Pour l’exercice 2004-2005, le bilan de Lyon Mag’ Groupe clos au 31 juillet 2005 fait apparaître un certain ralentissement de croissance avec un chiffre d’affaires stable. Un ralentissement provoqué par une conjoncture toujours assez difficile dans le secteur de la communication. Ce qui a été compensé par une bonne maîtrise des charges. La poursuite d’un fort niveau d’investissements faisant apparaître des pertes pour la première fois en dix ans.
Recettes. Malgré cette conjoncture difficile, le chiffre d’affaires de Lyon Mag’ Groupe reste stable par rapport à l’exercice précédent à environ 3,7 millions d’euros.
La diffusion (35% du chiffre d’affaires total) est stable sur cet exercice par rapport à l’exercice précédent. Ce qui est une bonne performance puisqu’aucun nouveau titre n’a été créé sur cet exercice surtout vu la tendance générale à la baisse de la diffusion. A noter que le taux d’abonnement (15%) est en hausse avec un total de 17 000 abonnés sur l’exercice, ce qui souligne que les six magazines ont acquis une vraie crédibilité.
La publicité (65% du chiffre d’affaires) est pratiquement stable sur cet exercice par rapport à l’exercice précédent. Malgré la récession sur le marché publicitaire. Avec une bonne performance de Lyon Femmes dont le chiffre d’affaires publicitaire continue à progresser. En revanche, on observe un léger tassement sur Lyon Mag’ sans doute dû à un phénomène conjoncturel et à une certaine auto-concurrence des autres titres. De plus, la politique de création d’événements lancée sur cet exercice a démontré sa pertinence avec deux manifestations prometteuses : “Les Trophées Performances” du Nouvel Objectif et “La Nuit de la Mode” de Lyon Femmes qui ensemble représentent déjà plus de 10% du chiffre d’affaires.
Charges. La conjoncture incertaine a conduit Lyon Mag’ Groupe à être particulièrement vigilant dans la maîtrise des charges. Pour cet exercice, elles progressent de 7,3% par rapport à la même période sur l’exercice précédent.
Cette maîtrise des charges a d’abord été possible grâce à un sensible recadrage du planning éditorial sur l’exercice avec la suppression de plusieurs suppléments.
Les effectifs sont en légère hausse sur cet exercice (40 salariés), comme la masse salariale en hausse de 12% qui représente 31% du total des charges.
Les coûts de fabrication (papier et imprimerie) qui sont en baisse de 10% par rapport à l’exercice précédent se stabilisent désormais sous la barre des 20% par rapport à l’ensemble des charges grâce à une bonne négociation avec les imprimeries.
Les charges de diffusion qui sont en hausse de 8% représentent toujours environ 10% de l’ensemble des charges. La promotion qui représente 8% des charges, est stable, malgré une intensification des actions pour développer les abonnements.
Les frais judiciaires qui sont en hausse sur cet exercice restent assez élevés à environ 200 KE, ce qui représente essentiellement des frais d’avocats. Une trentaine d’affaires étant en cours aujourd’hui avec une durée moyenne de 3 à 6 ans pour obtenir un jugement définitif et des possibilités d’étalement pour les condamnations importantes. La plupart des condamnations restent limitées à quelques milliers d’euros. A ce jour, sur une soixantaine d’affaires en dix ans, Lyon Mag’ a été condamné six fois en dernière instance. Aucune provision n’est passée car le risque est impossible à évaluer. De plus, la gestion de ce risque est bien maîtrisée par une pratique judiciaire qui permet d’exploiter tous les recours, et la souscription d’une assurance spécifique.
Les frais recherche-développement sont en hausse sensible sur cet exercice à 650 KE, ce qui correspond à environ 15% du total des recettes. Des frais de développement essentiellement dûs à la préparation et au lancement de trois projets qui verront le jour sur le prochain exercice : réalisation de maquettes du DVD qui sera encarté dans Lyon Mag’, réalisation d’un film de 45 minutes pour constituer un modèle de reportage destiné à être commercialisé auprès des télés nationales et refonte du projet de radio lyonnaise d’information en continu qui devrait voir le jour début 2006.
Résultats. Le résultat brut d’exploitation est négatif à -80 KE sur cet exercice, en retrait sensible par rapport à l’exercice précédent (+139 KE). Alors que le résultat net s’inscrit à -199 KE. Ce qui s’explique par une conjoncture difficile et le démarrage d’un certain nombre de projets présentés dans ce plan de développement mais aussi des frais financiers et judiciaires importants. En revanche, il faut souligner que la capacité d’autofinancement reste importante à environ 270 KE, ce qui permet à l’entreprise de s’inscrire dans une dynamique bénéficiaire. L’endettement reste limité à 381 KE pour des fonds propres qui s’élèvent à 1 085 KE, soit un taux d’endettement de 35%, ce qui reste raisonnable, en permettant d’envisager un recours à l’emprunt sur de nouveaux projets. A signaler également que sur l’exercice, la trésorerie est restée assez tendue avec une tendance très marquée des annonceurs publicitaires à retarder leur échéance de paiement. Ce qui se traduit par un compte clients important à plus de 1,7 million d’euros. En tenant compte des découverts bancaires et du Dailly, le besoin de trésorerie a tourné pour l’exercice 2004-2005 autour de 700 KE en moyenne, soit 17% du chiffre d’affaires. Ce qui reste raisonnable. A signaler qu’au cours de l’exercice 2004-2005, une comptabilité analytique a été progressivement mise en place pour chaque titre. Elle permettra sur le prochain exercice d’établir de façon précise un compte d’exploitation titre par titre.






