OL en direct 22-10-2012 à 11:13
Etienne Tête - LyonMag -
Les premiers coups de pioche sont donnés ce lundi sur le site du Montout à Décines.
Selon l’Olympique Lyonnais, les travaux de terrassement vont durer environ cinq mois. L’objectif est d’anticiper les éventuelles intempéries de l'hiver. La livraison du futur stade devrait avoir lieu fin 2014, pour une mise en service pour la saison 2015-2016. LyonMag.com a posé trois questions à Etienne Tête, l’avocat des opposants au Grand Stade :
Que pensez-vous de la décision de démarrer les travaux dès ce lundi ?
Jean-Michel Aulas avait annoncé un contrat signé avec Vinci début octobre et il avait menacé il y a encore dix jours de s’opposer aux recours qui bloquaient et l’empêchaient de commencer les travaux. Et là aujourd’hui il commence les travaux. Donc il y a une communication qui est pour le moins erratique de la part de Jean-Michel Aulas. En un mois, il a donné trois informations contradictoires. C’est quelqu’un qui raconte un peu n’importe quoi. Est-ce une manière de faire pression sur les juges, je n’en sais rien.
Quel est votre sentiment ?
Je pense que c’est d’abord un gâchis énorme d’argent public, en pleine crise économique. Car évidemment maintenant tout le monde sait que ce n’est pas un projet privé, c’est un projet public : avec toutes les sommes que l’on dépense pour l’acquisition des rames, pour réaliser les trams T2, T3, les accès nord et sud, les parkings… Les sommes dépensées approchent les 400 millions d’euros d’argent public. Combien les contribuables vont payer pour ce projet ?
La deuxième remarque, et la plus essentielle, c’est qu’on fait ça pour rien. En 2005 que dit Jean-Michel Aulas ? "J’ai besoin d’un stade de 65 000 places, j’ai les moyens de me le payer". Sept ans après, il n’a toujours pas le montage financier. Il dit après : "je ne vais pas me contenter de la rénovation de Gerland que me propose la Ville parce que c’est 55 000 places pour 80 millions d’euros". La vérité aujourd’hui, c’est que le Grand Stade ne fait que 58 000 places, soit seulement 3000 de plus, qui ne seront remplies que lors des matchs de Champion’s League.
Où en sont les recours en justice ?
Pour l’instant ils sont en instruction. Les recours centraux de cette opération sont le plan local d’urbanisme, le permis de construire et l’ensemble des accès. Il y a ensuite la vente des terrains, et d’autres recours plus accessoires. Je ne suis pas inquiet, nos arguments juridiques sont évidents. Donc a priori, sauf comportement anormal du système, il n’y a pas de raison que nous perdions. Sinon on fera appel.
| Tweet | Suivre @Lyonmag |
Déposer un commentaire
Commentaires 221
Déposé le 27/11/2012 à 17h10
Par Marlou Citer
Des résidents de la résidence Jouffroy d'Abbans comme bien d'autres riverains censés ont demandé le pont plus au nord, là où il aurait toute son utilité, et surtout situé face au balme (plutôt que face à des immeubles habités)? Il faut vraiment être maso ou stupide pour ne pas comprendre le bon sens de cette demande. Quant à l'utilité de ce pont qui consisterait à capter un maximum de trafic venu de l'Ouest lyonnais pour le déverser via le quai Gillet vers le Centre ville si vous trouvez cela censé au 21ème siècle, il n'y a plus rien à discuter avec vous.
Déposé le 26/11/2012 à 20h37
Par perdu de vue Citer
Les travaux ont commencé depuis plus d'un mois, et les Anti Tout on organisé une grande manifestation pour distribué des tracts réunissant pas moins de 14 opposants !!!
Ahahah !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oui ...
je te confirme c'est très intéressant et ....
....
Tellement drôle !!!
Déposé le 26/11/2012 à 14h48
Par bichette Citer
Les travaux ont commencé depuis plus d'un mois, et les Anti Tout on organisé une grande manifestation pour distribué des tracts réunissant pas moins de 14 opposants !!!
Ahahah !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oui ...
je te confirme c'est très intéressant et ....
....
Tellement drôle !!!
tout comme ce n'est pas le nombre et la répétition des idioties que tu racontes qui fondent une première vérité démontrée
Des travaux sur le site qui appartient aux contribuables ???
ce sera cela à faire en moins finalement - pour une fois que AULAS travaille pour nous, on ne va pas s'en plaindre
Déposé le 26/11/2012 à 14h29
Par Jean Claude Citer
ho ho ho
tu sais dire autre chose de plus intéressant ?
Les travaux ont commencé depuis plus d'un mois, et les Anti Tout on organisé une grande manifestation pour distribué des tracts réunissant pas moins de 14 opposants !!!
Ahahah !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oui ...
je te confirme c'est très intéressant et ....
....
Tellement drôle !!!
Déposé le 26/11/2012 à 11h33
Par barbichette Citer
J'espère que tu t'es bien amusé avec tes 14 copains ce week end pour distribuer tes tracts contre le stade ??!!!
Ahahahaaaa !!!
ho ho ho
tu sais dire autre chose de plus intéressant ?
Déposé le 26/11/2012 à 11h20
Par Jean Claude Citer
Il en a une couche vraiment très épaisse
J'espère que tu t'es bien amusé avec tes 14 copains ce week end pour distribuer tes tracts contre le stade ??!!!
Ahahahaaaa !!!
Déposé le 26/11/2012 à 10h38
Par nit Citer
Ce qui semble faire peur aux opposants, c'est surtout de voir leur bien immobilier se déprécier.
Habiter sur les quais c'est beaux, mais cela a toujours été bruyant.
Je précise que j'habite quai Joseph GILLET.
Déposé le 24/11/2012 à 11h39
Par Marlou Citer
Déposé le 23/11/2012 à 18h43
Par barbichette Citer
Il en a une couche vraiment très épaisse
Déposé le 23/11/2012 à 18h13
Par Jean Claude Citer
Si le domaine du transport ferroviaire réserve de juteux contrats, ne négligez pas l’aérien, à l’exemple du projet d’aéroport du Grand Ouest, à Notre-Dame-des-Landes. Nantes est certes pourvue d’un aéroport sous-exploité, et la région, en cul-de-sac, en accueille déjà douze. Mais c’est oublier que l’époque est à la virtualité. Car enfin, il n’est nul besoin de besoins pour faire prospérer une idée !
Evoluer avec son époque a un coût. Il est bien sûr regrettable d’ensevelir des hectares de biodiversité sous des bijoux de technologie, mais ces sacrifices sont indispensables. Avec une législation de plus en plus contraignante, vos infrastructures doivent offrir des garanties d’insertion écologique et paysagère. Il existe de nombreux artifices pour enduire acier et béton du vert HQE (haute qualité environnementale) : un musée sur l’agriculture locale, des panneaux solaires, un toit végétal…
Il vous faudra, sur ce dossier, conserver un moral à toute épreuve. Car, malgré tous vos engagements, les écologistes aboieront. Ils seront rejoints par une foule d’esprits influençables, dont l’approche naïve peut dresser un obstacle imprévu. Un retraité dans la force de l’âge se révèle parfois un adversaire opiniâtre, qui va décortiquer vos plans de manière obsessionnelle. On le déplore au Pays basque, autour du projet de LGV vers l’Espagne : un argumentaire enflammé, livré par deux trublions (2) est relayé par les réseaux alternatifs. Misez sur votre service de communication pour leur barrer l’accès aux médias de grande envergure. Evitez que la contestation ne s’étende, ne devienne emblématique ou gagne les tribunaux administratifs, au risque d’un gel des chantiers.
Une bataille de chiffres ne peut opposer que des adversaires de même catégorie. Face aux arguments amateurs, invoquez la rigueur technocratique de vos spécialistes. Avec l’ardeur des pionniers, brandissez l’intérêt national, voire international, face à la vision passéiste de vos contradicteurs. Revendiquez votre participation sincère et transparente aux concertations publiques. Compte tenu de vos soutiens politiques et médiatiques, le dialogue, mené selon les méthodes adéquates, ne devrait pas vous inquiéter.
La contre-offensive doit être graduée. Vous devrez peut-être piloter une campagne de dénigrement par voie de presse. Si vous n’étouffez pas la révolte dans l’œuf, votre lobbying devra œuvrer à la criminalisation de l’opposition à votre ouvrage. A la légitimité revendiquée par les protestataires, répondez par la légalité institutionnelle et le recours à la force publique. Et si on vous accule au bras de fer, montrez votre détermination ; vous aussi avez le droit de vous exprimer ! Au nom de l’intérêt général, assignez, inondez les protestations sous des nuages de gaz lacrymogène, distribuez les amendes par milliers et faites éventuellement interpeller à tour de bras, comme en Allemagne pour la nouvelle gare de Stuttgart. La bataille peut aussi se gagner manu militari, comme nous l’enseigne l’expérience contre le maquis radical des « No TAV » (du val de Suze, en Italie. Si la tournure des événements l’impose, la possibilité de décréter un chantier « zone militaire d’intérêt stratégique » n’est pas à écarter.(3)
Certes, planifier un grand marché public s’avère de plus en plus laborieux ; mais le jeu en vaut la chandelle. Les concessions accordées par les autorités s’étalent de nos jours sur plus d’un demi-siècle. Pour votre entreprise et vos actionnaires, c’est la promesse de décennies de prospérité. D’autant que l’éventail des pyramides du futur ne cesse de s’élargir : groupes hospitaliers, centres commerciaux, quartiers d’affaires, infrastructures sportives, tours (Pour paraphraser George Orwell, dont l’un des personnages déclarait : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force », je n’hésiterai pas à l’affirmer : l’inutile, c’est rentable !
Et sinon ? Les pelleteuses ??? Elle t'embêtes pas trop en ce moment ??
Moi j'adore voir comme elles avancent !!
Et ca vous fait enrager....
C'est tellement joussif !!!
Les Anti TOUT donneur de leçon le bec cloué au son des coups de pioches !!!
Ah !! C'est si bon !
Des années à nous manipuler avec des tonnes de mensonges pour quoi comme résultat ??
Les pelleteuses sur le MONTOUT !!!!
Alors oui ....
vous pouvez copier/coller des articles que personne n'a envie de lire ...
Nous on regarde les travaux avancer et on se déllecte à lire vos commentaire de rageux aigris !!
Ahahahahahahhaaha
Un Décinois Heureux !
Déposé le 23/11/2012 à 15h05
Par bernard Citer
Le monde diplomatique
Octobre-novembre 2012
L’art des grands projets inutiles
Les grands projets d’aménagement du territoire ne visent pas toujours à satisfaire des besoins. Pour vendre la construction d’une ligne de train à grande vitesse que peu de gens souhaitent utiliser ou celle d’un aéroport dans une région qui n’en nécessite pas, ingénieurs, promoteurs et maîtres d’ouvrage rivalisent d’habileté et de rhétorique. Justifier l’inutile est devenu une véritable culture dont on peut saisir les règles, les rites et les rythmes en lisant la conclusion d’un séminaire — fictif — sur le sujet.
par Alain Devalpo, août 2012
Vous, bâtisseurs de cathédrales du nouveau millénaire, poursuivez un dessein plein d’esprit et de noblesse. Mais la population ne comprend pas toujours le sens de vos rêves. « Votre projet ne sert à rien ! », vous oppose-t-on parfois. Comment, dans ces conditions, faire fructifier vos ambitions ?
Les intervenants que nous venons d’entendre ont su nous faire partager leur inestimable expérience, et je vais tenter de dégager les axes stratégiques forts qui vous aideront à y parvenir.
Commençons par les transports. C’est un réconfort pour le bâtisseur contemporain que d’observer une campagne traversée comme l’éclair par des trains perchés sur leur digue de ballast. La course à la mobilité est synonyme de réussite. Nos sociétés vivent à la vitesse d’Internet. L’économie est un écheveau de flux tendus. L’homme doit s’y soumettre, et ce secteur offre un large éventail d’opportunités.
Pour séduire vos interlocuteurs, la démesure sera votre premier atout. Incitez vos ingénieurs à ébaucher des plans pharaoniques : percer cinquante kilomètres de tunnel sous les Alpes pour le tracé du train à grande vitesse (TGV) Lyon-Turin, mettre en valeur des milliers de mètres carrés de bocage pour implanter un aéroport dans la région nantaise, creuser sous la ville de Barcelone… L’exploit technologique, nourrissant l’orgueil national, occultera les désagréments pour les autochtones.
Sachez tirer parti de la concurrence entre métropoles : elle favorise le gigantisme et sert vos projets. Labourez le terrain politique en flattant la mégalomanie des grands élus qui rêvent tous d’une tour Eiffel dans leur cité. Une fois que vous aurez gagné leur confiance, ils sauront faire pression sur la cohorte des élus plus modestes, dont les finances seront ponctionnées même si les retombées pour leur territoire n’existent que sur le papier. Afin qu’aucune objection ne s’élève, votre pari sur l’avenir devra être pourvoyeur d’emplois. Le chantier terminé, si l’on vous fait remarquer que les promesses ne sont pas tenues, il sera toujours temps d’échafauder des analyses vous dédouanant : la crise, la crise ! Jouez de vos accointances gouvernementales pour obtenir un label d’intérêt général : ce dispositif administratif procure un véritable passe-droit.
Entourez-vous de bureaux d’études maîtrisant l’art de sophistiquer les dossiers jusqu’à les rendre indéchiffrables. Quand le fait le plus anodin se présente de manière abstraite, les curieux se découragent. La science étant l’apanage des scientifiques, seul un polytechnicien sera en mesure de compter les trains d’une ligne L durant un temps t. Pour se forger un avis, les élus s’en tiendront aux conclusions de vos études sérieuses, véridiques et bien intentionnées. Inutile, en revanche, de déployer trop de subtilité pour approcher la presse régionale : c’est un allié toujours fiable, et la générosité de votre régie publicitaire sera perçue par ce secteur sinistré comme un geste en faveur de la liberté de la presse.
Lorsque vous vous estimez en mesure d’œuvrer en harmonie avec les élus et les médias, présentez le plan de financement. Le secteur français de la grande vitesse fonctionne selon un schéma avisé. Réseau ferré de France (RFF) cumule des dizaines de milliards d’euros de dettes (1). Plusieurs lignes à grande vitesse (LGV) sont déficitaires, et le réseau secondaire se détériore. Pourtant, il faut se féliciter qu’une élite mobile bénéficie des TGV. Même si l’Espagne, numéro un européen en la matière, se trouve en pleine tempête financière, l’audace commande de persister dans la construction de deux mille kilomètres de voies nouvelles, pour un budget moyen de 20 millions d’euros le kilomètre.
Pour financer ces projets à la viabilité économique plus que douteuse, il est capital d’emprunter la voie des partenariats public-privé. En obtenant la construction, la maintenance, la gestion et l’exploitation d’une infrastructure, votre maîtrise sera totale, et les collectivités publiques vous seront pieds et poings liés. Vos experts expliqueront que vos bénéfices reflètent votre patriotisme, et le fardeau des pertes publiques sera dépeint comme un moindre mal au regard des emplois — hum ! — créés.
Au vu de l’ampleur des déficits budgétaires actuels, l’enveloppe présentée (qui explosera par la suite) pourra sembler exorbitante à vos commanditaires. Afin qu’ils fassent avaler aux contribuables des pilules de plusieurs milliards d’euros, fournissez-leur des chiffres propres à enivrer les plus sceptiques. Certaines données sont à minimiser, d’autres à amplifier. C’est en spéculant sur des besoins futurs que vous hypnotiserez vos concitoyens. Multipliez les tonnes de fret de marchandises et les passagers par millions, sans hésiter à flirter avec l’absurde. Seul un avenir où vous aurez gagné pourra vous donner tort.
Si le domaine du transport ferroviaire réserve de juteux contrats, ne négligez pas l’aérien, à l’exemple du projet d’aéroport du Grand Ouest, à Notre-Dame-des-Landes. Nantes est certes pourvue d’un aéroport sous-exploité, et la région, en cul-de-sac, en accueille déjà douze. Mais c’est oublier que l’époque est à la virtualité. Car enfin, il n’est nu
Si le domaine du transport ferroviaire réserve de juteux contrats, ne négligez pas l’aérien, à l’exemple du projet d’aéroport du Grand Ouest, à Notre-Dame-des-Landes. Nantes est certes pourvue d’un aéroport sous-exploité, et la région, en cul-de-sac, en accueille déjà douze. Mais c’est oublier que l’époque est à la virtualité. Car enfin, il n’est nul besoin de besoins pour faire prospérer une idée !
Evoluer avec son époque a un coût. Il est bien sûr regrettable d’ensevelir des hectares de biodiversité sous des bijoux de technologie, mais ces sacrifices sont indispensables. Avec une législation de plus en plus contraignante, vos infrastructures doivent offrir des garanties d’insertion écologique et paysagère. Il existe de nombreux artifices pour enduire acier et béton du vert HQE (haute qualité environnementale) : un musée sur l’agriculture locale, des panneaux solaires, un toit végétal…
Il vous faudra, sur ce dossier, conserver un moral à toute épreuve. Car, malgré tous vos engagements, les écologistes aboieront. Ils seront rejoints par une foule d’esprits influençables, dont l’approche naïve peut dresser un obstacle imprévu. Un retraité dans la force de l’âge se révèle parfois un adversaire opiniâtre, qui va décortiquer vos plans de manière obsessionnelle. On le déplore au Pays basque, autour du projet de LGV vers l’Espagne : un argumentaire enflammé, livré par deux trublions (2) est relayé par les réseaux alternatifs. Misez sur votre service de communication pour leur barrer l’accès aux médias de grande envergure. Evitez que la contestation ne s’étende, ne devienne emblématique ou gagne les tribunaux administratifs, au risque d’un gel des chantiers.
Une bataille de chiffres ne peut opposer que des adversaires de même catégorie. Face aux arguments amateurs, invoquez la rigueur technocratique de vos spécialistes. Avec l’ardeur des pionniers, brandissez l’intérêt national, voire international, face à la vision passéiste de vos contradicteurs. Revendiquez votre participation sincère et transparente aux concertations publiques. Compte tenu de vos soutiens politiques et médiatiques, le dialogue, mené selon les méthodes adéquates, ne devrait pas vous inquiéter.
La contre-offensive doit être graduée. Vous devrez peut-être piloter une campagne de dénigrement par voie de presse. Si vous n’étouffez pas la révolte dans l’œuf, votre lobbying devra œuvrer à la criminalisation de l’opposition à votre ouvrage. A la légitimité revendiquée par les protestataires, répondez par la légalité institutionnelle et le recours à la force publique. Et si on vous accule au bras de fer, montrez votre détermination ; vous aussi avez le droit de vous exprimer ! Au nom de l’intérêt général, assignez, inondez les protestations sous des nuages de gaz lacrymogène, distribuez les amendes par milliers et faites éventuellement interpeller à tour de bras, comme en Allemagne pour la nouvelle gare de Stuttgart. La bataille peut aussi se gagner manu militari, comme nous l’enseigne l’expérience contre le maquis radical des « No TAV » (du val de Suze, en Italie. Si la tournure des événements l’impose, la possibilité de décréter un chantier « zone militaire d’intérêt stratégique » n’est pas à écarter.(3)
Certes, planifier un grand marché public s’avère de plus en plus laborieux ; mais le jeu en vaut la chandelle. Les concessions accordées par les autorités s’étalent de nos jours sur plus d’un demi-siècle. Pour votre entreprise et vos actionnaires, c’est la promesse de décennies de prospérité. D’autant que l’éventail des pyramides du futur ne cesse de s’élargir : groupes hospitaliers, centres commerciaux, quartiers d’affaires, infrastructures sportives, tours (Pour paraphraser George Orwell, dont l’un des personnages déclarait : « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force », je n’hésiterai pas à l’affirmer : l’inutile, c’est rentable !
Déposé le 23/11/2012 à 14h44
Par bernard Citer
C''est très rassurant pour le grand stade,
j'ai vu que Mr Tête est débouté encore une fois, concernant son poste d'adjoint au Maire, avec mes sincères regrets.
Le monde diplomatique
Octobre-novembre 2012
L’art des grands projets inutiles
Les grands projets d’aménagement du territoire ne visent pas toujours à satisfaire des besoins. Pour vendre la construction d’une ligne de train à grande vitesse que peu de gens souhaitent utiliser ou celle d’un aéroport dans une région qui n’en nécessite pas, ingénieurs, promoteurs et maîtres d’ouvrage rivalisent d’habileté et de rhétorique. Justifier l’inutile est devenu une véritable culture dont on peut saisir les règles, les rites et les rythmes en lisant la conclusion d’un séminaire — fictif — sur le sujet.
par Alain Devalpo, août 2012
Vous, bâtisseurs de cathédrales du nouveau millénaire, poursuivez un dessein plein d’esprit et de noblesse. Mais la population ne comprend pas toujours le sens de vos rêves. « Votre projet ne sert à rien ! », vous oppose-t-on parfois. Comment, dans ces conditions, faire fructifier vos ambitions ?
Les intervenants que nous venons d’entendre ont su nous faire partager leur inestimable expérience, et je vais tenter de dégager les axes stratégiques forts qui vous aideront à y parvenir.
Commençons par les transports. C’est un réconfort pour le bâtisseur contemporain que d’observer une campagne traversée comme l’éclair par des trains perchés sur leur digue de ballast. La course à la mobilité est synonyme de réussite. Nos sociétés vivent à la vitesse d’Internet. L’économie est un écheveau de flux tendus. L’homme doit s’y soumettre, et ce secteur offre un large éventail d’opportunités.
Pour séduire vos interlocuteurs, la démesure sera votre premier atout. Incitez vos ingénieurs à ébaucher des plans pharaoniques : percer cinquante kilomètres de tunnel sous les Alpes pour le tracé du train à grande vitesse (TGV) Lyon-Turin, mettre en valeur des milliers de mètres carrés de bocage pour implanter un aéroport dans la région nantaise, creuser sous la ville de Barcelone… L’exploit technologique, nourrissant l’orgueil national, occultera les désagréments pour les autochtones.
Sachez tirer parti de la concurrence entre métropoles : elle favorise le gigantisme et sert vos projets. Labourez le terrain politique en flattant la mégalomanie des grands élus qui rêvent tous d’une tour Eiffel dans leur cité. Une fois que vous aurez gagné leur confiance, ils sauront faire pression sur la cohorte des élus plus modestes, dont les finances seront ponctionnées même si les retombées pour leur territoire n’existent que sur le papier. Afin qu’aucune objection ne s’élève, votre pari sur l’avenir devra être pourvoyeur d’emplois. Le chantier terminé, si l’on vous fait remarquer que les promesses ne sont pas tenues, il sera toujours temps d’échafauder des analyses vous dédouanant : la crise, la crise ! Jouez de vos accointances gouvernementales pour obtenir un label d’intérêt général : ce dispositif administratif procure un véritable passe-droit.
Entourez-vous de bureaux d’études maîtrisant l’art de sophistiquer les dossiers jusqu’à les rendre indéchiffrables. Quand le fait le plus anodin se présente de manière abstraite, les curieux se découragent. La science étant l’apanage des scientifiques, seul un polytechnicien sera en mesure de compter les trains d’une ligne L durant un temps t. Pour se forger un avis, les élus s’en tiendront aux conclusions de vos études sérieuses, véridiques et bien intentionnées. Inutile, en revanche, de déployer trop de subtilité pour approcher la presse régionale : c’est un allié toujours fiable, et la générosité de votre régie publicitaire sera perçue par ce secteur sinistré comme un geste en faveur de la liberté de la presse.
Lorsque vous vous estimez en mesure d’œuvrer en harmonie avec les élus et les médias, présentez le plan de financement. Le secteur français de la grande vitesse fonctionne selon un schéma avisé. Réseau ferré de France (RFF) cumule des dizaines de milliards d’euros de dettes (1). Plusieurs lignes à grande vitesse (LGV) sont déficitaires, et le réseau secondaire se détériore. Pourtant, il faut se féliciter qu’une élite mobile bénéficie des TGV. Même si l’Espagne, numéro un européen en la matière, se trouve en pleine tempête financière, l’audace commande de persister dans la construction de deux mille kilomètres de voies nouvelles, pour un budget moyen de 20 millions d’euros le kilomètre.
Pour financer ces projets à la viabilité économique plus que douteuse, il est capital d’emprunter la voie des partenariats public-privé. En obtenant la construction, la maintenance, la gestion et l’exploitation d’une infrastructure, votre maîtrise sera totale, et les collectivités publiques vous seront pieds et poings liés. Vos experts expliqueront que vos bénéfices reflètent votre patriotisme, et le fardeau des pertes publiques sera dépeint comme un moindre mal au regard des emplois — hum ! — créés.
Au vu de l’ampleur des déficits budgétaires actuels, l’enveloppe présentée (qui explosera par la suite) pourra sembler exorbitante à vos commanditaires. Afin qu’ils fassent avaler aux contribuables des pilules de plusieurs milliards d’euros, fournissez-leur des chiffres propres à enivrer les plus sceptiques. Certaines données sont à minimiser, d’autres à amplifier. C’est en spéculant sur des besoins futurs que vous hypnotiserez vos concitoyens. Multipliez les tonnes de fret de marchandises et les passagers par millions, sans hésiter à flirter avec l’absurde. Seul un avenir où vous aurez gagné pourra vous donner tort.
Si le domaine du transport ferroviaire réserve de juteux contrats, ne négligez pas l’aérien, à l’exemple du projet d’aéroport du Grand Ouest, à Notre-Dame-des-Landes. Nantes est certes pourvue d’un aéroport sous-exploité, et la région, en cul-de-sac, en accueille déjà douze. Mais c’est oublier que l’époque est à la virtualité. Car enfin, il n’est nu
Déposé le 23/11/2012 à 14h25
Par Tetu Citer
C''est très rassurant pour le grand stade,
j'ai vu que Mr Tête est débouté encore une fois, concernant son poste d'adjoint au Maire, avec mes sincères regrets.
Déposé le 23/11/2012 à 10h27
Par Jean Claude Citer
C'est bien beau bernard de donner des leçons mais ce qui a de l'intéret se sont les pelleteuses qui bossent depuis un mois !!!
Allez Hop !!
Un anti tout ridiculisé en 2 secondes !!
Au suivant ?
Je parlais aux Anti Tout..
pourquoi tu es jaloux ??
Toi aussi tu veux que je te ridiculise ???
Hop Hop !!!
Au suivant ?!
Vive le Grand Stade !!
Un petit bonjour aux Anti tout aigris et rageux de voir les pelleteuses bosser sur le Montout !!!
ahahahahaaaaaaaaaa
Déposé le 23/11/2012 à 09h44
Par neons Citer
Déposé le 23/11/2012 à 09h35
Par kimy Citer
On donne un semblant de démocratie aux anti-stade c'est tout.
Déposé le 22/11/2012 à 21h28
Par bernard Citer
C'est bien beau bernard de donner des leçons mais ce qui a de l'intéret se sont les pelleteuses qui bossent depuis un mois !!!
Allez Hop !!
Un anti tout ridiculisé en 2 secondes !!
Au suivant ?
Un anti tout ridiculisé en 2 secondes !!
Au suivant ?"""
Là vous parliez de vous c'est bien cela ?
quelle clairvoyance!
Déposé le 22/11/2012 à 18h08
Par Jean Claude Citer
bien que vous employez ce mode d'écriture pour vous faire remarquer (zavez peur qu'on vous voit pas) ce que vous racontez n'a bien que peu d'intérêt
C'est bien beau bernard de donner des leçons mais ce qui a de l'intéret se sont les pelleteuses qui bossent depuis un mois !!!
Allez Hop !!
Un anti tout ridiculisé en 2 secondes !!
Au suivant ?
Déposé le 22/11/2012 à 16h08
Par bernard Citer
Ils postent même avec mon nom (mais sans majuscule ..... ouf !!!!)
C'est beau de croire encore que le stade ne se fera pas même quand les travaux ont déjà commencé ...
Franchement, si vous ne racontiez pas que des mensonges votre opiniatreté serait presque réspectable ...
Hélas, vos posts ne sont que mensonges et manipulations ...
A d'autrres !!
bien que vous employez ce mode d'écriture pour vous faire remarquer (zavez peur qu'on vous voit pas) ce que vous racontez n'a bien que peu d'intérêt
Déposé le 22/11/2012 à 15h51
Par Jean Claude Citer
Ils postent même avec mon nom (mais sans majuscule ..... ouf !!!!)
C'est beau de croire encore que le stade ne se fera pas même quand les travaux ont déjà commencé ...
Franchement, si vous ne racontiez pas que des mensonges votre opiniatreté serait presque réspectable ...
Hélas, vos posts ne sont que mensonges et manipulations ...
A d'autrres !!
Déposé le 22/11/2012 à 12h39
Par Hector et Lola Citer
allez allez les p'tites et les grosses pelleteuses, bossez, je vous y encourage
- allez ! plus vite que ça !
moi je suis un contribuable qui a déjà beaucoup contribué et qui, compte tenu que le stade n’est pas près de se faire, va récupérer un terrain tout terrassé, c'est formidable !
pour une fois que AULAS aura payé quelque chose …. !
Ce sera la moindre des choses que ce terrain nous soit restitué.
On a en effet mille projets à de réel intérêt général à concrétiser dans ce secteur (pépinières d’entreprises, bureaux d’études de recherche et développement, etc..)
Allez ! plus vite les pelleteuses, il ne faut pas perdre de temps avant les intempéries, allez ! allez !
__
En plus ce serait réellement créateur de nombreux emplois locaux de qualité et pérennes
__
et de ce fait donnerait du pouvoir d'achat et contribuerait à l'amélioration de la billetterie qui a tant de mal à cacher ses nombreuses places restées libres à GERLAND faute de spectateurs (ce qui d'ailleurs va encore s'aggraver dans les mois et les années qui suivent compte tenu de la crise et des piètres performances des clowns)
Déposé le 22/11/2012 à 12h30
Par Matthieu Jayet Citer
J'espère que certains veillent au grain
Déposé le 22/11/2012 à 12h27
Par hector et lola Citer
allez allez les p'tites et les grosses pelleteuses, bossez, je vous y encourage
- allez ! plus vite que ça !
moi je suis un contribuable qui a déjà beaucoup contribué et qui, compte tenu que le stade n’est pas près de se faire, va récupérer un terrain tout terrassé, c'est formidable !
pour une fois que AULAS aura payé quelque chose …. !
Ce sera la moindre des choses que ce terrain nous soit restitué.
On a en effet mille projets à de réel intérêt général à concrétiser dans ce secteur (pépinières d’entreprises, bureaux d’études de recherche et développement, etc..)
Allez ! plus vite les pelleteuses, il ne faut pas perdre de temps avant les intempéries, allez ! allez !
__
et de ce fait donnerait du pouvoir d'achat et contribuerait à l'amélioration de la billetterie qui a tant de mal à cacher ses nombreuses places restées libres faute de spectateurs (ce qui d'ailleurs va encore s'aggraver dans les mois et les années qui suivent compte tenu de la crise et des piètres performances des clowns)
Déposé le 22/11/2012 à 12h05
Par jean claude Citer
Stéphane Chassignol
Et toi ? on est cousin ?
la bise
Déposé le 22/11/2012 à 12h04
Par jean claude Citer
allez allez les p'tites et les grosses pelleteuses, bossez, je vous y encourage
- allez ! plus vite que ça !
moi je suis un contribuable qui a déjà beaucoup contribué et qui, compte tenu que le stade n’est pas près de se faire, va récupérer un terrain tout terrassé, c'est formidable !
pour une fois que AULAS aura payé quelque chose …. !
Ce sera la moindre des choses que ce terrain nous soit restitué.
On a en effet mille projets à de réel intérêt général à concrétiser dans ce secteur (pépinières d’entreprises, bureaux d’études de recherche et développement, etc..)
Allez ! plus vite les pelleteuses, il ne faut pas perdre de temps avant les intempéries, allez ! allez !
Déposé le 22/11/2012 à 11h41
Par Jean Claude Citer
C'est pas parceque tous tes pétards mouillés sont balayés en deux secondes qu'il faut le prendre comme ça ....
Tu sais les pelleteuses elles , ... elles bossent dur !!!
Et ca avance pas mal du côté du Montout !!
ahahahahhahahahaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
Et ils sont ou ??
Et ils sont ou ???
Et ils sont ou les ANTI TOUT !!!
lalalalalère !!!!
Un Décinois heureux
Déposé le 04/11/2012 à 10h08
Par Matthieu Jayet Citer
J'espère que certains veillent au grain
Déposé le 04/11/2012 à 09h50
Par Marc Citer
Déposé le 04/11/2012 à 09h13
Par Matthieu Jayet Citer
et ça ferait trop grincer les dents ....
ce serait la collusion entre JMA et les Elus pour que ces derniers consentent à apporter une garantie d'emprunt, c'est à dire prendre le risque que les banques ne veulent pas prendre sur ce dossier (qu'elles jugent, à bon escient, bien trop risqué)
Autrement dit, ce serait faire une opération quasi publique à des fins purement privées
et les contribuables n'auront que leurs yeux pour pleurer
et verront naturellement les impôts locaux continuer à bondir
Je vais demander si on peut faire pareil pour moi - on ne sait jamais !
Si c’est une plaisanterie, ce n’est même pas drôle !
Puisque comme le proclame AULAS qui veut l’entendre, c’est un stade privé, mais ce n’est qu’oublier de préciser que ce stade est l’alibi pour une société commerciale de promotion immobilière spéculative,
Pourquoi JMA ne prend il pas le risque lui-même sur son patrimoine personnel ?????
Il en a largement les moyens, lui qui l’année dernière encore figurait parmi les 500 plus grandes fortunes de France
_ et si l’on voit les revenus que la Bourse de Paris fait obligation de communiquer par les dirigeants, il n’est pas à plaindre quand même :
http://www.edubourse.com/remuneration/jean-michel-aulas.php
C’est donc que c’est un bel et bien un fiasco potentiel à faire porter par les autres, qui justement justifie que les banques ne suivent que si elles sont relevées du risque à prendre
et que c’est le contribuable qui prendrait ce risque en plus de tout le reste sur ce dossier privé ?
- en cette période de crise et de disette annoncée où toute contribution publique devrait naturellement et impérativement trouver matière ESSENTIELLE et non pour servir les caprices d’un lobbyer local influent par le pouvoir de l’argent ?
ET TOUT LE MONDE TROUVERAIT CELA NORMAL ??
Pas sûr du tout !
Déposé le 03/11/2012 à 19h47
Par luciole Citer
vous semblez apparemment bougrement faire erreur
Mais l'erreur est humaine