Contributions 07-05-2012 à 12:10
Eric Pelet - LyonMag
31 ans que le peuple de gauche n’avait pas fait la fête à la Bastille. Ce très long intermède expliquait la liesse, les chants et les rires alors qu’une autre France défaite, ravalait son amertume et observait le camp adverse fêter sa victoire avec selon un regard triste, intrigué ou incrédule. Cette soirée aura pourtant marqué une alternance apaisée, pas de discours revanchards des ténors socialistes (même de Mélenchon !), une allocution de départ digne et sincère de Nicolas Sarkozy qui sortira grandi de cette campagne, un nouveau président exprimant une joie mesurée sans triomphalisme, soucieux déjà, selon son expression, des énormes défis à relever. La République est solide et le peuple est souverain.
Place de la Bastille, on aura vu Gérard Collomb batailler ferme pour se
maintenir sur le passage qui menait le nouveau monarque vers la scène.
On aura capté un regard de Martine Aubry, située juste derrière
Hollande, un regard froid, sans joie qui trahissait un immense dépit et
un léger mépris, celui de n’avoir pu gagner les primaires et de n’être
ainsi à la place de son rival.
Puis une embrassade du nouveau président avec son ex-femme, plus
chaleureuse qu’on ne l’aurait prévu et qui nous rappelait que cet ancien
couple avait réussi à monopoliser deux élections présidentielles.
On aura de nouveau observé des drapeaux algériens se déployer, en
souhaitant encourager des militants socialistes, un prochain soir de
présidentielle algérienne, à se rendre sur la grande place d’Alger pour
brandir le drapeau tricolore au milieu d’une foule où ils seront
forcément bien accueillis.
On aura écouté chanter Yannick Noah en espérant qu’il mette ses paroles
en conformité avec ses actes et se décide de participer à la solidarité
nationale en payant des impôts en France.
C’était Place de la Bastille, dans la soirée du 6 mai.
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Commentaires 2
Déposé le 07/05/2012 à 20h33
Par The Shadow Citer
Déposé le 07/05/2012 à 15h47
Par Français Citer
Je ne suis plus français mais peuple de France selon son allocution.
A vouloir ménager la chèvre et le chou, il espère la paix sociale dans le déshonneur.
Il a le déshonneur et il aura la guerre sociale voire civile.