Depuis plusieurs années, la ville connaît une véritable montée en gamme de son offre touristique, portée notamment par l’essor de l’hôtellerie de luxe. Entre patrimoine historique, gastronomie renommée et attractivité économique, la capitale des Gaules attire une clientèle toujours plus internationale.
Symbole de cette transformation, l’InterContinental Lyon – Hôtel-Dieu incarne cette nouvelle vision du luxe à la lyonnaise. Installé dans l’ancien Hôtel-Dieu, bâtiment emblématique du centre-ville, l’établissement a ouvert en 2019 après près de huit années de rénovation. Avec ses 144 chambres, dont 28 suites, son bar sous le célèbre Dôme et son restaurant gastronomique, il s’est rapidement imposé comme une référence.
"Notre ambition a toujours été de positionner l’hôtel comme une icône lyonnaise, inspirée par l’excellence et l’art de vivre", explique son directeur, Nicolas Mercier. Fort de plus de vingt ans d’expérience dans l’hôtellerie haut de gamme, notamment en Asie du Sud-Est, ce dernier observe de près l’évolution du marché lyonnais.
Pendant longtemps, Lyon souffrait d’une image de ville de transit. "Beaucoup de voyageurs passaient par Lyon sans s’y arrêter. Aujourd’hui, ils y restent", souligne Nicolas Mercier. Une transformation progressive, liée notamment à la mise en valeur de la gastronomie lyonnaise et à la volonté des acteurs locaux de promouvoir la destination.
La création de la Vallée de la gastronomie (un voyage culinaire Partant de Dijon pour aller à Marseille, en passant par Lyon,) a joué un rôle clé dans ce repositionnement. Associée à un patrimoine architectural riche, à une offre culturelle dense et à une identité forte, elle répond parfaitement aux attentes d’une clientèle haut de gamme. "Lyon combine patrimoine, culture et art de vivre dans un cadre plus intimiste que les grandes capitales. C’est ce qui fait sa force", ajoute-t-il.
Cette attractivité nouvelle s’accompagne d’une montée en puissance de l’offre hôtelière. Aux côtés de l’InterContinental, d’autres établissements prestigieux comme la Villa Florentine ou la Villa Maïa participent à structurer ce marché. Une dynamique collective qui profite à l’ensemble du territoire. "Il existe une concurrence, bien sûr, mais elle est saine. Nous avançons tous dans le même sens pour faire rayonner Lyon", précise le directeur.
Travailler "main dans la main avec les acteurs de la région"
L’essor de l’hôtellerie de luxe ne peut être dissocié du développement global de la métropole. Lyon bénéficie aujourd’hui d’infrastructures modernes et d’une programmation événementielle riche, qui contribuent à attirer une clientèle internationale.
L’ouverture de nouvelles salles comme la LDLC Arena, le développement du tourisme d’affaires ou encore la présence d’événements d’envergure comme le SIRHA participent à cette dynamique. À cela s’ajoute une amélioration progressive de la desserte aérienne, essentielle pour capter une clientèle étrangère. "Nous travaillons main dans la main avec les acteurs de la région. L’objectif est d’attirer toujours plus d’événements et de visiteurs, mais aussi de leur offrir une expérience à la hauteur", insiste Nicolas Mercier.
Si l’offre se développe, les attentes des clients évoluent également. Le luxe ne se limite plus à des standards matériels élevés. "Aujourd’hui, les voyageurs recherchent avant tout des expériences personnalisées et uniques", explique le directeur de l’InterContinental. Cette évolution se traduit par une attention accrue portée aux détails, à l’expérience client et à l’authenticité. Les établissements misent de plus en plus sur des collaborations locales, mettant en avant artisans, producteurs et savoir-faire régionaux. Une manière de proposer un luxe plus ancré dans son territoire.
Parallèlement, les enjeux environnementaux occupent une place croissante. "Les clients sont de plus en plus sensibles à la responsabilité écologique. Ils veulent savoir ce que nous faisons concrètement", souligne Nicolas Mercier. Réduction du gaspillage alimentaire, optimisation énergétique ou circuits courts font désormais partie intégrante de l'état d’esprit des hôtels de luxe entre Rhône et Saône.
"Une destination en devenir"
Malgré cette dynamique positive, le secteur doit encore relever plusieurs défis. Le premier concerne le recrutement et la formation. "L’hôtellerie de luxe est un métier exigeant. Il faut réussir à attirer et former les talents de demain."
Autre enjeu majeur, la capacité à se renouveler en permanence : "Il ne faut jamais se reposer sur ses acquis. Nous devons continuer à créer cet effet “wow” et à surprendre nos clients", insiste-t-il. Dans un marché de plus en plus concurrentiel, l’innovation et la créativité deviennent essentielles. Enfin, la question de la fidélisation est centrale. Offrir une expérience mémorable ne suffit plus, il faut donner envie aux clients de revenir. "Nous sommes des créateurs de moments. Chaque interaction compte", résume Nicolas Mercier.
Si Lyon n’a pas encore le rayonnement international de Paris ou le “super luxe” de Cannes, elle s’impose progressivement comme une destination de haut de gamme crédible. Une évolution portée par une stratégie globale, une offre hôtelière de qualité et une identité forte. "Lyon est clairement une destination de luxe en devenir", conclut Nicolas Mercier.
Entre tradition et modernité, la ville semble avoir trouvé son équilibre. Et dans cette transformation, l’hôtellerie de luxe joue un rôle clé, en incarnant un art de vivre à la fois exigeant, authentique et en constante évolution.
Autour de Lyon oui, beaujolais etc
Signaler RépondreFréquentation en nette hausse
L’insécurité à Lyon, n’aide pas
ce n’est pas parce que vous ne pouvez pas vous offrir le luxe qu’il n’a pas sa raison d’être.
Signaler Répondrele sujet de l’article, c’est pas les boui-bouis 1 étoile ici et là et les Première Classe des périphéries. Pour les touristes pas friqués, y’a aussi les innombrables RBNB qui pourissent la vie des copropriétés.
Signaler RépondreOui enfin luxe on peut pas tous mettre 200/300 voir plus la nuitée
Signaler RépondreBof Corbas 1 étoile
Signaler RépondreLe reste c est un ghetto de riches oisifs
bonne nouvelle
Signaler RépondreAh oui, les rigolos, Lyon la ville capitale du luxe hotelier ? on en reparlera quand les touristes se seront fait arraché leurs montres et colliers de luxe et se seront rendu compte de ces petits groupes de morveux de banlieues qui déambulent dans les rues le soir, en jouant à faire des roues arrieres en toute impunité dans le centre ville, ca c'est sûr qu'ils ne viendront qu'une fois ! ha,ha,ha !
Signaler RépondreJe ne comprends pas la circulation à lyon les feux ne sont pas logiques en fonction du trafic .. Doucet a rendu la ville belle mais invivable
Signaler RépondreJ'étais à Lyob pour la première fois la semaine dernière et la circulation était infernale... prenant 30 minutes pour faire quelques kilomètres.
Signaler RépondrePersonnellement je n'y retournerais pas, c'est bien trop le chaos.
Ok, pourtant, les rues de la ville sont sales et en travaux....ce n'est pas à la hauteur du "luxe"...
Signaler RépondreEt Paris donc en 3 mandats socialo liberaux et gauches réunies !
Signaler RépondreUne ville sans khmers attire forcément + de touristes !
Signaler RépondreSans Greg la ville serait encore plus attayante. Vu la décadence parisienne, Lyon pourrait être une bonne alternative comme future capitale: plus centrale, plus proche de la moitiè sud du pays., moins embarassée, moins peuplée, plus proche de l'Italie, de la Suisse, de L'Espagne.. D'aileurs Bonaparte ne voulait-il pas déjà en faire sa capitale. Ce qu'elle été par 2 fois : Capiitale des 3 Gaules et même celles des Burgondes, ce qui est moins connu. Jumelée avec Milan, Birhmingham, Francfort, St Louis (usa).. etc
Signaler RépondreCe n'est pas grace au dernier mandat municipal que la ville doit sa réputation mais aux multiples mandats précednets. Merci à Michel Noir (plan lumière) Raymond Barre (cité internationale) Gérard Collomb (quartier Part-Dieu, place de Francfort, rue Garibaldi... etc) et tous les autres maires précedents (Herriot, Pradel, F; Collomb...)
Signaler RépondreDes hotels de luxe au milieu de la cour des miracles. J’ai des amis de passage qui logeaient à l’Hotel Dieu, ils ont été effaré de voir la faune locale qui a essayé de les dévaliser...
Signaler RépondreY'a toujours autant de voitures
Signaler RépondreVous croyez qu'ils vont se déplacer pour voir l'étendage de la place Bellecour, j'ai de la famille qui venait visiter on ne peut pas dire qu'ils se sont émerveillés ...!
Signaler RépondreMais que des riches ! Ils arrivent en hélicoptère ou en avion, un van de luxe les trimballe après.
Signaler RépondreSur le principe il n'y a plus qu'eux qui peuvent se permettre de faire du tourisme avec une ville fermée comme Lyon ?
Une ville sans voitures attire forcément + de touristes !
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