Snowleader pillé à Lyon : son PDG affirme qu’on lui a demandé de "rappeler mardi"

Snowleader pillé à Lyon : son PDG affirme qu’on lui a demandé de "rappeler mardi"

Le magasin Snowleader de Lyon a été pillé lors des violences du 17 octobre. Sur LinkedIn, le PDG de l’enseigne Thomas Rouault raconte avoir alerté les forces de l’ordre alors que la porte du commerce résistait encore et affirme avoir été invité à rappeler mardi si personne n’intervenait.

Le témoignage est particulièrement amer au lendemain des violences et des pillages qui ont frappé le centre de Lyon.

Sur LinkedIn, Thomas Rouault, PDG de Snowleader, annonce que le magasin lyonnais de l’enseigne situé rue du Président Carnot a été pillé. Le dirigeant affirme avoir tenté d’obtenir l’intervention des forces de l’ordre alors que l’effraction était encore en cours.

"Pendant que la porte résistait encore, j’ai alerté la police et la gendarmerie. J’ai demandé de l’aide alors qu’il était encore possible d’intervenir", raconte-t-il.

Selon son témoignage, la réponse reçue l’a profondément marqué : "On m’a demandé de patienter. Et de relancer mardi si personne n’était intervenu. Mardi. Voilà la réponse reçue alors que notre magasin était en train d’être attaqué."

"Je suis en colère"

Thomas Rouault ne cache pas son indignation après le pillage.

"Je suis en colère. Contre ce pillage. Contre ce sentiment d’abandon. Contre cette impuissance publique que nous devrions finir par accepter", écrit le chef d’entreprise haut-savoyard.

Il met notamment en avant les conséquences humaines et économiques derrière les dégradations d’un commerce.

"Derrière une vitrine, il y a des équipes, des années de travail et des investissements. Des femmes et des hommes qui font vivre nos centres-villes et méritent mieux qu’une invitation à rappeler plus tard."

Le dirigeant interpelle également les pouvoirs publics sur leur capacité à protéger les commerces lors de situations de violences urbaines.

"Que vaut la promesse de protection de l’État ?"

Thomas Rouault adresse directement plusieurs questions aux responsables nationaux.

"Que doit faire un commerçant lorsque sa porte résiste encore, qu’il appelle à l’aide et que cette aide n’arrive pas à temps ? Que vaut la promesse de protection de l’État dans ces moments-là ? Pourquoi les moyens mobilisés ne permettent-ils pas de répondre ?", demande-t-il.

Il va jusqu’à évoquer la possibilité, "dans un cadre légal et avec des missions adaptées", d’un recours aux militaires pour contribuer à la protection des centres-villes si les forces disponibles ne suffisent plus.

Le PDG de Snowleader insiste également sur les conséquences psychologiques pour les salariés.

"Il n’y a pas eu mort d’homme. Heureusement. Mais faut-il attendre un drame pour réagir ? Un pillage reste une violence, un traumatisme pour les équipes et la destruction du travail accompli."

Pour Thomas Rouault, la réponse qu’il affirme avoir reçue lors de son appel constitue le symbole d’un dysfonctionnement plus large : "Quand un appel à l’aide pendant une effraction reçoit pour réponse de rappeler mardi, notre système ne fonctionne plus comme il le devrait. Il est urgent de le reconnaître et d’agir."

Le PDG réclame des explications

Thomas Rouault demande désormais des précisions sur la manière dont ses alertes ont été traitées, les moyens mobilisés et les raisons pour lesquelles le pillage n’a pas pu être empêché.

"Je demande des explications sur le traitement de mes alertes, les moyens engagés et les raisons pour lesquelles ce pillage n’a pas été empêché", écrit-il.

Le dirigeant appelle enfin commerçants, salariés, entrepreneurs et habitants à rassembler leurs témoignages et à demander des "engagements précis, suivis de résultats".

"Nous assumons nos responsabilités. Nous attendons que l’État assume les siennes", conclut le PDG de Snowleader.

5 commentaires
Laisser un commentaire
avatar
état fautif le 18/10/2026 à 12:01

fermez tous vos commerces définitivement et engagez collectivement une action en responsabilité de l'Etat devant les juridictions administratives.
Je ne doute pas que vos assureurs feront de même.
Il y a eu une carte blanche donné par la préfecture aux casseurs, un laissez-passer pendant 16h continues, c'est du jamais vu dans notre Ve République.

Signaler Répondre

avatar
Bon le 18/10/2026 à 11:55

Monsieur vous avez bien du courage.
À votre place compte tenu du soutien de l’état et de notre maire, je résilie, je rends les clefs, je licencie le personnel et je vais ouvrir un commerce dans un pays où cela est possible

Signaler Répondre

avatar
Ex Précisions le 18/10/2026 à 11:54
OQTH a écrit le 18/10/2026 à 11h46

Que vaut la promesse de l'Etat Français ?

Ben, depuis toujours, absolument RIEN...

Il le découvre ?

Il y a en a qui ne se sont pas habitués à ce que vivent beaucoup de français tous les jours chez eux...

Signaler Répondre

avatar
RN69 le 18/10/2026 à 11:49

Moi, si j'étais lui, je serais parti même tout seul défendre mon commerce, même à 10 contre 1.

Signaler Répondre

avatar
C'est cela le point le 18/10/2026 à 11:48

Avec le Préfet Etienne Guyot qui s'est aussi défaussé en disant que la priorité était de protéger des vies, l'Etat admet qu'il n'a plus les moyens d'intervenir par exemple pour défendre un commerce en train d'être attaqué.

Il faut virer ces partis politiques au pouvoir depuis tant d'années qui n'ont démontré que leur impuissance, ou plutôt leur complaisance envers délinquance et criminalité.

Signaler Répondre

avatar
OQTH le 18/10/2026 à 11:46

Que vaut la promesse de l'Etat Français ?

Ben, depuis toujours, absolument RIEN...

Il le découvre ?

Signaler Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.
Les champs requis sont identifiés par une étoile *
Si vous avez un compte Lyon Mag, connectez-vous.
Nous ne vous enverrons pas d'email sans votre autorisation.

Le compte Lyon Mag est gratuit et facultatif. Il vous permet notamment de réserver votre pseudonyme pour les commentaires, afin que personne ne puisse utiliser le pseudo que vous avez enregistré.
Vous pouvez créer un compte gratuitement en cliquant ici.