Jugé pour viol lundi 19 novembre par la cour d’assises du Rhône, Roger Chemoul dénonce un complot ayant pour origine une enquête de Lyon Mag.
La cour d’assises du Rhône va juger une affaire pas comme les autres le 19 novembre. Roger Chemoul, 61 ans, est soupçonné d’avoir violé Christiane Basset en 2001. Mais la défense de cet ancien infirmier de la maison de retraite de Montvenoux à Tarare est étonnante.
“Je suis victime d’un complot visant à me discréditer”, s’insurge Roger Chemoul, un pied-noir qui a un incontestable bagou, avant d’ajouter : “En fait, c’est le Dr Champin, le directeur de la maison de retraite de Montvenoux, qui a voulu se venger de moi, car j’avais donné des informations à Lyon Mag pour leur dossier sur le scandale dans les maisons de retraite. Et suite à ces révélations, il a été mis en accusation publiquement par d’autres médias.” (1)
Et c’est vrai que cette affaire de viol a éclaté en janvier 2003, juste après la parution de Lyon Mag. Le Dr Champin avait alors organisé une réunion dans son établissement, pour demander à ses salariés s’ils avaient à se plaindre de Roger Chemoul. C’est à ce moment-là que Christiane Basset avait révélé avoir été violée. Après avoir refusé pendant longtemps les avances sexuelles de Roger Chemoul, elle avait fini par craquer parce que c’était son supérieur hiérarchique et qu’il menaçait de lui faire perdre son emploi. Chemoul aurait alors abusé d’elle à deux reprises : une première fois sur une table de motricité puis une seconde fois debout, dans la salle de bains d’une chambre occupée par un malade. Ce que nie Roger Chemoul, qui s’appuie sur une expertise médicale pour essayer de prouver qu’il n’a pas pu violer cette aide-soignante. “Le Pr Albert Leriche, qui est un grand urologue lyonnais, a fait des examens médicaux et a conclu que c’était impossible. Parce que par rapport à ma morphologie et à celle de Christiane Basset, mon pénis n’est pas assez grand pour me permettre des relations sexuelles avec elle debout et face à face”, explique Roger Chemoul.
“Beau parleur”
Reste que le dossier est assez lourd contre cet ancien infirmier, décrit par le psychiatre qui l’a examiné comme “un juste qui se croit accablé par les méchants”, avec une personnalité “fonctionnant sur le clivage, le déni et la projection”. De plus, une autre expertise conclut qu’il “n’existe pas d’anachronisme morphologique permettant de rejeter une quelconque position” lors des rapports sexuels chez Roger Chemoul. Enfin, l’enquête a révélé qu’il avait déjà été mis en cause dans plusieurs autres affaires sexuelles dans les établissements où il avait travaillé. Les gendarmes de Cours-la-Ville, où il habite, affirment d’ailleurs que sa réputation est “peu glorieuse” et qu’il est considéré comme “un homme de mauvaise foi, procédurier, bluffeur et beau parleur”...
Bref, son avocat Me Alain Jakubowicz va avoir du travail pour convaincre les jurés de l’innocence de son client. “Ce n’est pas parce qu’il a un passé sulfureux dans ses relations avec les femmes qu’il est poursuivi. La seule vraie question, c’est de savoir s’il a violé Christiane Basset. Et franchement, ce n’est pas évident”, affirme Me Jakubowic.
(1) Lyon Mag avait publié ce dossier en janvier 2003. Avec notamment le témoignage d’une ancienne infirmière qui dénonçait des maltraitrances dans la maison de retraite de Montvenoux à Tarare. Le Dr Champin, patron de cet établissement, attaquera Lyon Mag pour diffamation, mais il sera débouté.









Commentaire
xxxxxxx
quel parcours pour un homme bon et serviable !!!
QUI PENSE AUX VICTIMES ?
Roger M. Chemoul
Roger M. Chemoul
roger chemoul
franck
trop bizard!!!!
xxxxxxxxxxx
anonyme