La présidente de la Métropole de Lyon Véronique Sarselli prend clairement position à l’approche de la nouvelle journée de mobilisation annoncée ce samedi 24 octobre.
Dans un message diffusé ce vendredi, elle apporte son soutien à la décision du préfet du Rhône d’interdire les manifestations à Lyon, estimant que le contexte reste trop tendu après les violences du week-end précédent.
"Lyon ne peut pas se permettre un autre samedi noir", prévient-elle.
"Le risque que ces scènes se reproduisent est réel et sérieux"
Véronique Sarselli revient sur les événements du samedi 17 octobre, évoquant "des violences d’une gravité exceptionnelle", près de 200 commerces pillés et des bâtiments publics pris pour cible.
"Six jours plus tard, les commerçants pansent encore leurs plaies. Beaucoup n’ont pas pu rouvrir. Les habitants sont dans l’inquiétude. Le risque que ces scènes se reproduisent est réel et sérieux", estime la présidente LR de la Métropole.
C’est au nom de ce contexte qu’elle dit soutenir la décision préfectorale. "La liberté de manifester est un pilier de notre démocratie, et il n’est évidemment pas question de la remettre en cause. Mais nous ne sommes pas dans une situation ordinaire", poursuit-elle.
Selon Véronique Sarselli, autoriser un nouveau rassemblement alors que la ville se remet encore des pillages et des incendies constituerait "un risque inacceptable".
Grégory Doucet directement critiqué
La présidente de la Métropole adresse également une critique au maire de Lyon Grégory Doucet, dont elle regrette la position sur les rassemblements annoncés. L'édile écologiste a ainsi réclamé le droit à manifester ce samedi dans sa ville.
"Je regrette vivement que le maire de Lyon, Grégory Doucet, ait adopté une position inverse en insistant pour que ces rassemblements se tiennent", affirme-t-elle.
Véronique Sarselli appelle les différents responsables publics à adopter une ligne commune pour assurer la sécurité.
"Il est essentiel que les acteurs publics prennent leurs responsabilités en allant tous dans le même sens pour protéger les habitants et ceux qui font vivre la ville", considère-t-elle.
"Les Lyonnais attendent de l’autorité et de la fermeté"
Pour la présidente de la Métropole, la priorité doit désormais être donnée à la protection des habitants et des professionnels. "Les Lyonnais attendent de l’autorité et de la fermeté. Aujourd’hui, il ne s’agit pas de chercher des postures, il faut trouver des solutions", affirme Véronique Sarselli.
Elle assure enfin que la Métropole reste mobilisée "aux côtés des habitants et des commerçants touchés" et qu’elle engage ses moyens pour accompagner et sécuriser la reprise de l’activité.
Mr Doucet donne tout simplement, par le biais de la manifestation, le droit de casser ! Ce pauvre maire, au nom de la liberté, dégouline de démagogie, eh bien sûr il fera après, l’étonné tout peneaud en constatant les dégâts. Pitoyable! Je pense que les lyonnais doivent aller voir le Maire, en masse, dans son bureau. Il ne devrait pas être surpris le fervent défenseur de la désobéissance civile.
Signaler RépondreLe droit de manifester est un droit constitutionnel, on ne doit pas l'interdire PARCE QU'ON N'EST PAS CAPABLE DE L'ENCADRER. C'est pourtant super simple : le rôle de l'État est de garantir les libertés et la sécurité de son peuple. Si les gens à la tête de l'État ne sont capables ni de l'un ni de l'autre, alors ils doivent démissionner. Fin, c'est pas plus compliqué que ça.
Signaler RépondreLa nouvelle France prend sa place. La nouvelle France a du talent. La nouvelle France a du courage. La nouvelle France est intelligente. Insupportable pour le vieux rance. Vous n'êtes pas seul, vous êtes devant.
Signaler RépondreElle a raison.
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