17 octobre à Lyon : comment l'ultra-gauche a confisqué les revendications de 20 000 personnes

17 octobre à Lyon : comment l'ultra-gauche a confisqué les revendications de 20 000 personnes

Ils étaient plus de 20 000 à Lyon, avec une plateforme de revendications écrite noir sur blanc. A 14h01, il n’en restait déjà rien : ni dans les images, ni dans les reprises nationales, ni dans les conversations du lendemain. Récit d’un mot d’ordre confisqué en ce 17 octobre.

Plus de 20 000. C’est le nombre de manifestants recensés par la préfecture du Rhône samedi, entre Bellecour, le cours Gambetta, le quai Augagneur et la Guillotière. 

Ce qu’ils venaient dire était pourtant écrit. Né d’une vidéo TikTok le 9 septembre, relayé par une pétition et d’anciennes figures du mouvement de 2018, l’appel du 17 octobre s’était doté d’une plateforme : "Jaunes et jeunes, nos luttes se rencontrent".

Les signataires y demandaient le blocage des prix à la pompe et le contrôle des marges pétrolières. Ils s’opposaient au budget 2027 : gel des allocations, des APL et des salaires des agents publics, 5,5 milliards prélevés sur les retraités. Ils réclamaient un référendum d’initiative citoyenne et des services publics de proximité. Les organisations étudiantes y avaient accolé dix mesures sur les bourses, le logement et Parcoursup.

On peut juger cette plateforme trop large, et penser qu’un mouvement qui parle du gazole, de Parcoursup et du RIC a un problème de lisibilité avant même d’avoir défilé. Mais entre un message dilué et un message effacé, il y a toute la différence. Samedi, l’effacement a pris quelques minutes à cause des black blocs et de jeunes venus de la banlieue.

Il y avait quelques gilets jaunes en centre-ville, mais ils se sont rapidement effacés au profit d'une même tenue : noire, cagoule, masque de ski, masque FFP2...

À 14h30, l’office de tourisme de la place Bellecour est pris d’assaut et saccagé. À 14h45, les pompiers ne peuvent approcher. À 15 heures, ils interviennent sous protection policière. À 15h30, le pavillon de 1852 est détruit.

Dans le même temps, plusieurs milliers de personnes quittent le cortège déclaré pour former ce que la préfecture appelle des cortèges sauvages, attribués à l’ultragauche radicale et aux autonomes. Des dizaines de commerces sont vandalisés, pillés, parfois incendiés. CRS, canons à eau, gendarmes mobiles, hélicoptère et drones sont engagés. Le préfet Étienne Guyot parle d’un "niveau de violence inédit".

C’est là que se joue le vrai sujet. Un mouvement se mesure à ce qu’il laisse dans l’espace public le lendemain matin. Dimanche, ce qui restait n’était pas une revendication mais une image : une façade noircie, des vitrines en contreplaqué. Aucune chaîne nationale n’a ouvert sur les marges pétrolières, aucun élu n’a été interrogé sur le gel des APL. La question posée à tout le monde, organisateurs compris, était : condamnez-vous ?

Les premiers à payer ne sont pas les ministres, mais les commerçants de la Presqu’île, qui perdent un samedi et un stock, les agents de l’office de tourisme, qui arriveront lundi devant un bâtiment calciné, et les manifestants eux-mêmes : la prochaine fois qu’ils voudront défiler dans le centre, on leur répondra avec les images du 17 octobre en tête.

Manifester contre la vie chère est un droit, piller une boutique n’en est pas un. Mais le constat est sévère pour tout le monde. Vingt mille personnes se sont déplacées un samedi de vacances pour dire quelque chose de précis. Quelques milliers d’autres ont décidé que personne ne l’entendrait.

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Où était la police? le 18/10/2026 à 11:28

Hier on était à Lyon. Où était la police?

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Pouvoir incompetent ou machiavélique ? le 18/10/2026 à 11:27

J'étais a Bellecour: avant ces évènements, la place Bellecour était entièrement nassée, on pouvait y rentrer individuellement après palpation, mais pas en sortir. De quoi faire monter la tension.
Puis on suivi le bombardement constant de lacrymos sur 3 des coins de la place, et des dizaines de grenades assourdissantes lancées un peu au hasard..
Un vraie cocotte minute..
Puis quand les policiers ont constaté que l'office du tourisme brulait et que le reste de la place allait suivre s'ils continuaient a nasser et a gazer tout le monde en balançant des grenades sur les gens, ils se sont résolus a laisser les manifestants quitter la place. Mais derrière, plus de suivi des manifs sauvages, pas de police en vue et des gamins transformés soit en émeutiers soit en spectateurs sympathisants..
Les policiers avaient des ordres de taper dur, puis ils ont été débordés et en sous nombre et ne contrôlaient plus rien.
Est ce une stratégie des Macrono-retaillistes pour blâmer l'émeute sur Mélenchon, ou bien les préfets et Nunez sont ils totalement incompétents ?
On n'aura jamais la réponse.

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Honteux le 18/10/2026 à 11:25

Quand on voit des lfi publier une notice pour être un bon casseur et comment faire pour ne pas être arrêté ou semer la police, on peut dire que melenchon voit son rêve se réaliser, le chaos la destruction et le pillage, j’oubliais … ce n’est pas de leur faute, c’est à cause des racistes.

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Titus69 le 18/10/2026 à 11:17

Piece de monnaie
Pile Macron
Face Melenchon
C'est parfois la même chose dans des discours decoloniaux racialiste voir indigenistes... et tout les 2 font du palestinisme pour flatter un électorat oriental.
En 2024 ils se sont fait la courte échelle pour être élu.

Melenchon veut comme Macron le chaos dans ce pays voir carrément la disparition d'un peuple.

Les jumeaux diaboliques abouti à un macronisme melenchonnien.

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C'est la guerre le 18/10/2026 à 11:14

Ce sont des images de pays en guerre. Donc nous sommes tout simplement en guerre. Le point positif est que la racaille maghrébine n'est pas très courageuse, donc ça suffit des citoyens organisés et prêts à en découdre pour régler le problème. Arrêtez d'attendre la police, défendez votre pays vous même d'abord.

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Complices le 18/10/2026 à 11:13

Analyse bancale. Les coupables, ce sont les Américains et les Russes. Les mêmes qui ont fait cramer des frigos à travers la France. Mais vous êtes tous trop stupides pour vous en rendre compte. La mentalité de 1940 est toujours vivace ici, ha ha ha.

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Que fait la justice... le 18/10/2026 à 11:07

Dans la ville de la jeune garde, milice fasciste et antisémite de Raphael ARNAULT, député LFI, l organisation était bien faite.
Avec la complaisance de la mairie et du gendre sénateur de Melenchon..... Lui s en fiche, c est la politique de la terre brûlée, il sait qu il ne sera jamais président, mais s en fiche car sa fifille est a l abri, le gendre suit les traces de papa, 40 ans a vivre aux crochets de Nicolas...

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