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Déposé le 12/11/2015 à 13h37
Par Mézières

mais je les connais, ces rapports, livres, témoignages dénonçant les tribunaux de commerce.
Inutile de vous indigner contre moi, je n'en vaux pas la peine !

Il reste que malgré toutes ces tentatives de suppression (la dernière remonte à 2013-2014), ces tribunaux restent en place car ils gardent leur utilité, ce que de bouillants ministres ont fini par reconnaître et non pas cédant à la pression de "groupes d'intérêts".

Pour le corporatisme, relativisons, si vous le voulez bien. Regardez la composition des conseils des prud'hommes, regardez le fonctionnement des commissions administratives paritaires dans la fonction publique, regardez les interprofessions agricoles !

Et puis faut-il toujours se plaindre du corporatisme. Sans entrer dans le détail de toutes ces institutions que je cite, un corporatisme bien compris, c'est la fonction d'un corps intermédiaire à part entière, c'est-à-dire qui fait une médiation entre une législation bavarde lancée par un Etat omnipotent et des individus piégés par leur individualisme comme on le voit dans le droit des obligations avec là encore un Etat omnipotent qui cherche à corriger sans cesse et mal les méfaits de cet individualisme ?

Nous n'avons pas fini de payer les conséquences de la "loi Le Chapelier" et il est heureux que progressivement, les législateurs successifs du XIXème siècle aient tenter de corriger les méfaits de cette loi, et parmi ces correctifs les tribunaux de commerce.

Il reste que les imperfections de ceux-ci restent persistantes, mais est-ce une raison pour les supprimer ? et les remplacer par quoi ? par une instance spécialisée du MEDEF, de la Commission de Bruxelles (par le "réseau européen de la concurrence" par exemple) ou de l'OMC (par "l'organe de règlement des différends") ou par l'arbitrage international ? Des instances peut-être "non-corporatives", mais pas franchement indépendantes.

Et puis nous ne sommes pas encore entrés dans un gouvernement mondial, il me semble qui nous permettrait de nous passer de ce "corporatisme".

En outre, il faut un peu de recul avant de dénoncer : une référence à l'histoire économique le permet.

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