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Déposé le 04/10/2013 à 13h17
Par Une lyonnaise

Je viens de lire un article qui est super intéressant en ce qui concerne l'OL :

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Vitoria Guimarães, ça vous dit quelque chose ? C'est une équipe portugaise, classée 8e de son championnat, inconnue sur la scène européenne, sans passé et sans avenir, qui a mis en échec ce jeudi l'Olympique lyonnais au stade de Gerland (1-1) lors du deuxième match de Ligue Europa. Lyon accélère sa chute, n'a gagné qu'un seul match depuis le 16 août (contre Nantes 3-1), occupe la 9e place de la Ligue 1 et rend des copies indignes de son histoire.

En 2010, l'OL a disputé la demi-finale de la Ligue des champions. Trois ans plus tard, l'OL chante encore, mais comme ces vieux crooners : hier à l'Olympia, aujourd'hui au Macumba du coin, donnant des invitations gratuites pour remplir la salle. Lyon dégringole. L'équipe phare des années 2000 - sept fois championne de France entre 2002 et 2008 - n'a plus d'argent, plus de stars, plus de résultats, mais, surtout, elle n'a plus d'âme. Esprit es-tu là ?
Aulas lasse

Longtemps, Jean-Michel Aulas a incarné le succès à la lyonnaise. Il préside l'OL depuis 1987. Il est le plus grand président de l'histoire du foot français. Dite comme ça, la formule peut surprendre. Elle est vraie. Son palmarès et sa longévité n'ont pas d'équivalent. Ajoutons que Roger Rocher, Claude Bez et Bernard Tapie ont achevé leur règne à Saint-Étienne, Bordeaux et Marseille dans des conditions compliquées. Vous m'avez compris. Hélas ! Tout passe, tout lasse, même Jean-Michel Aulas.

JMA - ses initiales le désignent, privilège des grands seigneurs - n'est pas un joueur de bonneteau. C'est un joueur de rien du tout. Jean-Michel Aulas est un stratège, un entrepreneur qui pense, ce n'est pas si fréquent. Quand il ment, c'est à dessein. S'il dit la vérité, c'est qu'elle le sert. Il défend son club avec une énergie qu'il puise je ne sais où. Il pratique une langue de bois d'avant perestroïka. Il entonne "tout va très bien Madame la Marquise", même si la maison brûle. Il protège Rémi Garde, son entraineur, il calme les supporteurs, il soigne les investisseurs... mais jusqu'à quand ? Le football ne connait qu'une vérité. Aucune parole ne remplace une victoire. Donc, jusqu'à quand ? Jusqu'à quand JMA peut-il jouer les pompiers alors que rien ne va ?
Yoan Gourcuff, symbole des années sombres

Les ennuis lyonnais ont commencé avec l'arrivée de Yoan Gourcuff en 2010, acheté trop cher à Bordeaux (25 millions d'euros), payé cette saison entre 5 et 6 millions d'euros. Le plus beau gosse du championnat est le premier salarié parmi les joueurs français de la Ligue 1. Or, Gourcuff est un accident industriel. Il se blesse, il revient, il se blesse de nouveau... Gourcuff n'a pas justifié son placement, il a joué 18 matches l'an passé (et 13 en 2011/2012), il a quitté l'équipe de France. Bref, c'est un échec qui précipite l'écroulement sportif. Lyon a manqué la Ligue des champions la saison dernière pour la première fois depuis des années. Rebelote en 2013/2014. Deux exercices sans les revenus de l'UEFA. Perte sèche de 50 millions d'euros.

Le club est dans le rouge, contraint de vendre ses joueurs. Aulas fait le boulot et liquide Dejan Lovren, Michel Bastos ou Lisandro Lopez pour équilibrer les comptes. Avant eux Cris, Juninho, Karim Benzema, Mahamadou Diarra ou Michaël Essien avaient quitté Lyon pour les mêmes raisons. Aulas n'a aucune marge de manoeuvre, d'autant que pèse sur les caisses du club la construction d'un nouveau stade que l'entreprise OL finance en partie. Pas d'argent, pas d'équipe. Pas d'équipe, pas d'argent. Cercle vicieux. "Il faut faire le dos rond et attendre des jours meilleurs", a conclu Rémi Garde après la nouvelle déception contre Guimarães. C'est une philosophie. Ce n'est pas un remède.

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