Politique 24-05-2012 à 14:13
François Hollande et Gérard Collomb - LyonMag
Le sénateur-maire de Lyon, également président des associations des communautés urbaines de France, est monté au créneau mercredi avec 6 autres présidents d’associations d’élus locaux. Les sept représentants des territoires ont signé mercredi un "appel à la création d’une agence de financement des investissements locaux."
Les collectivités locales pourront-elles continuer à financer
l’investissement dans les territoires ? Les nouvelles réglementations
bancaires portées par l’accord Bâle III de décembre 2010 leurs ont déjà
limité l’accès au crédit. Pire, François Pérol, président du directoire
du groupe Banque populaire-Caisse d’épargne (BPCE), a indiqué à
l’occasion du colloque du 23 mai que les prêts aux collectivités seront
dorénavant plus courts et plus chers. Une lame de fond qu’avait anticipé
l’Etat en débloquant deux enveloppes successives de 10 milliards
d’euros via la caisse des dépôts et des consignations (CDC) pour ne pas
handicaper l’investissement des collectivités locales.
Si les collectivités locales saluent les réponses opérationnelles
apportées par l’Etat, avec le déblocage d’une nouvelle enveloppe de 5
milliards d’euros de la CDC et le projet de banque publique dédiée
(Banque postal développement local), elles s’inquiètent des "limites d’un financement exclusivement bancaire" et estiment la carence budgétaire à "4 milliards d’euros"
en 2012. Par les voix de leurs représentants, les collectivités locales
demandent de toute urgence la création de l’agence de financement des
investissements locaux.
En 2012, le Grand Lyon avait pu augmenter de 23% son enveloppe dédiée
aux investissement, la portant à 715 millions d’euros. Sa bonne santé
financière lui permet d’autofinancer près de la moitié de cette somme.
Qu’en sera-t-il demain, alors que les collectivités les plus solides
financièrement seront de plus en plus sollicitées par le Fonds national
de péréquation des recettes fiscales intercommunales et communales
(FPIC) ? Autant de zones d’ombre sur lesquelles les élus locaux, parfois
appelés "barons locaux", demandent à François Hollande de faire toute
la lumière.
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Commentaires 8
Déposé le 25/05/2012 à 08h53
Par jm Citer
Déposé le 24/05/2012 à 22h27
Par Papaandreou Citer
Déposé le 24/05/2012 à 21h25
Par OiO Citer
on n'entend plus que cela dans la bouche du capitaine de pédalo
Il est tout content, désormais on dit crouassance à tout bout de champ
"ah c'est moi qui ai dit le premier" !
Déposé le 24/05/2012 à 18h47
Par toctoc Citer
Déposé le 24/05/2012 à 18h24
Par jm Citer
Déposé le 24/05/2012 à 17h30
Par marie Citer
Encore 1 comité inutile où les baronnets locaux caseront leurs amis ( qui seront très bien payés pour ne rien faire) !
Combien d'organismes/comités/agences..... inutiles en France ?
J'espère que F.Hollande supprimera toutes ces instances coûteuses mais inutiles et qu'il refusera d'en créer d'autres, même pour faire plaisir à ces amis.
Déposé le 24/05/2012 à 17h00
Par Lucien Citer
Comment son utilisés ces fonds public ?
Encore un excellent sujet d'enquête journalistique !
Déposé le 24/05/2012 à 16h03
Par Constator Citer