Transports 19-10-2012 à 10:30
L'intérieur d'un simulateur - DR
Lancé en grande pompes en juin 2011, le centre de simulateurs de vols pour pilotes a été récemment placé en redressement judiciaire.
Le 27 septembre dernier, le tribunal de commerce de Lyon mettait fin à l’aventure Air Campus, projet (trop) ambitieux.
Situé
près de l’aéroport Saint-Exupéry, l’établissement comportait deux
simulateurs destinés aux pilotes en formation ou aux pilotes de ligne.
Ces derniers doivent venir faire confirmer leurs aptitudes tous les six
mois.
Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un simulateur FFS de Boeing
737. L’autre a été récupéré par Sim Industries, ancien actionnaire du
projet.
Air Campus est un trop beau projet pour qu’aucun actionnaire
ne s’intéresse de près à sa reprise. Laissé sur le tarmac l’an dernier,
Aéroports de Lyon s’étaient contentés de fournir le terrain. Cette fois,
le président Philippe Bernand a été approché par "des actionnaires
nouveaux et anciens qui cherchent une solution de reprise sans Sim
Industries. La réponse de principe a été positive". Air Campus ne
deviendra toutefois pas la propriété des Aéroports, "notre objectif
c’est d’aider le projet par des ressources minoritaires. Nous voulons
être dans le tour de table mais pas dans le capital", souligne Philippe
Bernand.
Si le président est si attaché à Air Campus, "c’est parce
qu’il y a un marché possible, un marché mondial. La halle était
construite pour accueillir quatre simulateurs. Durant un an, il n’y en a
eu que deux". Pour attirer des pilotes comme ces Philippins venus
cette année s’entraîner à Lyon, le mieux est d’avoir assez de
simulateurs dynamiques pour que le voyage vaille le coup.
L’offre de
reprise est en train d’être préparée. D’autres repreneurs pourraient
également se pencher sur le cas d’Air Campus, l’académie à l’abandon. Le
tribunal de commerce a laissé une deadline : le 27 novembre.
De quoi laisser le temps de relancer la machine qui se targuait lors de son lancement de pouvoir
devenir la référence en seulement trois ans. École d’hôtesses ou de
mécaniciens, centre médical, autant de projets qui sont relégués au
second plan. La priorité, c’est avant tout de redémarrer cette vitrine
pour Lyon et Saint-Exupéry.
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