36 24, c’est le nouveau numéro de SOS Médecins. Interview d’Emile Hobeika, président de cette association à Lyon.
Pourquoi ce nouveau numéro de téléphone ?
Emile Hobeika : Pour être plus efficace. Avec ce 36 24 dans 65 grandes villes, tout sera plus clair. Pour les Lyonnais, mais aussi pour les gens de passage à Lyon qui n’ont pas forcément accès à un annuaire ou internet. Enfin, pour les personnes âgées ou hospitalisées à domicile, il est souvent plus facile de retenir un numéro à quatre chiffres.
Et vous pensez que ce sera plus facile de vous joindre ?
Parallèlement à la mise en place de ce numéro, on essaie effectivement de se réorganiser pour améliorer notre taux de décroché, notamment pendant les périodes d’épidémie ou les vacances scolaires. Car il est vrai que certains patients font de nombreuses tentatives avant de réussir à nous contacter. Du coup, on a signé un partenariat avec le Samu. Grâce à un répondeur, on réoriente le patient vers le 15 et c’est ensuite le Samu qui fait le tri et qui nous rappelle si nécessaire.
Mais ça reste très difficile de vous contacter !
On a trois professionnels de santé au standard, quatre en période de pointe, encadrés par un médecin. Mais on ne peut pas être plus nombreux pour des raisons financières. Car on est une association, pas un service public. De plus il faut bien comprendre que nos efforts portent sur le soir à partir de 20 heures, le samedi et le dimanche. Car le reste du temps, on considère que les patients peuvent se rendre chez leur médecin traitant.
Ensuite quand on vous a contactés, il faut encore attendre le médecin !
Mais il intervient rapidement, dans un délai moyen d’une heure seulement ! Car on a en permanence une dizaine de médecins sur le terrain, c’est-à-dire sur la communauté urbaine de Lyon. Mais il y a des patients qui peuvent attendre plusieurs heures si on estime que leur cas est moins urgent. L’important, c’est que ls urgences soient prises en charge rapidement. D’où un tri.
Les maisons médicales de garde vous ont un peu déchargés ?
Oui et non. Oui, car elles reçoivent un certain nombre de patients qui auraient fait appel à nous autrement. Non, parce qu’on s’aperçoit que ces maisons médicales de garde ont encouragé les médecins de ville à réduire leurs gardes. Résultat, il y a moins de médecins disponibles en dehors des heures ouvrables. D’ailleurs, on a de plus en plus de conventions avec des maisons de retraite, les structures d’hospitalisation à domicile, les commissariats et même les prisons, qui nous demandent d’intervenir. Ce qui fait beaucoup d









Commentaire