Edito 06-02-2012 à 08:36
Eric Pelet
Chacun d’entre nous a forcement eu une pensée de compassion ce week-end, en apprenant le décès de l’homme qui avait été sauvagement agressé une semaine auparavant sur le quai Romain Rolland. Ce qui a choqué dans cette agression, c’est la barbarie des trois coupables, déployant un déluge de violence en réunion sur une victime désemparée qu’ils ont fini par écraser avec leur voiture. Mais le plus effrayant dans cet acte ignominieux, c’est son absence totale de motif ou de mobile. Les faits de violence ne sont par définition jamais justifiables puisqu’ils sont tous réprimés par la loi. Mais dans la plupart des cas, on trouve une explication au comportement de leurs auteurs, appât du gain ou vengeance, différend privé ou professionnel, jalousie…
Ce qui est terrifiant dans l’assassinat de ce jeune trentenaire, qui sortait tranquillement comme nombre de Lyonnais le samedi soir en compagnie de sa copine et d’un couple d’amis, c’est que le facteur déclencheur de la folie meurtrière de ses agresseurs ne repose sur rien ou presque rien, un regard appuyé, une parole. Rien donc, absolument rien qui puisse justifier ce déchaînement de violence gratuite jusqu'à entraîner la mort d’un homme qui ne pouvait se douter que cette soirée serait sa dernière, faute de s’être écarté de la route de ces abrutis sanguinaires. A la lumière de ce triste faits divers, on prend conscience que la violence peut surgir désormais n’importe où et à n’importe quel moment, comme si nous étions les habitants d’une jungle où la probabilité de tomber sur des prédateurs, sans être tout a fait certaine, reste du domaine du possible. Cette violence contemporaine, celle exercée sur la victime du quai Romain-Rolland, est d’autant plus imprévisible qu’elle demeure irrationnelle. Si elle est irrationnelle, c’est que chacun de ses auteurs est étranger à la notion de bien et de mal, indifférent à la souffrance de l’autre et à la valeur de la vie, incapable de mesurer les conséquences de leurs actes sauf à satisfaire un besoin malsain et primaire de réagir instinctivement par l’insulte et les coups. Que peut opposer la société à de pareils individus ? Leur déshumanisation, leur désocialisation est totale ! Les condamner même durement, pour l’exemple, ne sera pas suffisant si d’autres, du même acabit, viennent ensuite répandre en ville leurs pulsions meurtrières. Pour craindre la Loi, faut-il encore pouvoir la comprendre !!
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Commentaires 8
Déposé par Fabienducoin le 13/02/2012 à 07h50 Citer
Déposé par Citoyen le 08/02/2012 à 15h41 Citer
Déposé par Isabelle le 08/02/2012 à 13h32 Citer
Déposé par Républicain le 07/02/2012 à 20h03 Citer
Déposé par amour le 07/02/2012 à 19h13 Citer
Ensuite il n'existe qu'une seule réponse à tout ça : l'éducation. Simple réponse, pourtant encore négligée. Ne devrais t'on pas apprendre à nos enfants à être humain avant de leur apprendre à réussir?
Déposé par pauvre baveux le 07/02/2012 à 18h47 Citer
Déposé par arnaud le 07/02/2012 à 17h57 Citer
Déposé par Mirande le 06/02/2012 à 10h54 Citer
Ensuite il n'existe qu'une seule réponse à tout ça : l'éducation. Simple réponse, pourtant encore négligée. Ne devrais t'on pas apprendre à nos enfants à être humain avant de leur apprendre à réussir?