André Cerdini, ancien président de la cour d’assises du Rhône, est mort lundi 4 mai à l’âge de 96 ans.
Le magistrat reste associé à l’un des procès les plus emblématiques de l’histoire judiciaire française : celui de Klaus Barbie, ancien chef de la Gestapo de Lyon durant la Seconde Guerre mondiale. En 1987, André Cerdini avait présidé ce procès historique organisé à Lyon, au terme duquel l’ancien dignitaire nazi avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour crimes contre l’humanité.
Pendant huit semaines de débats, la cour d’assises du Rhône avait examiné les exactions attribuées à celui que l’on surnommait le “boucher de Lyon”. Klaus Barbie avait notamment été reconnu coupable d’avoir organisé la déportation de centaines de Juifs, parmi lesquels les 44 enfants de la colonie d’Izieu, arrêtés en avril 1944.
Le procès, largement médiatisé à l’international, s’était tenu dans la salle des pas perdus du palais de justice de Lyon, spécialement réaménagée pour accueillir victimes, avocats, journalistes et observateurs venus du monde entier. De nombreux survivants des camps de concentration étaient venus témoigner devant la cour.
Cette affaire avait également marqué une étape importante dans la reconnaissance judiciaire du crime contre l’humanité en France, une qualification devenue imprescriptible depuis la loi de 1964.
Il avait présidé la cour d’assises de main de maître. Merci Monsieur Cerdini. Reposez en paix.
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