par rapport à ce genre d’affirmations, qui correspondent plus à des manipulations plutôt qu’à des éléments concrets.
Ne pensez-vous pas plus légitime et plus justifiable auprès des militants d’investir quelqu’un qui a écumé le terrain local comme Dominique Nachury ou dans une moindre mesure Pierre Bérat ?
Le message que j’ai passé en tant que président de l’UMP du Rhône, c’est de dire que la solution était locale. A titre personnel, je suis contre un parachutage. Mme Nachury a toute légitimité pour se présenter, toute la connaissance du terrain. Le message qui a été relayé par mes autres collègues parlementaires, c’est que nous souhaitons absolument que la solution soit locale.
Vous donc pouvez affirmer qu’il n’y aura donc pas de nouveaux personnages qui interviendront dans ce scénario déjà très rocambolesque ?
Dans la procédure, il y a les positions du local, une analyse du local et ensuite un élément tranché par la commission nationale des investitures. Sur ces bases, in fine, la décision appartient néanmoins à la commission nationale d’investiture.
Quelles ont été les méthodes utilisées lors du dernier sondage ? Pourquoi aucun résultat n’a pu être exploitable ? Envisagez-vous d’en remettre un en place prochainement ?
Le sondage, comme cela se passe dans d’autres secteurs, teste la notoriété, les intentions de votes, etc. Ces sondages sont à usage interne. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas de communication des résultats des sondages. Il y a des chiffres qui ont fuité, avec plus ou moins de bonheur car certains n’étaient pas exacts. Mais ça fait partie des outils mis à la disposition de la commission nationale d’investiture pour se prononcer.
Qui aura au final le dernier mot : l’Elysée, Jean-François Copé, la commission d’investiture ou la fédération du Rhône ?
C’est la conjonction de l’ensemble de ces partenaires. Pour une élection locale, ne trouvez-vous pas qu’il faudrait plutôt consulter les partisans et les responsables de la région plutôt que les acteurs nationaux ?
La fédération a été consultée, auditionnée. En tant que membre de la commission nationale d’investiture, j’ai pu expliquer les tenants et aboutissants de ce que nous souhaitions localement.
Vous n’avez pas envisagé de mettre en place des primaires pour désigner le candidat dans la 4e circonscription ?
Les primaires ne sont pas l’enjeu. L’objectif, c’est de trouver le candidat qui sera en capacité de garder cette circonscription et d’avoir une proximité dans le travail qui est attendue par les habitants du secteur.
La compétition entre les candidats devient de plus en plus ridicule : chacun y va de sa petite lettre à Jean-François Copé, Nora Berra se dit « victime » de ses origines et de son genre. Comment réagissez-vous à ces pratiques ?
Moi je n’ai aucune réaction à faire. Je sais bien que ça mobilise, que tout le monde s’excite pour pas grand-chose. C’est un non sujet, un non problème. C’est quelque chose qui va être résolu dans les jours et les semaines qui viennent. Franchement, il n’y a pas de quoi en tirer des unes de presses tous les trois jours. Les bases du problème sont ainsi posées, point barre. Je sais qu’il y a du fantasme un petit peu dans tous les sens. Il y a de la manipulation de la part de certains. Mais moi je suis très calme et posé quant à l’issue de ceci. Vous savez, il y a l’écume des jours et il y a le fond. Je travaille plutôt sur le fond.
Est-ce que ces événements ne sont pas les prémices d’un futur combat des chefs en vue des présidentielles 2017 entre Jean-François Copé et Xavier Bertrand, chacun essayant de placer ses soutiens dans les circonscriptions ?
Et pourquoi pas en 2032 ? Il y a d’abord 2012. Il y a une première échéance qui s’appelle l’élection présidentielle. Celle-ci réorientera absolument tout. Je vais donc chausser mes lunettes à courtes vue, soit mai 2012. Toute l’énergie donnée en ce moment est pour mai 2012.
Concernant cette élection, qui est loin d’être acquise pour Nicolas Sarkozy, on ne ressent pas une cohésion totale au sein de l’UMP pour au moins assurer ses arrières en conservant des circonscriptions comme la 4e ?
Je ne comprends pas pourquoi vous dites ça ! Qu’il y ait un certain nombre d’ambitions c’est légitime et c’est même sympathique. Qu’il y ait des talents, c’est tant mieux ! C’est un élément positif. Simplement, il n’y a pas une voix discordante concernant les présidentielles. On est tous derrière le président de la République. On aimerait bien voir la même chose en face chez le Parti Socialiste, les Verts ou d’autres formations politiques.
Vous-même, vous portez plusieurs casquettes : président fédéral du l’UMP, membre de la commission d’investiture et candidat dans la 5e circonscription. Comment gérez-vous cette situation ?
Très bien. Je n’ai aucun problème avec ça. J’arrive relativement à être en cohérence dans ces trois fonctions.
Quelles sont les prochaines échéances concernant les investitures ?
Maintenant, il ne reste plus qu’à trancher pour les deux circonscriptions, la 3e et la 4e. Mais d’ores et déjà, cela ne nous empêche pas d’être dans l’action. Par exemple, mercredi soir, nous étions dans la 11e circonscription autour de Georges Fenech en présence de Nadine Morano. Ce jeudi soir, Xavier Bertrand est à Villefranche-sur-Saône avec la présence de Bernard Perrut. On fait du terrain, c’est ce qui compte. Il y a une vraie et grande mobilisation de la part des adhérents et des sympathisants. Au niveau national, on reçoit plus de 2000 adhésions par jour. Dans le Rhône, explose les chiffres par rapport à l’année dernière. Tout cela nous donne de bons espoirs quant à la capacité mobilisatrice de l’UMP autour du candidat Nicolas Sarkozy (sic)
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Commentaires 18
Déposé par tout v abien le 27/02/2012 à 19h59 Citer
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Déposé par Emile le 03/02/2012 à 17h00 Citer
Déposé par Observateur Lyonnais le 03/02/2012 à 16h23 Citer
Madame Nora Berra est la mieux à même de représenter les lyonnais parce qu'elle est le signe du renouvellement, qu'elle dispose d'une stature nationale, et, surtout, qu'elle est la seule véritable opposante à Gérard Collomb.
Déposé par sophie le 03/02/2012 à 12h49 Citer
Déposé par 6èmeaddict le 03/02/2012 à 12h12 Citer
Déposé par Nordine le 03/02/2012 à 11h47 Citer
Déposé par un militant de la 3ème le 03/02/2012 à 11h41 Citer
Curieux d'ailleurs de penser qu'une personne qui n'a pas réussi à être médecin en France puisse être aujourd'hui ministre de la santé en France...
En plus , elle ne cesse de trahir les gens qui l'entourent: collaborateurs, militants (Neuville, 3ème circonscription...).
Aujourd'hui il est clair qu'il faut du chirurgical, couper cette branche pourrie et stopper l'hémorragie, n'est-ce pas Dr Cochet ?
Déposé par gerard le 03/02/2012 à 11h09 Citer
Déposé par Superjohn le 03/02/2012 à 10h53 Citer
Déposé par jm le 03/02/2012 à 09h15 Citer
Déposé par militant du 6 le 03/02/2012 à 08h07 Citer
Déposé par jm le 03/02/2012 à 07h36 Citer
On ne fait pas d'omelette au lard quand on a pas d'oeuf si on a pas de lard.
Déposé par Militant UMP le 03/02/2012 à 00h33 Citer
Déposé par Militant UMP le 02/02/2012 à 16h21 Citer
Je comprend pas Berra, vu le travail lancé sur la 3e, c'est lâcher des gens pour aller à un endroit où elle sera mal accueillie
Déposé par fumette le 02/02/2012 à 14h27 Citer
Déposé par militant le 02/02/2012 à 14h13 Citer
Déposé par ding - dong le 02/02/2012 à 14h04 Citer
Déposé par colère le 02/02/2012 à 13h38 Citer