Le Rhône compte sept sièges de sénateurs, appelés à se renouveler en septembre. Après les vagues bleue et violette des municipales de mars, les cartes pourraient être redistribuées pour les pensionnaires locaux du Palais du Luxembourg.
Trois Républicains, un macroniste, deux écologistes et un socialiste. Une répartition qui risque d'être chamboulée à la rentrée. Les communistes n'ont plus voix au chapitre après la perte de leur dernier bastion, Vénissieux. Les insoumis ont remporté trois villes et quelques conseillers à la Ville de Lyon et à la Métropole. Tandis que les écologistes voient leur nombre de grands électeurs réduits presque de moitié après la courte victoire aux municipales et la lourde défaite aux métropolitaines.
Au milieu de cette dispersion des voix pour la gauche, le PS espère conserver son siège historique, "celui de Gérard Collomb" aujourd'hui occupé par Gilbert-Luc Devinaz qui ne rempilera pas.
Selon nos informations, trois candidats de premier plan ont fait acte de candidature pour tenter de briguer ce mandat de sénateur rhodanien.
Il s'agit de Sandrine Runel, d'Hélène Geoffroy et de Jules Joassard.
La première est déjà députée de la 4e circonscription du Rhône. Mais Sandrine Runel se doute que ce territoire réputé à droite, voire de centre-droit, pourrait ne pas lui renouveler sa confiance lors des législatives 2027. Plutôt que de se retrouver le bec dans l'eau, sans aucun mandat et donc indemnités dans un an, la socialiste aimerait verrouiller son avenir avec le Sénat.
Si Sandrine Runel anticipe, Hélène Geoffroy subit. Battue aux municipales, l'ancienne secrétaire d'Etat a perdu sa mairie de Vaulx-en-Velin, ainsi que les indemnités de vice-présidente de la Métropole. Simple élue d'opposition vaudaise, elle rêve d'accrocher un nouveau mandat à son tableau de chasse, l'un des rares qui manque à sa carrière politique chargée.
Enfin, Jules Joassard n'est pas le candidat le plus impressionnant sur le papier, mais son profil jouera peut-être en sa faveur. Ancien secrétaire fédéral, ex-collaborateur de nombreux parlementaires socialistes, il est de toutes les primaires internes ou presque. Sans grand succès.
Le PS doit sauver un siège avant de penser à l'avenir compromis de ses figures locales. Avec la perte de Vaulx-en-Velin, l'affaiblissement du nombre de socialistes à Villeurbanne et à la Métropole mais le gain de quelques sièges supplémentaires à Lyon et à Meyzieu, le parti à la rose a-t-il vraiment les moyens de revendiquer une écharpe de sénateur en septembre ?
Pour être élus et profiter de la bonne soupe, les socialistes sont près à tout et à promettre tout et n'importe quoi.
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