Social 17-11-2008 à 10:57
La mode des escorts se développe à Lyon où de plus en plus de femmes mûres se paient des hommes pour une soirée. Témoignage d’Emmanuel, 28 ans.
Comment vous êtes devenu escort-boy ?
Emmanuel : Un peu par hasard. En fait, je suis né à Lyon, dans une famille tout à fait normale avec une éducation classique, pas de problèmes avec mes parents... En revanche, je n’étais pas fait pour les études. Du coup, j’ai arrêté après un bac pro de commerce puis j’ai enchaîné les petits boulots : vendeur, commercial... J’ai alors rencontré une femme d’une quarantaine d’années qui m’a invité à participer à des soirées échangistes. Et ça m’a plu. Et c’est encore elle qui m’a expliqué que le métier d’escort existait, donc qu’on pouvait se faire payer pour accompagner des femmes dans des soirées et plus si affinités...
Vous étiez un homme à femmes ?
J’étais célibataire, donc ouvert à des aventures comme tout célibataire ! Et puis, je considère que la vie est courte et qu’il faut en profiter. En plus, c’est vrai que je suis pas mal, donc j’ai eu un certain nombre de conquêtes. Mais plutôt des femmes plus âgées que moi car j’ai vite compris qu’elles avaient plus de choses à m’apprendre, qu’elles étaient plus intéressantes... Entre 20 et 30 ans, elles sont obsédées par le mariage et les enfants. Alors qu’après 40 ans, elles sont plus libres.
Votre première expérience d’escort ?
C’était en 2001 avec une femme qui avait l’habitude de payer des escorts. Elle m’a donc donné directement 800 euros sans que j’aie besoin de réclamer. Plus que ce que je gagnais en deux semaines ! Moi, j’étais un peu nerveux. Mais elle a pris les choses en main et ça s’est bien passé.
Comment vous trouvez vos clientes ?
Par le bouche-à-oreille. Car les femmes ne sont pas comme les hommes, elles ne cherchent pas sur Internet ou dans la rue. Elles ont besoin d’être en confiance, de connaître un peu celui qui va les accompagner. D’ailleurs, il y a toujours une rencontre, un dîner... Moi, j’essaie de faire la conversation, d’être gentil. Et ensuite seulement, on voit si on veut aller plus loin. Mais ce n’est jamais vulgaire. Ça se fait de façon naturelle.
Et si cette cliente ne vous plaît pas ?
Je refuse de coucher avec elle. Car je ne peux pas me forcer. J’ai évidemment une façon de faire pour ne pas la vexer. Mais globalement, je n’ai pas de problème car ces femmes sont souvent très attirantes.
Et comment vous savez que votre prestation les a satisfaites ?
Parce qu’elles me rappellent ! C’est vrai que les femmes peuvent simuler, mais si elles essayent de me revoir, c’est que ça s’est bien passé.
Le profil de ces femmes ?
Elles ont souvent plus de 40 ans, mariées mais usées par leur couple ou divorcées. Et soit elles recherchent une compagnie pour un dîner où elles seront la seule célibataire, soit elles sont de passage à Lyon... Parfois, elles me demandent aussi de jouer un rôle auprès de leurs amis.
Vos tarifs ?
200 euros pour deux heures à une soirée, 400 à 450 euros de plus si on va plus loin. Je gagne entre 1 000 et 2 000 euros par mois.
Vous ne trouvez pas dégradant de faire payer pour coucher ?
Non, je ne vois pas pourquoi j’aurais honte. D’autant plus que je prends beaucoup de plaisir et en plus, je gagne de l’argent. C’est génial. Car mes prestations n’ont rien à voir avec celles des filles de l’Est qui font le trottoir. Et qui sont obligées de le faire.
Mais c’est possible d’avoir une relation amoureuse quand on est escort ?
Oui, l’important, c’est l’honnêteté et la complicité. Moi, je n’ai jamais caché cette activité aux femmes que j’ai rencontrées. C’était même un test pour voir si elles étaient ouvertes. Et j’estime que nos rapports étaient du coup bien plus francs que ceux de couples dits classiques qui se trompent, ne se parlent plus... Moi, les femmes, je les respecte.
Votre famille est au courant de votre activité ?
Pas mes parents. Seulement mon frère et ça le fait rire. Mais je me rends bien compte que si j’étais une femme, il trouverait ça beaucoup moins drôle ! Car il y a toujours une différence entre les hommes et les femmes. Un homme qui couche avec trois femmes dans la soirée, c’est un crack. Une femme qui couche avec trois mecs dans la soirée, c’est une salope !
Vos perspectives professionnelles ?
Je viens d’arrêter car à près de 30 ans, j’ai envie de passer à autre chose, de réaliser d’autres projets. Et je n’ai plus envie de faire ce métier où il faut être motivé pour être bon.
Propos recueillis par Maud Guillot
Déposer un commentaire
Commentaires 18
Déposé par AlexParis le 31/01/2012 à 00h22 Citer
http://escortboyparisAlexParis.com
AlexParis
Déposé par eric le 24/06/2011 à 08h28 Citer
Déposé par gohu le 27/03/2011 à 22h42 Citer
Déposé par Escort boy Paris le 05/12/2010 à 04h38 Citer
Déposé par martin le 31/10/2010 à 10h48 Citer
Déposé par ami et ++ le 19/10/2010 à 11h51 Citer
Déposé par funland le 30/08/2010 à 16h41 Citer
Déposé par jumaky le 27/08/2010 à 01h16 Citer
Déposé par brown le 12/08/2010 à 02h14 Citer
Déposé par YVAN le 26/06/2010 à 16h28 Citer
Déposé par escort boy le 17/06/2010 à 12h32 Citer
Déposé par Greg le 30/05/2010 à 03h18 Citer
Déposé par tchance le 23/05/2010 à 10h01 Citer
Déposé par tchance le 23/05/2010 à 09h46 Citer
Déposé par sniper69 le 16/05/2010 à 23h01 Citer
Déposé par babe le 03/05/2010 à 00h00 Citer
Déposé par Jeremy le 28/01/2010 à 16h42 Citer
Déposé par vincent le 30/06/2009 à 12h34 Citer