Déposé le 06/02/2013 à 22h18Signaler Par parjureCiter
Cahuzac: de la fumée sans feu
06 février 2013 Par Fabrice Arfi
Il n’en faut décidément pas beaucoup pour faire du feu. Juste un peu de vent suffira. Mardi soir, le site du Nouvel Observateur rapportait dans un petit article que, parallèlement à l’enquête judiciaire pour « blanchiment de fraude fiscale » actuellement en cours visant le ministre du budget Jérôme Cahuzac, le gouvernement français avait décidé de lancer ses propres investigations. Ou, plus précisément, l’administration fiscale dont le ministre de tutelle est… Jérôme Cahuzac.
Qu’en est-il, précisément ? Selon L’Obs, « il semble » que la réponse helvète invalide l’enquête de Mediapart, notamment au sujet d’un transfert d’avoirs cachés vers Singapour début 2010. Mieux, toujours d’après le site de l’hebdomadaire : « D’autres recherches, apparemment tout aussi négatives, seraient remontées jusqu’à l’année 2006 (pour des raisons de prescription) ». Le résultat des “recherches” suisses ont été immédiatement transmises aux policiers en charge de l’enquête Cahuzac, poursuit le site. Bien.
Seulement voilà, une heure plus tard, l’agence de presse Reuters diffuse une dépêche citant une « source judiciaire » selon laquelle « l’interprétation » par L’Obs du document suisse reçu par la France est… « inexacte ». Une information que l’Agence France-Presse ne reprendra pas dans sa dépêche.
Contacté par Mediapart cet après-midi, le parquet de Paris se refuse désormais « à tout commentaire » et renvoie la patate chaude vers Bercy.
A ce jour, aucun journaliste n’a pu voir ledit document. Pas plus que quiconque ne sait quelles ont été les questions précises posées par Bercy. M. Cahuzac a-t-il par exemple demandé aux Suisses de chercher la trace d’un compte à son nom ? Ou d’un compte dont il fut l’ayant droit économique ? La différence est de taille (voir les explications du journaliste Antoine Peillon), mais personne ne peut ni ne veut, pour l’heure, répondre à cette question. Et surtout pas Jérôme Cahuzac lui-même qui a affirmé, sans rire, sur le plateau de l’émission Questions d’Info, ne pas avoir « vu » le fameux document.
Le ministre s’est d’ailleurs bien gardé de livrer la teneur de la réponse des Suisses — si tant est qu’il y en ait vraiment une — tout en assurant qu’il n’avait pas de « doute » sur son orientation. Jérôme Cahuzac a seulement confié que ses avocats lui avaient affirmé « qu'une réponse avait été apportée à toutes les questions posées par l'administration fiscale à la Suisse ». Quelle réponse à quelles questions ? Mystère.
A ce stade, une question, toutefois, se pose. Comment les avocats de M. Cahuzac peuvent-ils avoir pris connaissance de la “réponse” suisse alors qu’elle provient d’une assistance administrative d’Etat à Etat dont ces mêmes avocats sont, par définition, tenus à l’écart ?
Décidément, l’attitude du ministre ne laisse pas de surprendre dans cette affaire. Après avoir fait semblant de rédiger une demande de levée du secret bancaire pour obtenir un certificat de moralité fiscale auprès de l’UBS — il a déclaré ne plus vouloir le faire désormais —, M. Cahuzac utilise les moyens de l’administration qu’il dirige pour tenter de court-circuiter une enquête judiciaire en cours le visant. Le tout dans un nuage d’opacité qu’il se garde bien de disperser.
Mais la manœuvre, une fois de plus, a fonctionné. Car si l’on résume : le système médiatique, en moins de 24 heures, s’est enflammé autour d’une note que personne n’a vue, à partir d’un article d’un journal qui évoque ses conclusions au conditionnel, avant qu’une source judiciaire ne confie à Reuters que son interprétation est « inexacte ».
Pendant ce temps, les policiers de la Division nationale des investigations financières et fiscales (Dniff) poursuivent leur enquête. Y compris auprès de… Mediapart: ils m’ont entendu longuement mardi 5 février après avoir entendu notre directeur, Edwy Plenel, jeudi 31 janvier. Ils exploitent notamment depuis plusieurs jours un enregistrement audio dans lequel Jérôme Cahuzac évoquait son embarras au sujet de son compte ouvert à l’UBS. A ce jour, la bande ne fait l’objet d’aucune contestation judiciaire par le ministre du budget — ni en diffamation ni pour faux et usage des faux.
Voici l’élément matériel accablant que M. Cahuzac et son entourage tentent, désormais, par tous les moyens, de faire oublier en multipliant les écrans de fumée.
Dites moi, j'ai un doute, il y a t il une seule démission sous Sarkozy ? Pourtant, il y en a eux des affaires et des condamnation ...
Déposé le 09/01/2013 à 13h33Signaler Par Yvan de LyonCiter
Même sous Sarkozy, la règle voulait que en pareil cas, le ministre démissionne.
Alors pourquoi sous une présidence dite normal, cette règle ne perdure pas ?
Faut dire aussi que, plusieurs ministres de ce gouvernement ont été condamnés a des degrés divers et ont été recrutés par FH le courageux...
Le socialisme, c'est je fais ce que je veut lorsque je suis au pouvoir !
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Commentaires
Le fiasco du CFCM on le doit à Sarkozy...mais aussi à Chevènement, Pasqua, Joxe...qui n'ont jamais compris que l'islam n'était en rien comparable à l'Eglise Catholique...encore moins à la Communauté Juive!
Il est temps d'en finir avec cette chimère "d'islam de France", concept creux uniquement à bénéficier de l'argent des contribuables...alors que la loi de 1905 et notre Constitution l'interdisent!
"Le travail acharné de Gérard Collomb"??? Laisse-moi rire! Il était contre il y a à peine un an, il a fallu que des élus insistent, notamment Augoyard, puis Hamelin, Havard et les autres, que les chefs insistent que tout le monde lui montre qu'il se plantait avant qu'il ne sorte un projet minimaliste. Il n'a pas été pris dans le premier choix. Alors le travail acharné de Collomb....
Lisez la version de St Bonaventure et des Fioretti de St François, c'est une version singulièrement différente de celle de Mgr HOUSSET! -
Extraits : " Voici l'histoire de la rencontre entre François d'Assise et le Sultan Al Malik Al Kamil telle que rapportée par Saint Bonaventure 1 qui a écrit sur la vie de François, approuvé en 1266 par l'Ordre des Frères Mineurs.
Nous sommes en 1219.
« Une troisième fois, il tenta de passer chez les infidèles pour favoriser, en y répandant son sang, l'expansion de la foi en la sainte Trinité, et, la treizième année qui suivit sa conversion, partit pour la Syrie, s'exposant avec courage aux dangers de tous les instants, pour arriver chez le sultan de Babylone en personne. La guerre sévissait alors, implacable entre chrétiens et sarrazins, et les deux armées ayant pris position face à face dans la plaine, on ne pouvait sans risquer sa vie passer de l'une à l'autre.
Le sultan avait d'ailleurs publié un édit cruel promettant un besant d'or en récompense à quiconque apporterait la tête d'une chrétien.
Mais dans l'espoir d'obtenir sans tarder ce qu'il désirait, François, le vaillant chevalier du Christ, résolut de s'y rendre : loin de craindre la mort, il se sentait attiré par elle. Après avoir prié, il obtint la force du Seigneur 2 et, plein de confiance, chanta ce verset du Prophète: «Si j'ai à marcher au milieu des ombres de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi 3.» (..)
Les Fioretti 10 ajoutent cette anecdote :
«À la fin, saint François, voyant qu'il ne pourrait réaliser plus de fruits dans ces contrées, se décida, par révélation divine à retourner parmi les fidèles avec tous ces compagnons ; et les ayant réunis tous ensemble, il retourna près du Sultan et prit congé de lui.
Alors le Sultan lui dit : « Frère François, je me convertirai très volontier à la foi du Christ, mais je crains de le faire maintenant ; car si les gens d'ici l'apprenaient ils me tueraient avec toi et tous tes compagnons ; et comme tu peux faire encore beaucoup de bien et que j'ai à achever certaines affaires de très grande importance, je ne veux pas causer maintenant ta mort et la mienne. Mais apprends-moi comment je pourrai me sauver, je suis prêt faire ce que tu m'imposeras.»
Saint François dit alors : « Seigneur, je vais maintenant vous quitter, mais après que je serai retourné dans mon pays et, par la grâce de Dieu, monté au ciel après ma mort, je t'enverrai, selon qu'il plaira à Dieu, deux de mes frères, de qui tu recevras le baptême du Christ ; et tu seras sauvé, comme me l'a révélé mon Seigneur Jésus-Christ. Et toi, en attendant, dégage-toi de tout empêchement, afin que quand viendra à toi la grâce de Dieu, elle te trouve disposé à la foi et à la dévotion.»
A 8 mois des élections municipales à Lyon, un sondage donne Gérard Collomb réélu au 2nd tour face à Michel Havard avec 56% des voix. Qu'est-ce qui pourrait faire perdre le maire sortant?
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Déposé le 06/02/2013 à 22h18
Par parjure Citer
06 février 2013 Par Fabrice Arfi
Il n’en faut décidément pas beaucoup pour faire du feu. Juste un peu de vent suffira. Mardi soir, le site du Nouvel Observateur rapportait dans un petit article que, parallèlement à l’enquête judiciaire pour « blanchiment de fraude fiscale » actuellement en cours visant le ministre du budget Jérôme Cahuzac, le gouvernement français avait décidé de lancer ses propres investigations. Ou, plus précisément, l’administration fiscale dont le ministre de tutelle est… Jérôme Cahuzac.
De quoi parlons-nous ? D’une coopération administrative entre deux Etats sur des questions fiscales. L’Obs nous apprend qu’une demande d’entraide a été sollicitée (à une date inconnue) par l’administration française — et non la justice… — auprès de la Suisse pour obtenir des informations sur l’ancien compte détenu pendant de longues années à l’UBS de Genève par Jérôme Cahuzac, comme Mediapart l’a révélé il y a deux mois (voir notre dossier complet). La Suisse a répondu à la requête.
J. CahuzacJ. Cahuzac© Reuters
Qu’en est-il, précisément ? Selon L’Obs, « il semble » que la réponse helvète invalide l’enquête de Mediapart, notamment au sujet d’un transfert d’avoirs cachés vers Singapour début 2010. Mieux, toujours d’après le site de l’hebdomadaire : « D’autres recherches, apparemment tout aussi négatives, seraient remontées jusqu’à l’année 2006 (pour des raisons de prescription) ». Le résultat des “recherches” suisses ont été immédiatement transmises aux policiers en charge de l’enquête Cahuzac, poursuit le site. Bien.
Seulement voilà, une heure plus tard, l’agence de presse Reuters diffuse une dépêche citant une « source judiciaire » selon laquelle « l’interprétation » par L’Obs du document suisse reçu par la France est… « inexacte ». Une information que l’Agence France-Presse ne reprendra pas dans sa dépêche.
Contacté par Mediapart cet après-midi, le parquet de Paris se refuse désormais « à tout commentaire » et renvoie la patate chaude vers Bercy.
A ce jour, aucun journaliste n’a pu voir ledit document. Pas plus que quiconque ne sait quelles ont été les questions précises posées par Bercy. M. Cahuzac a-t-il par exemple demandé aux Suisses de chercher la trace d’un compte à son nom ? Ou d’un compte dont il fut l’ayant droit économique ? La différence est de taille (voir les explications du journaliste Antoine Peillon), mais personne ne peut ni ne veut, pour l’heure, répondre à cette question. Et surtout pas Jérôme Cahuzac lui-même qui a affirmé, sans rire, sur le plateau de l’émission Questions d’Info, ne pas avoir « vu » le fameux document.
Le ministre s’est d’ailleurs bien gardé de livrer la teneur de la réponse des Suisses — si tant est qu’il y en ait vraiment une — tout en assurant qu’il n’avait pas de « doute » sur son orientation. Jérôme Cahuzac a seulement confié que ses avocats lui avaient affirmé « qu'une réponse avait été apportée à toutes les questions posées par l'administration fiscale à la Suisse ». Quelle réponse à quelles questions ? Mystère.
A ce stade, une question, toutefois, se pose. Comment les avocats de M. Cahuzac peuvent-ils avoir pris connaissance de la “réponse” suisse alors qu’elle provient d’une assistance administrative d’Etat à Etat dont ces mêmes avocats sont, par définition, tenus à l’écart ?
Décidément, l’attitude du ministre ne laisse pas de surprendre dans cette affaire. Après avoir fait semblant de rédiger une demande de levée du secret bancaire pour obtenir un certificat de moralité fiscale auprès de l’UBS — il a déclaré ne plus vouloir le faire désormais —, M. Cahuzac utilise les moyens de l’administration qu’il dirige pour tenter de court-circuiter une enquête judiciaire en cours le visant. Le tout dans un nuage d’opacité qu’il se garde bien de disperser.
Mais la manœuvre, une fois de plus, a fonctionné. Car si l’on résume : le système médiatique, en moins de 24 heures, s’est enflammé autour d’une note que personne n’a vue, à partir d’un article d’un journal qui évoque ses conclusions au conditionnel, avant qu’une source judiciaire ne confie à Reuters que son interprétation est « inexacte ».
Pendant ce temps, les policiers de la Division nationale des investigations financières et fiscales (Dniff) poursuivent leur enquête. Y compris auprès de… Mediapart: ils m’ont entendu longuement mardi 5 février après avoir entendu notre directeur, Edwy Plenel, jeudi 31 janvier. Ils exploitent notamment depuis plusieurs jours un enregistrement audio dans lequel Jérôme Cahuzac évoquait son embarras au sujet de son compte ouvert à l’UBS. A ce jour, la bande ne fait l’objet d’aucune contestation judiciaire par le ministre du budget — ni en diffamation ni pour faux et usage des faux.
Voici l’élément matériel accablant que M. Cahuzac et son entourage tentent, désormais, par tous les moyens, de faire oublier en multipliant les écrans de fumée.
Déposé le 17/01/2013 à 06h44
Par Dav Citer
Déposé le 09/01/2013 à 13h47
Par Aaa Citer
Attendons qu'ils soit condamné ou innocenté avant de réclamer sa démission.
Sinon, pour rappel :
http://plumecitoyenne.over-blog.com/article-pour-une-republique-irreprochable-liste-des-condamnations-penales-des-elus-ump-102109063.html
Dites moi, j'ai un doute, il y a t il une seule démission sous Sarkozy ? Pourtant, il y en a eux des affaires et des condamnation ...
Déposé le 09/01/2013 à 13h33
Par Yvan de Lyon Citer
Alors pourquoi sous une présidence dite normal, cette règle ne perdure pas ?
Faut dire aussi que, plusieurs ministres de ce gouvernement ont été condamnés a des degrés divers et ont été recrutés par FH le courageux...
Le socialisme, c'est je fais ce que je veut lorsque je suis au pouvoir !