Qui détient vraiment le pouvoir à Lyon ? - LyonMag n°226
Le numéro de septembre 2026 de LyonMag est disponible dans vos points de vente habituels.

Le numéro de septembre 2026 de LyonMag est disponible dans vos points de vente habituels.



Le numéro de septembre 2026 de LyonMag est disponible dans vos points de vente habituels.
Entre 1914 et 1919, Clotilde Bizolon a servi gratuitement plus d’un million de petits déjeuners aux soldats et réfugiés de passage à la gare de Perrache, à Lyon. Devenue la "maman des poilus", cette couturière veuve et endeuillée par la mort de son fils a consacré près de cinq années à accueillir ceux que la guerre faisait transiter par la ville.
Très populaire au début du XIXe siècle, le canezou était un petit corsage féminin sans manches porté sur les robes. Tombé en désuétude vers 1850, ce vêtement a pourtant laissé une trace inattendue à Lyon : son nom désigne toujours un personnage du théâtre de Guignol.
En 1899, Marie-Louise Rochebillard fonde à Lyon deux organisations réservées aux travailleuses : le Syndicat des femmes employées de commerce et celui des ouvrières de l’aiguille. Une initiative pionnière qui donnera aux femmes une place durable dans un monde syndical alors presque exclusivement masculin.
À l’été 1869, plusieurs milliers d’ovalistes, ouvrières chargées du moulinage de la soie à Lyon, cessent le travail pour réclamer de meilleurs salaires et des journées moins longues. Leur grève, l’une des premières grandes mobilisations féminines ouvrières en France, échoue en partie mais marque durablement l’histoire sociale lyonnaise.
En août 1861, Julie-Victoire Daubié devenait à Lyon la première Française à réussir le baccalauréat. Refusée à Paris, cette institutrice et journaliste vosgienne avait trouvé auprès de l’académie lyonnaise la possibilité de passer l’examen.
De la guerre de 14 aux années 80, l'imprimeur Marius Audin et ses deux fils ont joué un rôle considérable dans l'imprimerie lyonnais. A la tête d'une affaire particulièrement dynamique, ils ont apporté un certain nombre d'innovations qui ont contribué à faire entrer cette profession dans le XXe siècle. Passionnés d'art et d'histoire, les Audin ont eu une réelle influence sur la vie intellectuelle lyonnaise, surtout entre les deux guerres.
Issu d'une dynastie de notaires, Jean Tricou s'est passionné très tôt pour l'histoire de Lyon. Esprit curieux et rapide, il publiera de nombreuses études et mémoires. Mais son oeuvre majeure reste un volumineux "Armorial et répertoire lyonnais" qui sert encore aujourd'hui de référence aux chercheurs et historiens, tant il recense des dizaines de milliers de personnages de l'histoire de la capitale des Gaules.
Fils de notaire, Joseph-Marie Chalier débarque à Lyon pour faire ses études puis devient voyageur de commerce et parcourt toute l'Europe. Quand soudain éclate la Révolution. Chalier se révèle alors un redoutable agitateur. Elu au conseil municipal de Lyon, il se retrouve aux côtés des ultras et entretient un climat de guerre civile jusqu'au fameux siège de la ville en 1793.
Invisible pour beaucoup, incontournable pour d’autres, la Maison Brunet domine la Croix-Rousse comme un vestige hors norme du Lyon ouvrier. Derrière ses murs austères, ce monument habité concentre histoire sociale, mythes urbains et mémoire de Canuts.
Lyon n'a finalement jamais rendu hommage à l'une de ses plus importantes et talentueuses représentantes. Pourtant, la fille de saltimbanque, courtisée par Molière, Louis XIV ou Corneille a été l'une des plus grandes vedettes du pays au XVIIe siècle.
Fils de commerçant, Clair Tisseur (1827-1895) commence comme architecte puis devient journaliste politique à une époque agitée. Il se retire ensuite dans le Midi pour rédiger de nombreux ouvrages sur Lyon, ses traditions et coutumes et son langage sous le pseudonyme de Nizier du Puitspelu.
Originaire du Midi, François Barthélémy Arlès-Dufour (1797-1872) s'installe à Lyon où il crée sa propre affaire de soierie. Banquier entreprenant et avisé, il sera à l'origine du Crédit Lyonnais. Homme d'influence et actif, il favorisera la création d'un certain nombre d'écoles supérieures et développera l'enseignement technique.
Fils de boulanger, Henri Béraud a grandi à l'ombre de Saint-Nizier. Il délaissa les études pour se lancer dans le journalisme avec brio. Les grands journaux parisiens s'arrachaient sa plume qui parcourait l'Europe d'avant-guerre. Une carrière auréolée du prix Goncourt, avant de basculer dans la défense du régime de Vichy qui lui vaudra d'être condamné à mort à la Libération.
Béatifié par le pape Jean-Paul II, le lyonnais Frédéric Ozanam (1813-1853) est le fondateur des fameuses conférences Saint-Vincent de Paul dont la mission est de venir au secours des pauvres et des indigents. Homme d'action et de conviction, il s'est battu pour que l'Eglise s'intéresse davantage aux problèmes sociaux.
Edouard Aynard est un personnage clé du XIXe siècle à Lyon. Issu de la bourgeoisie catholique et libérale, il s'est distingué dans les domaines économique, artistique et politique. Fondateur de l'Ecole centrale ou de celle des Beaux-Arts, il a été un grand collectionneur, très généreux avec les musées.
On a assez peu de certitudes sur la vie de Louise Labé, cette célèbre poétesse lyonnaise du XVIe siècle. Ce qui favorisera un certain nombre de légendes.
Nommé archevêque en 1193, Renaud de Forez a régné sur le diocèse de Lyon pendant 33 ans. On est alors au coeur du Moyen-Âge, sous Philippe Auguste. Lyon ne compte que quelques milliers d'âmes, sous la menace de puissants voisins. Solide et entreprenant, Renaud de Forez va jouer un rôle majeur dans cette période trouble.
Fervent catholique, Louis Janmot est un peintre et poète lyonnais du XIXe siècle dont l'œuvre principale, le Poème de l’âme, possède une salle permanente au musée des Beaux-Arts de Lyon. Peintre longtemps boudé, le musée d’Orsay lui a consacré une exposition en 2023.
Jean-Antoine Morand est un personnage clé pour comprendre la physionomie urbaine de Lyon aujourd'hui. Issu d'une famille de juristes originaire de Briançon, il va lancer une série de chantiers, notamment dans le quartier des Brotteaux. Car malgré l'opposition des notables, Morand va se battre pour sa grande idée : développer Lyon en lui faisant franchir la rive gauche du Rhône.

