Se lancer dans la bataille des élections municipales avec très peu de chances de l'emporter, c'est l'assurance de devoir signer des chèques à l'arrivée.
Avec 3,64% des voix le 15 mars dernier, Nathalie Perrin-Gilbert n'a pas seulement perdu un mandat d'élue local qu'elle avait, sans discontinuer, depuis 1995. Elle doit également renoncer à la prise en charge de ses frais de campagne, possible uniquement pour les candidats ayant obtenu 5% des suffrages exprimés.
Au Progrès ce lundi, NPG révèle s'être endettée pour mener sa campagne indépendante. Entre les tracts, les impressions de bulletins et professions de foi, son meeting à la Ficelle, son ardoise est estimée à 60 000 euros qu'elle va devoir régler de sa poche.
L'ancienne maire du 1er arrondissement annonce lancer un appel à contributions, comptant sur la générosité des Lyonnais pour l'aider à alléger sa dette. "Ensuite, je prendrai mes responsabilités comme je l’ai toujours fait pour régler nos fournisseurs, ce qui passe par un certain nombre de choix de vie que je ferai", déclare-t-elle à nos confrères.
Nathalie Perrin-Gilbert révèle également chercher activement un travail pour "rebondir vite". Elle cite notamment le monde culturel et une ONG comme possibles points de chute professionnels.