Le leader centriste de Villeurbanne a tenu jeudi soir son grand meeting de campagne au centre culturel devant 300 militants avec le soutien du député européen écologiste Jean-Luc Benhamias.
"Je veux d'abord répondre au besoin de proximité des habitants de Villeurbanne", a lancé au début de son meeting Richard Morales en revendiquant sa volonté "de ne pas avoir de grands projets contrairement à ces hommes politiques qui veulent absolument marquer leur passage dans une ville en construisant des bâtiments grandioses." En revanche, le candidat centriste a pris une série d'engagements précis autour de quelques thèmes forts. Tout d'abord l'écologie puisque ce médecin pneumologue veut faire de Villeurbanne "une ville où on respire". Une ville même "exemplaire en matière d'environnement˜ avec des constructions systématiquement de haute qualité environnementale et la généralisation des repas bio dans les cantines. D'ailleurs, ses militants qui collent ses affiches de campagne circulent dans une petite Fiat jaune roulant au gaz naturel. Morales a aussi insisté sur l'urbanisme puisqu’il a reproché à Jean-Paul Bret, le maire PS actuel de "laisser les promoteurs faire cette ville" alors que lui, au contraire, "reprendrait la main s'il était élu maire˜.
650 places de crèches en plus
Autre thème de campagne : la sécurité puisqu'il propose de créer une police municipale qui joue le rôle de l'ancienne police nationale de proximité avec 80 fonctionnaires. Mais aussi la création d'un Observatoire municipal de l'insécurité et la mise en place d'un système de vidéosurveillance. Sans négliger des thèmatiques plus générales comme l'éducation, la solidarité ou la petite enfance puisque Morales s'engage à passer de 540 places à 1 200 en crèche avec l'ouverture d'une crèche de garde ouverte 24h sur 24h, y compris le week-end, pour s'adapter aux parents dont le travail impose de lourdes contraintes horaires. Richard Morales a également promis de créer une interface municipale qui permettrait d'aider les 5 000 TPE et PME de Villeurbanne dans leurs démarches administratives, notamment pour les aides à la création d'emplois.
Inspiré par Collomb
Et Richard Morales n'a pas hésité à s'inspirer ouvertement de la politique de Gérard Collomb en expliquant que le maire de Lyon était au fond "un vrai centriste". Citant notamment sa politique de lutte contre la délinquance. En revanche, il a ironisé sur les oeuvres d'arts installées par Jean-Paul Bret sur certains rond-points comme ces cabanes de chantiers renversées qu'il a promis de "délocaliser" en lançant un appel à candidature pour les accueillir.
Bref, un discours construit, écouté attentivement par des militants de tous âges et de toutes origines. Morales a d'ailleurs reçu le soutien d'une association, Citoyenneté villeurbannaise, très active dans les quartiers que le maire actuel aurait, selon lui, abandonnés. "Bret serait un excellent maire si Villeurbanne n'était qu'un village de 5 000 habitants autour du quartier des gratte-ciel", a lancé Morales pour souligner que Bret privilégie le centre-ville. Il a aussi souligné la jeunesse de ces colistiers : "10 d'entre eux n'étaient pas encore nés quand Bret a été élu pour la première fois au conseil municipal".
Une organisation et une détérmination de Morales qui tranchent avec la confusion régnant chez les centristes lyonnais. D'ailleurs, Jean-Luc Benhamias, le fondateur des Verts qui a rejoint François Bayrou et qui était là pour soutenir Morales, a profité de l'occasion pour souligner qu'à l'Est lyonnais, le Modem s'était bien débrouillé pour monter des listes. Mais aussi pour affirmer que le Modem
présenterait bien une liste à Lyon aux prochaines élections municipales, conformément aux engagements de Bayrou.









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