Cyrille Isaac-Sibille élu. Le Modem lyonnais a choisi, ce week-end, son président qui s’est imposé de justesse face à Richard Morales. Au terme d’une sacrée bagarre interne.
Franchement, moi j’aurais préféré Morales. Plus engagé, plus militant, moins prudent... Bref, plus Bayrou. Tout à fait dans le style de ces nouveaux centristes qui ont émergé au cours de la dernière campagne présidentielle. Mais il avait un handicap : il disait trop spontanément ce qu’il pense. Du caractère, des convictions fortes. Pas facile quand on veut être élu, même par des militants. Mais il s’en fallu de peu pour qu’il l’emporte. D’autant plus qu’en face, il parait qu’on collectionnait les procurations. C’est du moins la rumeur qui circule. Malheur aux vainqueurs !
Une certitude : Isaac-Sibille est aujourd’hui le patron du Modem dans un département culturellement ancré au centre. Et même si ça grogne, cette victoire a été acceptée dans le camp d’en face. D’ailleurs, Morales qui est un type solide, surmontera sans problème cette petite épreuve. D’autant pus que cet élu dynamique a l’avenir devant lui. Villeurbanne bien sûr, l’agglomération... Il ira loin, j’en suis sûr, à condition de garder le cap, car à la Lyon, la politique a besoin d’élus de sa trempe. En attendant, le Modem est face à un gigantesque chantier car ce mouvement doit se reconstruire à Lyon après la pagaille que Mercier a semée pour servir ses petites ambitions personnelles, ministérielles notamment. Et Isaac-Sibille peut devenir l’homme clef de cette reconstruction. Car c’est un mec bien. Intelligent et honnête. C’est assez rare. Mais il faudra qu’il s’affranchisse de cette culture qui, à Lyon, a coûté très cher à cette famille politique : le notabilisme, c’est-à-dire un mélange d’indécision, de prudence, de calcul... Le tout noyé dans un discours langue de bois. Difficile quand on est le fils de Bernadette Isaac-Sybille ! Mais c’est un défi qu’il est capable de relever. A condition qu’il comprenne que l’avenir du centrisme à Lyon passe par le terrain, pas les salons.
Et il faut qu’il entraîne derrière lui ce millier de militants qui a participé à cette élection pour qu’ils se mettent au travail. Car le terrain, c’est la seule solution pour être en phase avec les Lyonnais, les écouter, les comprendre et trouver des réponses concrètes à leurs attentes.
Lyon a besoin qu’émerge une troisième force, pour enrichir le débat et pour l’approfondir. “Un troisième pôle” comme le dit justement Cyrille Isaac-Sibille. Bon vent !









Commentaire
Battling's Friend
Philippe Masson
Ditirambik
Sachez lire les résultats
alfred 2 la mission
romain blachier
daddi hannane ambition democrate
ALFRED
Pierre69
Doume