07-11-2007

Collomb : “Mes relations avec Begag se sont apaisées”

Le nouveau sondage CSA-Lyon Mag sur les prochaines élections municipales révèle que Gérard Collomb domine toujours son adversaire UMP Dominique Perben. Mais aussi que les centristes résistent si leur liste est conduite par Azouz Begag. La réaction du maire PS de Lyon Gérard Collomb.

Comment vous réagissez à ce sondage ?
Gérard Collomb : Peut-être qu’à droite, certains vont se réjouir que Dominique Perben gagne un point par rapport à votre dernier sondage en passant de 47% à 48%. Mais cela ne me semble pas une évolution fondamentale car ce sondage indique la même tendance de fond, à savoir qu’une majorité de Lyonnais adhère à mon action.
Mais la droite espère reprendre la ville en faisant basculer certains arrondissements comme le 5e...
Je ne crois pas que l’élection municipale se jouera au niveau des arrondissements car les électeurs vont d’abord choisir leur futur maire. Moi, je me souviens de la bataille des municipales de 1989 où les maires d’arrondissements UDF pourtant réputés bien implantés, ont été balayés par les candidats de Michel Noir qui avait su créer une dynamique sur l’ensemble de la ville.
Vous êtes surpris de la résistance du Modem ?
Non. Il y a une base centriste à Lyon. Mais une partie de cet électorat se porte sur ma liste dès le 1er tour car je réalise dans ce sondage 35% des voix, ce qui est supérieur au score habituel du PS à Lyon. D’ailleurs, ces électeurs centristes privilégient une alliance avec ma liste au second tour plutôt que celle de Dominique Perben car je représente l’humanisme lyonnais alors qu’il s’est allié avec la droite nationaliste de Philippe de Villiers.
Vous seriez prêts à travailler avec Azouz Begag malgré toutes ses attaques contre vous et votre équipe ?

C’était une autre époque. Mes relations avec Azouz Begag se sont beaucoup apaisées. Et il a soutenu Jean-Louis Touraine, mon 1er adjoint, au second tour des dernières élections législatives.
Il y a des points de convergence possibles entre Begag et vous ?
Je dirais même que je ne vois pas bien ce qui pourrait fondamentalement nous différencier. D’ailleurs, je n’ai pas vu Begag critiquer notre action sur le développement économique, le rayonnement international de Lyon, la politique de solidarité dans les quartiers, le développement durable...
Et vous allez réussir l’union avec les écologistes dès le premier tour ?
Je l’espère. Une liste séparée ne fera que nous faire perdre des points.
Vous allez écarter ceux qui ont été critiques avec vous comme Etienne Tête ?
Pas du tout. Je n’ai jamais mis d’oukase sur personne.
Vous n’avez pas peur de perdre la présidence de la Communauté urbaine depuis que Philippe Cochet, le député UMP de Caluire, s’est porté candidat ?
Non. Tous les élus qui ont soutenu mon action à la Communauté urbaine, quelle que soit leur étiquette, sont fiers de notre bilan qui se traduit notamment par une remontée très nette de l’agglomération lyonnaise dans les classements internationaux des grandes métropoles. Que ce soit en terme d’attractivité économique, de qualité de vie, de santé...
Mais Cochet met la pression sur les maires divers droite des petites communes pour qu’ils vous lâchent !
Il exige que les maires s’engagent à soutenir sa candidature à la présidence de la Communauté urbaine s’ils veulent obtenir l’investiture UMP aux élections municipales. Mais cet ultimatum traduit une volonté d’impérialisme de l’UMP et cela pousse plutôt les éventuels indécis à me rejoindre. En plus, Cochet considère déjà que Perben a perdu à Lyon et qu’il faudra désormais compter avec lui. Ce qui me semble un peu excessif !
Pourquoi vous n’avez pas vraiment encore lancé votre campagne ?
Comme prévu, je présenterai mon programme fin janvier. Car Noël arrive et les Lyonnais ont d’autres préoccupations. Laissons-les passer la période des fêtes et des voeux ! Et puis, en tant que maire sortant, je me dois de présenter des projets chiffrés et solides. Alors que certaines propositions de mon challenger me paraissent davantage relever du fantasme.
Certains vous accusent d’être trop dur avec Perben ?
Je ne comprends pas pourquoi car je ne veux afficher ni affinité, ni hostilité. Chacun mène son chemin. Mais je constate simplement qu’en terme de production d’idées, sa campagne me parait encore très légère.

 

Commentaire

Thalimer

Philippe Cochet passe au blog. Philippe Cochet a démarré de façon dynamique sa campagne municipale à Caluire et Cuire. Jeudi 24 janvier, lors de la présentation de ses vœux à la salle des fêtes de la ville, il a présenté son équipe, qui mêle de façon équilibrée de nouveaux arrivants et des membres du conseil municipal actuel. Vous pouvez découvrir cette équipe entreprenante en vous connectant sur http://municipalescaluire2008.blogspot.com

Alexis

Begag devrait s'allier à Collomb dès à présent. Il n'a rien à perdre et tout à gagner. En plus, comme le dit Collomb : "je ne vois pas bien ce qui pourrait fondamentalement nous différencier"

credo

Perben ne présente pas de nouvelles idées pour Lyon, ne pensant qu'à la baisse d'impôt pour les habitants, pour développer une ville le besoin d'argent est évident....Peut-être ll empruntera à Sarkozy vu l'augmentation de son salaire Quelle personnalité pour Lyon!!!! L'écharpe blanche lui sied à ravir c'est suffisant, la tricolore lui serait inutile

Jonathan

Collomb doit quelque peu nuancer:Bégag a soutenu Touraine parce qu'il est opposé à l'UMP,c'est tout!De plus,en 2001,Collomb avait gagné du fait des divisions de la droite et des "largesses" des centristes(20% des centristes avaient voté pour Collomb dont Barre)

Bene69

Je suis étonnée de voir que Gérard Collomb estime qu'une élection ne se gagne pas au niveau des arrondissements, il évoque en exemple l'élection de Noir en 89, pourquoi ne parle-t-il pas de 2001? parce qu'effectivement en 2001, il a gagné par les arrondissements et non pas du fait d'un élan de masse des Lyonnais pour lui (et oui, en nombre de voix, Collomb était perdant!).

VMcD

Je trouve plaisant que le maire PS estime que la campagne de Dominique PERBEN est "trop légère alors que lui même ne lancera sa campagne qu'en 2008. Et puis rassurez-vous M COLLOMB, la droite a de nombreux talents comme MM COCHET et PERBEN et eux s'entendent, contrairement à votre majorité...

Billyboy

Collomb croit que "c'est fait" : mais c'est une grave erreur...Dominique perben est un habile politique qui a une méthode, une équipe et une vision pour Lyon : une méthode : il a avec ces ateliers thématiques et les groupes de quartiers LNH : fait remonter des idées de la base venant des lyonnais (il pratiquait déja les débats citoyens!!!!): une équipe : Lionel Lassagne, Dominique Nachury, Michel Havard, Afifa Jakir, Emmanuel Hammelin.....tous ont su amener un plus au programme de Perben (il faisait déja l'ouverture!!!!!)......et une vision pour Lyon et l'agglomeration Perben a une vrai vision pour Lyon 2007-2015......pour preuve personne n'aurait donner il y a deux ans Perben à 48%. Perben maire de Lyon ça sonne bien......désolé Gégé mais ton style "tape dans le dos" et et maire pépére ça va pour un maire un d'arrdt pas pour un maire d'une grande métropole.....Allez Doumé..........................billyboy

Paul

Collomb nous annonce qu'il ne se lancera en campagne qu'en janvier. Moi, je pense qu'il prend un risque. Car pendant ce temps-là, Perben est lui en campagne. Et si en crois le sondage de lyonmag, il gagne des points !

bizarre

je ne vois pas l'intérêt pour Joanny de nous parler de la vie privée de Rachida Dati ! On se fout de savoir qu'elle a été mariée et avec qui ???? quel intérêt pour le débat politique et/ou sociétal

joanny

tiens en parlant de l'ex-maire de chalon : « Dans l'affaire opposant Rachida Dati, née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy, domiciliée à Champforgeuil et Zine-Eddine Berbar, né le 18 janvier 1959 à Tlemcen (Algérie) et demeurant à Tlemcen, le tribunal de grande instance de Chalon, après audience tenue le 15 mars 1995, hors la présence du public, a par jugement prononcé publiquement le 19 avril 1995 l'annulation du mariage célébré le 14 novembre 1992 à la mairie de Chalon entre Madame Rachida Dati et Monsieur Zine-Eddine Berbar » (extrait du greffe du tribunal de grande instance de Chalon). Tout juste avant son 27e anniversaire, le 14 novembre 1992, Rachida, au tempérament déjà pugnace et volcanique, grimpe les marches de l'hôtel de ville de Chalon pour se marier. Elle est auditrice financière. Sur la fiche de son futur mari d'origine algérienne, un proche de la famille rencontré lors de vacances en Algérie, figure la qualification d'ingénieur. L'adjointe au maire de l'époque, Dominique Perben, considère avoir entendu un oui de la part de Rachida, mais visiblement la jeune femme, pas favorable à cette union (c'est une amie qui lui amènera une robe de mariage de Paris), le prononce sur le bout des lèvres. Aujourd'hui, elle clame que ce n'était pas un mariage forcé, mais qu'elle ne pouvait pas refuser. Pourtant, c'est par défaut de consentement mutuel qu'il a été annulé trois ans après, suite à une procédure rarissime. Zine-Eddine Berbar vit aujourd'hui en Algérie. E.B. Le JSL samedi 3 novembre 2007 - Chalon-sur-Saône
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