Dans un communiqué publié ce lundi 30 mars, le tribunal administratif de Lyon dresse un premier bilan des recours liés aux élections municipales et métropolitaines des 15 et 22 mars 2026.
À ce stade, 171 protestations électorales ont été enregistrées, dont 105 déférés préfectoraux. Un volume jugé "comparable à l’année 2020" par la juridiction. Dans le Rhône, Dans le Rhône, les recours concernent notamment les communes de Vaulx-en-Velin, Vénissieux, Lyon, Décines, Saint-Fons, Givors, Genas, Meyzieu, Grigny, Saint-Priest, Bron et Rillieux-la-Pape, ainsi que la Métropole de Lyon. Des recours ont également été déposés dans l’Ain, la Loire et l’Ardèche.
À Lyon, la réélection de Grégory Doucet face à Jean-Michel Aulas continue de faire réagir. Le maire sortant l’a emporté avec 50,67 % des voix (104 702 voix) contre 49,33 % (101 940 voix) pour son adversaire. Un écart de moins de 3 000 voix, qui reste malgré tout relativement conséquent à l’échelle d’une élection municipale à Lyon, rendant une remise en cause du résultat peu probable, même si les contentieux électoraux peuvent parfois réserver des surprises.
Ainsi dès le soir du second tour, Jean-Michel Aulas avait annoncé un recours. Il a confirmé l’avoir déposé le 27 mars devant le tribunal administratif, évoquant des "irrégularités" sans en détailler la nature.
Comme le rappelle le tribunal, les protestations devaient être déposées au plus tard le 27 mars à 18 heures pour les élections du second tour. "Les protestations électorales peuvent être portées par toute personne éligible ou électeur de la commune", précise le communiqué.
Le préfet peut également contester une élection dans un délai de 15 jours suivant la réception des procès-verbaux.
Pas de décisions avant l’été
Jean-Michel Aulas expliquait aussi déposer un second recours ce lundi 30 mars devant la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, une procédure distincte, mais assez importante pour la suite.
C’est l’information clé : aucune décision ne sera rendue rapidement, en particulier pour les grandes villes comme Lyon. Le tribunal administratif explique que pour les communes de plus de 9 000 habitants, le délai dépend d’abord de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.
Cette dernière dispose de deux mois après la date limite de dépôt des comptes de campagne fixée au 22 mai 2026, soit jusqu’au 22 juillet 2026 pour se prononcer.
Conséquence directe : "Aucune décision du tribunal n’interviendra avant ce terme." Ensuite seulement, le juge administratif disposera de trois mois supplémentaires pour statuer.
Selon les cas, les recours peuvent viser l’annulation de l’élection d’un ou plusieurs conseillers municipaux, voire du scrutin dans son ensemble. Le tribunal précise toutefois que l’identité des requérants et les motifs invoqués ne peuvent pas être communiqués à ce stade.