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Decouflé à la Maison de la danse

Le célèbre chorégraphe Philippe Decouflé présente “Sombrero” à partir du 29 septembre à la Maison de la danse. Interview.

Le style de ce spectacle ?
Philippe Decouflé : “Sombrero” a une thématique assez simple : l’ombre et la lumière. Ce qui donne un univers un peu fantastique. D’ailleurs, au début du spectacle, on explique au public qu’à un moment, on va partir dans la 4e dimension, un peu comme dans un rêve. Il y a un peu de texte, de la musique in live, de la danse et beaucoup d’effets visuels, notamment des projections d’images.

Vos sources d’inspiration ?
Avec les ombres, on a rendu une sorte d’hommage à tout ce qui s’est passé avant le cinéma, mais aussi aux films des années 20 et 30, notamment à “Nosferatu” de Fritz Lang. On a aussi voulu assumer le titre du spectacle et il y a un moment où ça part en western. Mais comme ce n’est pas narratif, ça passe un peu du coq-à-l’âne.

Pourquoi le titre “Sombrero” ?
Parce que dans “Sombrero”, il y a “ombre” mais aussi “sombre héros”. Car l’idée de base, c’était un personnage assez noir et le rapport entre sa noirceur et son ombre. Mais comme d’habitude, je pars d’une idée assez noire pour créer un spectacle plutôt comique.

Votre objectif, c’est de faire rire ?
Pas forcément, je cherche avant tout à me faire plaisir en montant des spectacles que j’aurais envie de voir. Et j’ai la chance que le public suive. Mais on essaie avant tout d’être efficaces et inventifs, en utilisant notamment la technologie, ce qui permet de créer du spectaculaire, notamment des tableaux mouvants derrière les danseurs. Cette association d’images vraies et d’images filmées est une source de merveilleux.

Pour vous, c’est important de venir à Lyon ?
Oui, évidemment. Surtout que j’ai beaucoup travaillé à Lyon, notamment avec Régine Chopinot au début des années 80, mais aussi avec le Ballet de l’Opéra pour Tricodex en 2004. En plus, on va rester assez longtemps à Lyon avec Sombrero. Ce qui va permettre de travailler plus sérieusement pour la tournée, d’apprendre de nouveaux rôles à certains danseurs... Et puis il y a des Lyonnais dans la troupe, notamment Patrice Besombes, l’artiste lumière qui a été formé à Lyon.

Comment vous expliquez votre succès !
Je ne sais pas. D’ailleurs, je n’ai jamais cherché le succès et la notoriété. Ça s’est fait malgré moi. Mais il se trouve que je fais des trucs qui fonctionnent. Mais c’est vrai qu’avec les Jeux Olympiques d’Albertville de 1992 où j’ai chorégraphié les cérémonies d’ouverture et de clôture, j’ai touché un public large, ce qui m’a donné une sorte de responsabilité. Je laisse aux autres le soin de monter des pièces déprimantes de 4 heures...

 

Vos projets ?
Début septembre, je présente un défilé avec 1 000 personnes : danseurs, musiciens... à Saint-Denis pour l’ouverture de la Coupe du monde de rugby. C’est un mélange d’arts martiaux, d’orchestres, de fanfares... J’adore les chorégraphies de masse mais j’aime aussi changer d’échelle. Et j’ai aussi un solo qui part en tournée. Mais j’ai également un projet d’expo où le public viendrait jouer pour créer lui-même son propre spectacle. Et puis j’ai encore un autre gros projet de comédie musicale. En fait, je n’arrête jamais car j’aime ce que je fais et j’en profite. Mais j’ai aussi peur de m’ennuyer.

“Sombrero”, direction artistique de Philippe Decouflé. Du 29 septembre au 13 octobre à la Maison de la danse. Tarifs : de 20 à 30 euros. Renseignements : 04 72 78 18 00


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