Le grand chelem pour Collomb à Lyon ? Certains lèvent les yeux au ciel en estimant que c’est une hypothèse absurde. Souvent les mêmes qui nous expliquaient il y a à peine quelques semaines que Perben pouvait encore être élu maire de Lyon.
Bien sûr que ça ne sera pas facile pour le maire de Lyon de rafler tous les arrondissements. Surtout les deux plus bourgeois du 2ème et du 6ème. Mais rien n’est impossible. D’autant plus que face aux listes d’ouverture de Gérard Collomb, on retrouve une droite musclée et radicale squattée par les millonistes. A un point près ces deux arrondissements peuvent basculer. Il suffirait d’un rien, une petite mobilisation des gens raisonnables.
Et Michel Mercier ? Comme prévu, le président du conseil général est menacé. Car après le deuxième tour, il risque de se retrouver à la tête d’une poignée d’élus seulement. Du coup, il sera obligé de conclure une alliance pour être réélu président. A gauche ou à droite ? Il ne répond pas. Pas une déclaration, le soir du premier tour. Certains journalistes ont tout de même insisté. Ils se sont fait jeter, brutalement. Et depuis, pas un mot. Il se planque. Alors que tout le monde s’est expliqué clairement, à gauche comme à droite. Mercier lui reste muet, absent... Ce silence, quel mépris pour les électeurs qui ont quand même le droit de savoir pour qui et pour quoi ils votent quand ils votent pour Mercier ou un de ses candidats. Mais en coulisse, il est actif, très actif, parait-il. Et il s’accroche à son fauteuil. Promettant beaucoup. Tout et l’inverse. Mais toujours prudent, toujours subtil. Gardant toujours une porte ouverte pour pouvoir s’échapper au moment décisif. Sacré Mercier ! Un politicard à l’ancienne. Tout ce que détestent les jeunes militants du Modem qui se sont d’ailleurs rebellés contre ce genre de méthodes.
Le pire c’est que ça dure depuis plus de 20 ans. Et apparemment, des types comme Mercier, c’est pas facile à dégommer. Au contraire. D’ailleurs, cette fois encore, il risque de rouler tout le monde dans la farine. Et de rempiler. A moins d’une surprise. Espérons.
“Perben, casse-toi !” On a reçu des dizaines de messages de ce genre sur notre site depuis dimanche. Je n’ai jamais aimé Perben et je n’ai jamais hésité à le dire. Mais aujourd’hui, pas la peine d’en rajouter. En plus, exiger qu’il se “casse” c’est un peu facile pour Dominique Perben. Car le plus dur aujourd’hui pour lui, ce serait au contraire de rester à Lyon. Pour reconstruire cette droite lyonnaise, alors que Collomb est seul, triomphant... Et qu’une vraie opposition est indispensable.
Amaury Nardone a pris une gifle, le soir du premier tour, au QG de Perben. Une jeune militante UMP exaspérée par les méthodes de ce milloniste tendance FN qui, en plus, est convaincu d’être génial. D’ailleurs, la question que je me pose c’est : pourquoi une seule gifle ?
Certains fidèles de ce blog me demandent si j’ai changé d’avis et si après avoir voté Modem au premier tour, je suis toujours décidé à voter Collomb au deuxième tour. Je n’ai pas changé d’avis. Pourtant, je vote dans le 2ème arrondissement où Nadine Gelas, la tête de liste Collomb, me donnerait plutôt envie d’aller à la pêche ! Mais je vais faire un effort. D’autant plus que je me vois mal faire le jeu d’un milloniste.
Décevant. Le leader de la liste centriste, Eric Lafont refuse de choisir entre la droite et la gauche pour le deuxième tour des municipales à Lyon. Alors que Bayrou a fixé une ligne simple : le cas par cas. C’est à dire soutenir au deuxième tour un candidat en fonction de son programme, de son équipe, de son positionnement politique... En boycottant les sectaires de droite et de gauche. Or à Lyon, le choix est facile à faire entre une droite musclée tendance milloniste et une gauche ouverte tendance centriste. D’ailleurs Lafont a tenté de s’expliquer. Et franchement j’ai rien compris. Mais je ne l’ai pas senti très à l’aise. Lui qui a été plutôt clair et incisif pendant cette campagne, là c’était nul. Prudent, habile... On aurait dit du Mercier !
Jean-Paul Bret a fait un bon score (46,5%) au premier tour des municipales. Alors que son adversaire UMP, Henry Chabert a pris une sacrée claque (23,8%). D’ailleurs, il n’était pas vraiment sexy ce face à face entre un socialiste assez sectaire et un noiriste ripou. On comprend pourquoi le Modem Richard Morales a fait un joli score (14,5%). Même s’il espérait mieux. En tout cas, ce qui a été frappant après le premier tour, c’est le refus brutal de Bret de conclure une alliance avec Moralès. Son argument : j’en ai pas besoin pour gagner ! Ce qui permet de mesurer le niveau du débat à Villeurbanne. Mais ce n’est pas très étonnant car Bret incarne parfaitement cette gauche archaïque qui refuse de s’ouvrir et de se moderniser. Une gauche idéologique pour qui ce nouveau centre est pire que la droite. Car il l’interpelle, l’oblige à se remettre en cause, le dérange... Une vraie menace !
Au fond, Bret, c’est l’anti-Collomb. Et si je votais à Villeurbanne, inutile de dire que je voterais Moralès. Un mec bien, c’est-à-dire honnête, avec des convictions, mais sans être borné. Un déçu de la gauche qui en a tiré les leçons. Espérons qu’il créera la surprise dimanche. En tout cas, c’est sur ce genre de bonhomme que le centre peut se reconstruire dans l’agglomération lyonnaise après le massacre organisé par Mercier.
En tout cas, rendez-vous dimanche soir sur lyonmag.com où toute l’équipe sera mobilisée sur le terrain pour vous donner les premières estimations dès 19h30 mais aussi les premières réactions et les premières analyses. Mais surtout allez voter !









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P
juras
LP
être jeune à Lyon
LP
LP
rincé
Arquenso Adhérent UMP
Fred
Centriste content