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Déposé le 29/11/2017 à 13h57
Par Le 8 décembre c'est la volonté des lyonnais!

"Pendant l’Antiquité, les illuminations marquaient les fêtes et autres glorieux événements. Les habitants des villes ornaient alors leurs fenêtres de lampes et autres lumignons pour célébrer tout ce qui devait l’être. "

Les illuminations restent ancrées dans les traditions et perdurent au Moyen Âge et à la Renaissance. (..) En 1600, Lyon se distingue ainsi en offrant un lumineux accueil à Henri IV et Marie de Médicis à l’occasion de leur mariage.

Des illuminations ont également lieu lors de la signature d’un traité de paix, pour l’inauguration d’une statue ou la naissance d’un héritier du trône. Ainsi, en 1713, à l’occasion de la signature du traité d’Utrecht, la cité brille de mille feux dans la nuit pour fêter l’événement.

La Révolution et l’éclairage au gaz mettent un coup de frein à ces pratiques, que Napoléon III contribuera à remettre à la mode. Les illuminations servent alors de sondage pour mesurer sa popularité dans une ville."

"Les Lyonnais décident, l’Église suit

(..) Le 8 décembre, de violents orages éclatent. Les autorités religieuses décident de repousser les festivités au dimanche suivant, soit le 12, et demandent aux dévots de ne rien faire.

Mais les Lyonnais ne veulent plus qu’onleur dicte leur conduite.

Ils ont déjà attendu trois mois et sont têtus : ils feront ce qui était prévu depuis le début.

Le 8 au soir, les nuages disparaissent tandis que les flammes des bougies apparaissent aux fenêtres. La foule envahit les rues, et les boutiques qui vendent des éclairages sont prises d’assaut.

Le protocole s’inverse : ce ne sont plus les autorités religieuses qui imposent le programme à la ville, mais bien l’inverse.

Elles n’ont alors d’autre choix que de suivre et illuminent la chapelle de Fourvière.

Les festivités officielles se déroulent enfin le 12 décembre pour ne s’achever que le 19.

La tradition retiendra la date choisie in fine par les Lyonnais et pas celle des autorités.

En 1854, le 8 décembre est marqué par des illuminations somptueuses à travers toute la France, non pas à cause des fêtes lyonnaises, mais de la reconnaissance du dogme de l’“immaculée conception” de la Vierge par l’Église.

Ce n’est donc ni la peste ni la guerre contre la Prusse qui sont à l’origine du 8 Décembre, mais bien l’inauguration du nouveau dôme et de sa statue, ainsi que l’obstination lyonnaise et le rapport des hommes au feu. Quand la ville a décidé quelque chose, rien ne peut s’interposer entre elle et ses choix."



http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Culture/Vie-et-Politique-Culturelle/Lyon-les-origines-oubliees-du-8-Decembre-Fete-des-Lumieres

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