Ce mardi 12 mai, la présidente de la Métropole de Lyon Véronique Sarselli a déjeuné à Albigny-sur-Saône avec 17 maires du territoire du Val de Saône afin d’échanger autour de la gouvernance métropolitaine et des enjeux locaux. Les maires qui n’ont pas participé à cette rencontre ont soit déjà été reçus par Véronique Sarselli, soit le seront dans le cadre de prochains échanges.
L'objectif de ce déplacement était de poursuivre "son cycle de rencontres avec les maires de la Métropole de Lyon" afin d’"installer une gouvernance renouvelée."
Selon la Métropole, cette démarche vise à "placer les communes au cœur de la gouvernance pour instaurer une méthode de travail transparente, pragmatique et à l’écoute de chaque territoire."
À l’occasion de cette rencontre organisée avec les élus du Val de Saône, la présidente de la collectivité a échangé pendant près de deux heures avec les maires présents autour de différents sujets comme l’urbanisme, le développement économique, le social ou encore les mobilités.
"Aujourd’hui je suis entouré d’une grande partie des maires de cette très grande circonscription qu’on appelle le Val de Saône. C’est mon premier grand déplacement vers un territoire et tous les maires ont répondu présent", a déclaré Véronique Sarselli.
La présidente de la Métropole a également insisté sur la spécificité institutionnelle du territoire. "Pourquoi j’ai choisi de faire ce déplacement ici un mois après la prise de mandat, parce que si vous vous intéressez à la Métropole de Lyon, vous savez que ce territoire est un peu particulier, car il est composé au total de 25 communes, et seulement 14 sièges en Métropole de Lyon, ce qui signifie qu’une partie importante des communes ne sont pas représentées au conseil métropolitain. Donc c’est un sujet majeur", a-t-elle expliqué.
"C’est très important"
Véronique Sarselli souhaite notamment revoir le fonctionnement des conférences territoriales des maires (CTM). "L’objectif que nous devons tous avoir c’est le bon fonctionnement des conférences territoriales des maires", selon elle, ces instances doivent devenir "un lieu de débat afin de nourrir ensemble la vision des territoires. Il ne faut plus faire des CTM un lieu d’information descendante, mais un lieu d’échange".
La rencontre semble avoir été bien accueillie par plusieurs élus présents. Angélique Enderlin, maire de Cailloux-sur-Fontaines et vice-présidente de la Métropole déléguée à l’autonomie et aux personnes âgées, a salué la démarche engagée. "Je n’ai que trois mots à dire : ça fait du bien ! Ça fait du bien d’être écouté, d’échanger et de se dire qu’on va aboutir", a-t-elle déclaré.
L’élue estime également que "le fait que madame la présidente se déplace, vienne voir chaque maire et propose un moment convivial comme celui-ci, c’est très important."
Même satisfaction du côté de Gilles Bidon, maire de Sathonay-Village, dont la commune n’est pas représentée au sein du conseil métropolitain. "Nous étions jusqu’à maintenant un peu avec le sentiment d’être sur la touche. Les propos de madame la présidente aujourd’hui me donnent espoir", a-t-il confié.
La nouvelle gouvernance territoriale devra notamment être pilotée par Sandrine Chadier, vice-présidente chargée de la cohésion territoriale.
Votre commentaire est percutant et rappelle une vérité universelle : les citoyens n'élisent pas des psychologues, mais des décideurs. Les "100 jours" sont traditionnellement le marqueur où la communication du changement doit céder la place aux actes. Si l'écoute des maires ne se traduit pas très rapidement par des lignes budgétaires modifiées, des chantiers lancés ou des délibérations concrètes en conseil métropolitain, alors cette méthode sera en effet jugée comme une simple perte de temps ou de l'enfumage politique.
Signaler RépondrePour être tout à fait juste, 100 jours à l'échelle d'une collectivité comme la Métropole de Lyon (qui gère un budget de plusieurs milliards d'euros), c'est extrêmement court pour réorienter des politiques publiques. L'inertie administrative fait que la nouvelle majorité vote et exécute encore, en grande partie, le budget et les projets votés par l'équipe précédente. Modifier le Plan Pluriannuel d'Investissement (PPI) prend des mois. L'action réelle, celle qui se voit dans la rue, commence rarement dès le premier trimestre.
Votre conclusion touche au cœur du problème institutionnel de la Métropole. Vous avez parfaitement raison : peu importe qui préside (Sarselli ou un autre), la réalité démographique et économique reste la même. Lyon et Villeurbanne pèsent tellement lourd que la machine métropolitaine a une tendance naturelle à exécuter la volonté du centre dense. Le vrai test pour Véronique Sarselli n'est donc pas d'écouter les maires des petites communes pour leur faire plaisir, mais de prouver qu'elle a le poids politique nécessaire pour imposer des arbitrages favorables à la périphérie face aux exigences légitimes des grandes villes.
C’est une distinction essentielle que vous faites là. En politique, il y a souvent un gouffre entre le temps de l'écoute – qui flatte les égos et apaise les tensions à court terme – et le temps de la concertation, qui implique de partager le pouvoir et de modifier ses projets en fonction des retours du terrain. Si la méthode se limite à réunir les élus autour d'une table pour leur distribuer la bonne parole avec le sourire, on reste dans le marketing politique.
Signaler RépondreAu printemps 2026, la nouvelle majorité est encore dans sa phase d'installation et de séduction. Il est logique que la présidente s'affiche à l'écoute de ses équipes et des maires pour marquer la rupture avec la gouvernance précédente. Mais le bénéfice du doute ne dure qu'un temps. C'est sur les premiers grands arbitrages budgétaires et les projets structurants (comme le BHNS ou les révisions du plan d'urbanisme) que l'on verra si les maires sont de simples spectateurs écoutés ou de vrais co-pilotes.
Il faut aussi être pragmatique : une Métropole ne peut pas se gouverner par pur consensus permanent. Véronique Sarselli a été élue sur un programme métropolitain global. Si la concertation signifie que chaque maire dispose d'un droit de veto sur ce qui se passe chez lui, la Métropole devient ingouvernable et les projets s'enlisent. Le défi de la présidente est là : écouter les doléances, mais trancher pour l'intérêt général, au risque de décevoir ceux qui pensaient que "être écouté" signifiait "avoir systématiquement gain de cause
Vous avez tout à fait raison sur le plan des principes : depuis la loi de 2014, les conseillers métropolitains sont élus au suffrage universel direct. Ils sont les représentants de l'ensemble des citoyens de l'agglomération, et non les ambassadeurs de leur commune d'origine. Le poids démographique de Lyon et de Villeurbanne dans l'assemblée n'est pas une anomalie, c'est la stricte traduction du poids de leur population. Chercher à "corriger" mécaniquement le vote des urnes serait une dérive anti-démocratique.
Signaler RépondreCependant, la Métropole de Lyon est une collectivité unique en France. Elle fusionne les compétences d'un Département et d'une Communauté urbaine. À ce titre, elle gère des compétences de très grande proximité (la voirie, l'urbanisme, les collèges, le ramassage des déchets) qui s'appliquent sur des territoires aux réalités radicalement différentes.
Le modèle de la "méthode Sarselli" ne cherche pas à nier le résultat des urnes, mais à éviter une fracture territoriale. Si les petites communes de la couronne (comme leVal de Saône) ont le sentiment que leurs problématiques spécifiques de transports ou d'aménagement sont ignorées au profit du seul centre urbain dense, cela crée un fort ressentiment. Inclure des maires de périphérie dans l'exécutif est une stratégie politique pour garantir la cohésion de l'ensemble du territoire, pas pour inverser le score des élections.
On appelle cela la solidarité de l'exécutif. Que ce soit dans un gouvernement, une région ou une métropole, les membres de la majorité tirent dans le même sens, du moins publiquement. Si Angélique Enderlin commençait son mandat de vice-présidente en critiquant la méthode de sa présidente, cela créerait une crise politique immédiate et traduirait une division au sein de la nouvelle majorité.
Signaler RépondreAu-delà de la posture politique, la présence d'élus comme Angélique Enderlin au sein de l'exécutif métropolitain est précisément ce qui donne du crédit à cette fameuse « méthode ». En tant que maire de Cailloux-sur-Fontaines (une petite commune du Val de Saône), elle est la preuve vivante du changement de cap : la droite et le centre ont choisi de donner des postes clés à des maires de communes périphériques, là où l'ancienne majorité écologiste était souvent perçue comme trop centrée sur Lyon et Villeurbanne.
La déclaration d'Angélique Enderlin n'est pas une surprise et relève d'une communication politique bien huilée. De là à y voir un manque de démocratie, c'est oublier le principe de base de toute coalition : pour gouverner efficacement, il faut être solidaire. Le véritable test pour elle ne sera pas ses déclarations dans la presse, mais sa capacité à obtenir des budgets et des projets concrets pour leVal de Saône au sein de cette majorité.
Coincé entre la Saône et le relief (les Monts d'Or d'un côté, le plateau de la Dombes de l'autre), leVal de Saône souffre d'un effet d'entonnoir. Les axes routiers rives droite et gauche (M16, ex-RN433) s'engorgent quotidiennement aux heures de pointe en direction de Lyon.
Signaler RépondreEn raison de l'étalement urbain et de l'éloignement des centres d'emplois, le taux d'équipement des ménages en véhicules est très élevé. Plus de 70 % des actifs du territoire l'utilisent pour leurs déplacements domicile-travail.
Bien que le territoire soit desservi par des lignes de trains TER (gares de Collonges, Couzon, Albigny, Neuville...) et des lignes de bus majeures (ex: les "Lignes Express" ou les lignes du réseau TCL/Cars du Rhône), la régularité et la fréquence restent perfectibles pour désaturer les routes. Le projet de Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) entre Trévoux et Lyon, très attendu, est au cœur des débats pour offrir une alternative solide.
L'arrivée constante de nouveaux habitants pousse à la construction. L'un des grands défis des documents d'urbanisme (comme le SCoT ou le PLU-H) est de densifier les centres-bourgs existants pour stopper le grignotage des terres agricoles de la Dombes ou des espaces naturels des Monts d'Or.
La présence de la Saône implique la gestion stricte des zones inondables (PPRI). L'urbanisation à proximité des berges doit être rigoureusement contrôlée, d'autant que le changement climatique accentue l'intensité des crues hivernales et des sécheresses estivales.
Aménager des pistes cyclables continues et sécurisées le long de la Saône (comme la Voie Bleue) ou entre les communes et les gares est un enjeu de santé environnementale majeur pour réduire la pollution de l'air liée au trafic routier.
Elle écoute (au moins ses vices-présidentes), mais elle ne concerte pas...
Signaler RépondreLa précédente équipe aussi était à l'écoute de l'avis des maires et des habitants !
Signaler RépondreLa seule vraie différence c'est qu'ils s'en battaient allègrement et avaient déjà pris leurs décisions bien avant leurs pseudo-concertations...
Il faudrait rappeler à cette dame qu'elle ne représente pas les maires mais les habitants de la métropole et que si un territoire est plus ou moins représenté que les autres, ce n'est pas une anomalie mais le résultat des urnes. Et son action ne doit pas viser à rectifier ce qu'elle considère comme une anomalie.
Signaler RépondreOn apprend rapidement à nos dirigeants (public, privé) durant leurs études à comment être de magnifiques cleptomanes.
Signaler RépondreAlors on fait cela dans les "règles", on tisse un beau discours pour enrober les choses, on distille quelques mensonges sans se gêner.
Mais le bilan est là. Depuis plusieurs décennies ils ont inventé un mille feuille de couches administratives inutiles juste pour pourvoir se caser entre eux (et avec de très beaux salaires).
Cela se nomme simplement que de la "cleptomanie" et rien de plus.
C'est mal parti pour les frais de fonctionnement de cette strate. Augmentation du nombre de conseiller, mise en place de voiture et logement de fonction pour des personnes qui pourtant vivent dans la métropole de Lyon...
Signaler RépondreOn attend surtout que Sarselli soit exemplaire dans la réduction des "frais de fonctionnement" de cette strate administrative....
Signaler RépondreOui on a multiplié les "strates" ce qui a souvent permis de créer des "doublons" donc souvent des postes de "complaisance" pour caser les "amis" sur le dos de l'argent public.
On aimerait avoir de "vrais politiques" consciencieux et respectueux de l'argent public oeuvrant pour le bien commun et l'intérêt général... mais voilà on est soumis à une cleptomanie généralisée
Angélique Enderlin, maire de Cailloux-sur-Fontaines et vice-présidente de la Métropole déléguée à l’autonomie et aux personnes âgées, a salué la démarche engagée. "Je n’ai que trois mots à dire : ça fait du bien ! Ça fait du bien d’être écouté, d’échanger et de se dire qu’on va aboutir", a-t-elle déclaré.
Signaler RépondreOn ne s'attendait pas à ce qu'une vice présidente de la majorité Sarselli s'oppose à la méthode Sarselli ! A ce tordre de rire cette déclaration, même en URSS on aurait pas osé !
on peut agir sans écouter voyez à qui je pense mais on peut agir après avoir écouté et la c est beaucoup mieux !!
Signaler RépondreMacron écoute aussi, on a vu ce que ça a donné...
Signaler RépondreDéjà elle écoute, les pastèques jamais, je pense que ça ne peut qu'être mieux que la mandature précédente.
travaillons à bien penser :voilà le principe de la morale(extrait des pensees)
Signaler Répondrefinalement ça confirme que y’a que la maire du 7 eme qui se plaît joue la grincheuse mauvaise perdante…
Signaler Répondred office ,en agissant sans consulter !!comme tu dis,une brosse à dents alors que tu n as plus de chicots?
Signaler Répondrela logique philosophique preconise d ecouter pour etablir un diagnostic et un besoin objectif..
Signaler Répondreon a pas besoin d’être écouté mais d’agir si vous avez besoin d’être écouté il faut aller voir un psy 100 jours bientôt terminé sans actions la métropole exécutera la volonté des grands villes de la métropole
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