Généralement à l'abri puisque le siège du Département du Rhône cohabite avec celui de la préfecture, Christophe Guilloteau a critiqué le dispositif déployé par son voisin haut-fonctionnaire ce samedi 17 octobre à Lyon.
Récemment élu sénateur du Rhône et toujours président du Conseil départemental, réagit vivement aux événements de la veille.
"Lorsque la violence frappe pendant des heures plusieurs villes de France, à coup de pillages, d’incendie de nos symboles et de volonté de tuer, les Françaises et les Français sont en droit d’être inquiets", affirme-t-il.
Christophe Guilloteau donne également une lecture très politique des événements, estimant qu’"au-delà de toutes revendications, c’est la convergence des luttes contre la France que l’histoire retiendra".
Il évoque ensuite la "complicité de certains (ir)responsables politiques", visant ceux qui, selon lui, "diabolisent le métier de policiers", "légitiment la violence du quotidien" ou "pactisent avec nos agresseurs".
"On ne peut pas, pendant des années, nourrir la suspicion à l’égard de ceux qui protègent l’ordre républicain et s’étonner ensuite que la République soit attaquée", poursuit-il.
"Le risque d’usure est bien présent"
Le président LR du Département apporte son soutien aux policiers, gendarmes et pompiers mobilisés samedi.
Il indique avoir personnellement constaté la mobilisation de gendarmes équipés de véhicules Centaure, estimant qu’ils ont constitué "un rempart indispensable" autour notamment de la préfecture et de l’Hôtel du Département.
Mais Christophe Guilloteau estime également qu’un retour d’expérience sera nécessaire sur les moyens engagés.
"Nos forces de sécurité ont résisté mais le risque d’usure est bien présent. Des questions devront naturellement être posées sur le dimensionnement des dispositifs et notre capacité à anticiper et répondre à des violences d’une telle ampleur", déclare-t-il. "Ces questions sont légitimes, elles devront recevoir des réponses", ajoute le sénateur.
"La République hier a mis un pied à terre. Il va falloir vite se relever, faire preuve d’une réelle autorité", affirme Christophe Guilloteau, qui conclut : "L’État doit protéger. La justice doit sanctionner. La République doit tenir."
Qu'est-ce qu'il attend pour proposer de dissoudre LFI ? Comme tous les autres politiciens d'ailleurs.
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