Rats du parc de la Tête d'Or, habitant du Rhône : ce que l'on sait du premier cas français d'hantavirus... en 2024

Rats du parc de la Tête d'Or, habitant du Rhône : ce que l'on sait du premier cas français d'hantavirus... en 2024

Santé publique France confirme qu’un habitant du Rhône a été contaminé par l'hantavirus dès 2024. La souche retrouvée est proche de celles détectées chez des rats sauvages du parc de la Tête d’Or à Lyon.

Santé publique France a publié son bilan sur les infections à hantavirus en France, alors que le spectre d'une crise sanitaire mondiale agite la planète. Parmi les principaux enseignements figure la détection du tout premier cas confirmé dans le département du Rhône... dès 2024.

Il s’agit d’une infection par le virus Seoul diagnostiquée il y a déjà deux ans. Selon les données du Centre national de référence des hantavirus de l’Institut Pasteur, la souche identifiée chez ce patient est proche de celles circulant chez des rats sauvages capturés à Lyon, au sein du parc de la Tête d’Or.

A l'époque, les quinze chercheurs auteurs de l'étude menée entre 2020 et 2022 au parc du 6e arrondissement de Lyon confirmaient "la circulation continue du SEOV dans un parc urbain très fréquenté où le risque de transmission du virus à l’être humain est présent". Selon eux, "la mise en place d’une surveillance de ce virus pourrait constituer un système d’alerte précoce efficace et aider à préparer des interventions fondées sur le risque. (...) Nous préconisons que la surveillance du SEOV soit menée à l’échelle de l’ensemble de la ville".

Les hantavirus sont transmis principalement par les rongeurs, via l’inhalation de poussières contaminées par leurs excréments, leur urine ou leur salive.

Au total, 75 cas de fièvre hémorragique à syndrome rénal (FHSR) exposés en France hexagonale ont été recensés en 2024, contre une moyenne annuelle de 108 cas entre 2012 et 2023. Santé publique France considère donc 2024 comme une année "inter-épidémique".

Depuis 2005, 2046 cas exposés en France métropolitaine ont été diagnostiqués. Le pic avait été atteint en 2021 avec 320 cas, tandis que l’année 2013 reste la moins touchée avec seulement 14 cas recensés.

Les données publiées montrent également une forte prédominance masculine parmi les personnes contaminées : 84 % des cas recensés en 2024 concernaient des hommes, avec un âge médian de 46 ans.

Santé publique France rappelle enfin que les contaminations surviennent plus fréquemment au printemps, période où les jeunes rongeurs deviennent eux-mêmes infectieux et diffusent davantage le virus dans l’environnement. En 2024, le pic de cas a été observé au mois de mai avec douze contaminations confirmées.

Pour rappel, l'OMS a annoncé ce mercredi 13 mai que 11 cas d'hantavirus avaient été recensés dans le monde, dont neuf confirmés. En France, une femme contaminée est prise en charge dans un état grave selon la ministre de la Santé Stéphanie Rist.

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Ex Précisions le 13/05/2026 à 07:44

Rien de mieux que les rats des villes, vite il faut bétonner tout le parc de la tête d'Or ;-)

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