01-02-2008

Meeting de Morales à Villeurbanne : "Répondre aux besoins de proximité"

Le leader centriste de Villeurbanne a tenu jeudi soir son grand meeting de campagne au centre culturel devant 300 militants avec le soutien du député européen écologiste Jean-Luc Benhamias.



"Je veux d'abord répondre au besoin de proximité des habitants de Villeurbanne", a lancé au début de son meeting Richard Morales en revendiquant sa volonté "de ne pas avoir de grands projets contrairement à ces hommes politiques qui veulent absolument marquer leur passage dans une ville en construisant des bâtiments grandioses." En revanche, le candidat centriste a pris une série d'engagements précis autour de quelques thèmes forts. Tout d'abord l'écologie puisque ce médecin pneumologue veut faire de Villeurbanne "une ville où on respire". Une ville même "exemplaire en matière d'environnement˜ avec des constructions systématiquement de haute qualité environnementale et la généralisation des repas bio dans les cantines. D'ailleurs, ses militants qui collent ses affiches de campagne circulent dans une petite Fiat jaune roulant au gaz naturel. Morales a aussi insisté sur l'urbanisme puisqu’il a reproché à Jean-Paul Bret, le maire PS actuel de "laisser les promoteurs faire cette ville" alors que lui, au contraire, "reprendrait la main s'il était élu maire˜.



650 places de crèches en plus

Autre thème de campagne : la sécurité puisqu'il propose de créer une police municipale qui joue le rôle de l'ancienne police nationale de proximité avec 80 fonctionnaires. Mais aussi la création d'un Observatoire municipal de l'insécurité et la mise en place d'un système de vidéosurveillance. Sans négliger des thèmatiques plus générales comme l'éducation, la solidarité ou la petite enfance puisque Morales s'engage à passer de 540 places à 1 200 en crèche avec l'ouverture d'une crèche de garde ouverte 24h sur 24h, y compris le week-end, pour s'adapter aux parents dont le travail impose de lourdes contraintes horaires. Richard Morales a également promis de créer une interface municipale qui permettrait d'aider les 5 000 TPE et PME de Villeurbanne dans leurs démarches administratives, notamment pour les aides à la création d'emplois.



Inspiré par Collomb

Et Richard Morales n'a pas hésité à s'inspirer ouvertement de la politique de Gérard Collomb en expliquant que le maire de Lyon était au fond "un vrai centriste". Citant notamment sa politique de lutte contre la délinquance. En revanche, il a ironisé sur les oeuvres d'arts installées par Jean-Paul Bret sur certains rond-points comme ces cabanes de chantiers renversées qu'il a promis de "délocaliser" en lançant un appel à candidature pour les accueillir.

Bref, un discours construit, écouté attentivement par des militants de tous âges et de toutes origines. Morales a d'ailleurs reçu le soutien d'une association, Citoyenneté villeurbannaise, très active dans les quartiers que le maire actuel aurait, selon lui, abandonnés. "Bret serait un excellent maire si Villeurbanne n'était qu'un village de 5 000 habitants autour du quartier des gratte-ciel", a lancé Morales pour souligner que Bret privilégie le centre-ville. Il a aussi souligné la jeunesse de ces colistiers : "10 d'entre eux n'étaient pas encore nés quand Bret a été élu pour la première fois au conseil municipal".

Une organisation et une détérmination de Morales qui tranchent avec la confusion régnant chez les centristes lyonnais. D'ailleurs, Jean-Luc Benhamias, le fondateur des Verts qui a rejoint François Bayrou et qui était là pour soutenir Morales, a profité de l'occasion pour souligner qu'à l'Est lyonnais, le Modem s'était bien débrouillé pour monter des listes. Mais aussi pour affirmer que le Modem

présenterait bien une liste à Lyon aux prochaines élections municipales, conformément aux engagements de Bayrou.

 

Commentaire

Stéphane

Bravo Richard, une campagne démocrate qui se déroule bien ! Bientôt à Lyon même si un peu en retard, à bientôt pour un meeting commun www.lyonestunechance.org

Joel

Opsomer, le rôle de la police municipale est préventif, et tout le monde s'accorde pour dire que la prévention coûte au final toujours moins cher que la répression. La plupart des grande municipalité dont notre voisin Lyonnais l'ont bien compris. Et rien ne l'empêche de collaborer avec la police nationale pour les domaines sortant de ses attributions. Ensuite, la maîtrise des impôts locaux est également prévu par Richard Morales. En effet avec l'accroissement de la population de Villeurbanne les rentes de la villes sont en constante augmentation... Sans qu'il n'en soit fait grand chose par la mairie actuelle (qui a même augmenté les impôts dans le même temps, sans doute pour accumuler un trésor très inutile aux Villeurbannais). Quand à la vidéo-surveillance, aussi appelé de façon plus appropriée vidéo-protection, elle sera installée quartier par quartier en concertation avec les habitants. Son efficacité n'est pas aussi limitée que certain veulent bien le dire. Mais c'est un instrument, et il faut savoir en jouer et justement, on y revient, disposer d'une police locale apte à réagir lorsque les caméras repèrent un problème. Et un problème, ce peut-être de la délinquance, mais aussi tout simplement un accident.

Opsomer

"Autre thème de campagne : la sécurité puisqu'il propose de créer une police municipale qui joue le rôle de l'ancienne police nationale de proximité avec 80 fonctionnaires. Mais aussi la création d'un Observatoire municipal de l'insécurité et la mise en place d'un système de vidéosurveillance." les polices municipales connaissent une formidable expansion depuis ces dernières années, elles sont apparemment à la mode, même si elles ne constituent pas la panacée en matière de sécurité. Quel est, en effet, l’intérêt d’une police dépourvue de tout pouvoir d’investigation , d’une police incapable d’enregistrer la moindre plainte ? Dans ce domaine, comme dans d’autres, l’argent est le nerf de la guerre. Créer un service de police municipale suppose un investissement non négligeable, qui comprend notamment la rémunération des agents, l’équipement de ceux-ci (véhicule sérigraphié, tenue spécifique, moyens de communication adéquats, armement éventuel, outils informatiques…) sans oublier les locaux qui les abriteront. Tout cela se traduira invariablement par une hausse de la fiscalité locale et/ou une redistribution budgétaire (report d’investissements, suppression d’actions sociales, sportives ou culturelles, etc.). En sus, la délinquance ne se limite pas à une localité, elle ne s'arrête pas aux frontières communales à l'inverse de l'action de la police municipale. Enfin, outre son coût, l'efficacité de la vidéosurveillance est toute relative : elle ne lutte pas contre la délinquance, elle déplace juste le problème un peu plus loin.
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