Baisse de 16% du prix de l’eau dans l’agglomération lyonnaise. 16%, ce n’est pas rien, ça représente pour une facture moyenne pas loin de 36 euros par an. Bien sûr les extrémistes vont hurler en disant que 16%, c’est pas assez. Et pourtant cette négociation a été assez exemplaire. D’abord parce que Collomb aurait pu jouer la politique du pire, pour faire plaisir à sa gauche, en cassant le contrat signé il y a 30 ans par son prédécesseur Francisque Collomb.
Et il aurait pu en rajouter en re-municipalisant le service des eaux. Ce qui là encore aurait fait plaisir à certains idéologues. Mais Collomb a été fidèle à sa méthode, toujours très pragmatique. Car il sait bien que toutes les études sérieuses soulignent que si un service des eaux est géré par une collectivité publique, cela coûte beaucoup plus cher. Au minimum 20% plus cher. Et c’est logique, car une entreprise privée doit gagner de l’argent ou au minimum ne pas en perdre. Du coup, elle gère en essayant de réduire ses charges et d’augmenter ses recettes. Alors que dans le public, la tentation est grande de déraper. Et c’est logique, car dans un service public il n’y a pas une logique de rentabilité.
Bref ce qu'il faut saluer dans cette affaire, c’est le réalisme du maire de Lyon qui, pour obtenir cette baisse, a mis en avant la différence entre le prix de l'eau à Lyon et dans d’autres grandes villes. Mais il faut aussi saluer les groupes Veolia et SDEI qui assurent la distribution de l’eau dans l’agglomération. Et qui auraient pu eux aussi jouer la politique du pire. Alors que les discussions étaient dans l’impasse, ils ont accepté le principe d’une médiation. Et ils ont accepté les conclusions de cette médiation qui ont abouti à cette baisse du prix de l’eau. Il faut leur rendre hommage d’autant plus qu’on suspecte souvent ces grands groupes d’être des voleurs, des étrangleurs... Bref d‘infâmes capitalistes. Pourtant ce sont des entreprises comme les autres avec des salariés et des actionnaires qui exigent d’être rémunérés correctement pour leur travail, leur investissement... Et a priori, on n’a pas à ce jour trouvé mieux comme système.
Coup de téléphone de Michel Mercier. J’en parle avec un peu de retard. Mais comme je l’avais annoncé et que plusieurs mails m’ont demandé avec insistance ce que m’avait raconté le président du conseil général, voilà... C’était il y a quelques jours. Je m’attends au pire vu que je l’ai un peu bastonné dans mes derniers blogs et que dans Lyon Mag, on a donné la parole à son “ami” Gilles Vesco qui lui en a mis plein la “gueule”. Mais non, il est charmant. Du grand Mercier, onctueux... D’ailleurs il m’appelle pour tout autre chose ! Pour me féliciter du numéro spécial en hommage à Raymond Barre. Un sacré malin, ce Mercier.
Puis on commence à parler politique. Mais toutes les 30 secondes, il me répète qu’il parle “off”. Donc ça va être difficile de répéter ce qu’il m’a raconté. Cela dit, c’était du Mercier. A chacune de mes questions, il se défile. Quel candidat centriste il va soutenir aux municipales à Lyon ? Est-ce qu’il va s’allier aux cantonales avec la droite ou avec la gauche ? Est-ce que c’est vrai que Sarko lui a proposé un poste de ministre ? Chaque fois, j’ai droit à un “peut-être”, “on verra” ou “je sais pas”... Toujours très prudent. Mais au final, une confirmation avec ce coup de fil : le style Mercier aujourd’hui ne colle plus avec l’espoir qui est né au centre. Un espoir impulsé par Bayrou aux présidentielles. Reste à savoir si Mercier peut évoluer. Pas sûr. Reste à savoir également si Bayrou tiendra ses promesses. Il est ce jeudi à Lyon pour préparer les municipales et surtout désigner le candidat centriste. On va voir s’il est capable de répondre aux attentes des électeurs et des militants centristes qui veulent que ce candidat soit désigné de façon transparente et démocratique. Bref ils exigent eux-aussi, une vraie rupture.
Encore un petit mot pour saluer l’exploit de l’Olympique lyonnais, hier soir. Avec en prime un hommage à Jean-Michel Aulas pour sa ténacité. Si l’OL continue comme ça, on va finir par croire que l’Europe, ce n’est pas simplement un rêve.
Allez à lundi et je vous parlerai de “Mon meilleur ennemi”, le film sur Klaus Barbie qui est sorti hier en salle. Un documentaire tout à fait remarquable. Allez le voir.









Commentaire
Réponse à Pierre Col
Commentaires publiés dans le magazine
Michel
Réponse de BL à Rodolphe
Réponse de Brunet-Lecomte à Cali
rodolphe rous
a l'eau a l'eau
cali
Julie
Pascal Bardin