C’est jeudi 6 novembre que les militants du Parti Socialiste vont enfin départager les six motions proposées en vue du congrès de Reims. L’une d’elle, la E intitulée “L’espoir à gauche, fiers d’être socialistes”, est défendue par le maire de Lyon, Gérard Collomb, rallié à Ségolène Royal, la finaliste de la présidentielle qui a préféré mettre sa candidature “au frigidaire” jusqu’à ce vote des militants. Leur objectif : faire du PS “un parti de masse, profondément renouvelé, ouvert et en phase avec la société”. Avec un programme réformiste qui s’appuie sur les élus locaux.
Face à eux, Bertrand Delanoë, le maire de Paris, et sa motion A “Clarté, courage, créativité” qui dispose de soutiens institutionnels au sein du parti : François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, présidents des groupes PS à l'Assemblée et au Sénat, Lionel Jospin, Michel Rocard... Une motion qui défend un “réformisme assumé, européen et écologiste” et une stratégie du rassemblement à gauche, “sans ambiguïté”.
Mais il faut aussi compter sur une outsider de poids : l’ancienne ministre de l’Emploi à l’origine des 35 heures, Martine Aubry avec sa motion “changer à gauche pour changer la France”. Un programme plus à gauche soutenu par des proches de Fabius, de Strauss-Kahn et de Montebourg.
Plus anecdotiques, la motion “pôle écologique” défendue par Nicole Bricq et Christophe Caresche. Mais aussi “Socialistes, altermondialistes, écologistes” de Franck Pupunat qui remet en cause la “religion de la croissance”, demande la régularisation de tous les sans-papiers ou la sortie progressive du nucléaire. Un concurrent de Besancenot plus qu’un vrai prétendant à la tête du PS ! Toujours très à gauche, “un monde d'avance” de Benoît Hamon, ancien conseiller de Martine Aubry qui est lui soutenu par Jean-Luc Mélenchon et Henri Emmanuelli. Et qui milite pour une “gauche décomplexée” face à Nicolas Sarkozy.




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