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Paul-Maxence Murgue-Varoclier - DR

Pour clore un faux débat sur les cantines scolaires

Paul-Maxence Murgue-Varoclier - DR

La rentrée des classes approche et ce sont plusieurs milliers de "petits Lyonnais" qui vont reprendre le chemin de l’école.

Autant d’esprits à former que de bouches à nourrir. Tout au long de l’année, la cuisine centrale de Rillieux-la-Pape s’active pour acheminer et servir vingt mille repas par jour dans les 125 cantines scolaires de Lyon ! Une prouesse que l’on doit à des héros ordinaires, comme notre métropole en compte tant.

Or, contrairement à Chalon-sur-Saône, aucune école de l’agglomération lyonnaise n’a heureusement été touchée par un débat qui sévit dans certaines cantines de notre République : l’interdiction des menus de substitution.

On se souvient qu’au printemps dernier, M. Platret, maire de Chalon-sur Saône, avait annoncé son intention de supprimer les menus "sans porc" dans les cantines scolaires de sa ville. Dans quelques jours, les élèves de Chalon se verront donc imposer un menu "unique". La pratique est difficilement acceptable pour au moins trois raisons. D’une part, elle consiste à instrumentaliser les élèves au prétexte d’une conception erronée de la laïcité. D’autre part, elle ne respecte pas le choix que font certains enfants de ne pas manger de viande, que les raisons qu’ils invoquent soient religieuses ou ne le soient pas. Enfin, elle constitue une atteinte à la liberté de religion.

En se servant des élèves de sa commune, le maire de Chalon cherche en réalité à gagner un quart d’heure de lumière médiatique. A travers l’instauration d’un menu "unique", c’est la conception de la laïcité du maire qui transparait. L’élu invoque, ci et là, la grande loi du 9 décembre 1905 : "à Chalon-sur-Saône, tous les enfants seront accueillis et leur sera proposé un menu unique, au nom du principe de neutralité et d'égalité de traitement devant le service public". Les arguments ne parviennent pas à convaincre.

En premier lieu, le principe de neutralité ne s’applique qu’au personnel de l’école et de la cantine et en aucun cas aux élèves. En second lieu, seul le financement de nourriture confessionnelle est proscrit pas la loi de 1905. L’instauration d’un menu de substitution ne viole donc pas le principe de neutralité ! Faut-il le rappeler, un menu de substitution est un menu qui ne contient pas de viande, et non un menu "hallal" ou "kasher".

Par ailleurs, M. Platret invoque le principe d’égalité des usagers devant le service public. Or, c’est justement en vertu de ce principe que des menus de substitution devraient être servis dans les cantines scolaires de Chalon. Le corolaire du principe d’égalité est l’interdiction des discriminations.
Or, un élève qui invoque le droit de manger autre chose que de la viande à midi pour des raisons personnelles, se trouve placé dans une situation discriminatoire par rapport au service de restauration scolaire qui impose un menu "unique". Que ce soit pour un motif de santé autant que pour des raisons éthiques ou morales, le choix que font certains élèves de ne pas manger de viande ne doit pas leur fermer les portes de la cantine.

Enfin, si la laïcité constitue le mode d’organisation le plus abouti des rapports entre le politique et le religieux, elle ne peut pas servir à museler la liberté de religion protégée par la Déclaration des Droits de l’Homme de 1789 et la Convention Européenne des Droits de l’Homme de 1950. Cette liberté implique la possibilité pour le croyant de manifester sa religion en privé comme en public. Or, les pratiques alimentaires font partie intégrante de la religion.
C’est pourquoi, à défaut de repas confessionnels que la cantine n’a pas le droit de servir, les menus de substitution constituent le meilleur compromis qui, sans violer la pratique religieuse des élèves, est parfaitement compatible avec le principe de laïcité.

C’est cette solution consensuelle qu’adopte la grande majorité des cantines scolaires françaises et qui permet, comme c’est le cas à Lyon, un aménagement harmonieux du "vivre ensemble" à l’école.

Paul-Maxence Murgue-Varoclier est secrétaire de section PS du 7e arrondissement de Lyon



Tags : murgue-varoclier |

Commentaires 28

Déposé le 04/09/2015 à 19h03  
Par SPARTACUS Citer

Il n'est pas nécessaire d'être athée pour considérer que la superstition n'a rien à faire à l'école! On peut envisager sereinement l'existence de Dieu sans s'encombrer l'esprit avec des préceptes et des interdits moyenâgeux dictés par des hommes se déclarant prophètes! Avant la Science, on pouvait être crédule sur certaines choses mais aujourd'hui?
Pas de balivernes à l'école publique, gardez-les pour votre maison!
Merci!

Déposé le 04/09/2015 à 17h24  
Par DEBAT CLOS Citer

Vous avez raison cher Monsieur :
Sur le terrain le débat est clos depuis longtemps puisque la majorité des écoles se sont déjà auto-censurées en supprimant les "aliments interdits"...

Déposé le 04/09/2015 à 17h08  
Par ehui Citer

aucun problème pour faire un menu de substitution. Partant de là les opposants sont :

1 - des opportunistes politiques
2 - leurs soutiens qui prétendent interdire à autrui de se nourrir comme il lui convient (et ce pour différentes raisons)

Déposé le 04/09/2015 à 16h41  
Par SPARTACUS Citer

Maître-ly veut nous endormir avec ses poncifs pour conclure que la superstition et les âneries de la religion ont leur place au sein de l'école publique!
Quelle régression inavouable!

Déposé le 03/09/2015 à 17h26  
Par paroles paroles paroles... Citer

Quel brillantissime exposé...
Il faut sacrément en élaborer des concepts et des grandes phrases pour se rassurer et croire que la laïcité ne perd pas chaque jour du terrain, n'est-ce pas ?

Un bien beau château...de cartes....
Il suffit de souffler un peu et il s'effondre...
Et vous savez quoi ? Les adversaires de laïcité le savent pertinemment !...

A chaque jour leur petite revendication à laquelle le politique répond à chaque jour par une petite concession justifiée par un raisonnement purement artificiel...

Déposé le 03/09/2015 à 16h13  
Par Maître_Ly Citer

J’aurais aimé passer mon temps à débattre avec l’auteur de cet article de ma conception de la laïcité, que je pense bien plus ferme que celle qu’il laisse entrevoir.

Toutefois, les gones les plus cyniques se déchainent sous ces quelques lignes qui me semblent pourtant pleine de raison. « Obscurantisme bon teint » pour les uns, « discours de bourgeois » pour les autres, qu’il est délicat de parler de laïcité sans attiser les braises visiblement brulante.

Ce sont donc ces réactions plus ou moins fines qui appellent de ma part ces quelques commentaires.
Le rédacteur de cette contribution marche sur le fil de la laïcité.

D’un côté, les hérauts du laïcisme qui rêvent encore de pouvoir ensevelir la foi sous les gravats et faire taire la spiritualité baïonnette à la main.

De l’autre, la crise d’identité de certains citoyens de tradition chrétienne qui se croient dhimmis depuis qu’ils connaissent l’existence de ce mot, n’envisageant la laïcité que comme leur dernier rempart contre l’Islam menaçant qu’ils fantasment.

Rapidement, j’écarte les arguties particulièrement douteuses tendant à comparer les interdits religieux à un enfant qui ne souhaiterait pas manger ses haricots verts…
On semble reprocher à notre auteur une certaine distance avec la réalité des cantines scolaires dans sa vision de la laïcité. Et heureusement ! La réalité du terrain me semble devoir être la base de la réflexion, et non sa limite ! Le propre d’une vision politique de la laïcité est de dépasser le réel pour élaborer des projets de société.

Sans être d’accord avec les propos de M. Murgue, il me semble qu’il évoque là une vision de la laïcité qui permet la vie en collectivité sans pour autant nuire aux libertés individuelles. En cela cet édito me parait répondre utilement à une problématique de son temps.
Il est vrai que la laïcité ne s’est pas imposée dans notre pays, comme rarement d’ailleurs, dans un climat particulièrement sain. Au contraire, elle est le fruit, me semble-t-il mûr, d’un processus social et historique complexe et parfois douloureux.

Dès lors, pour quelle raison étrange devrait-on faire application d’une loi du talion, d’un égalitarisme de la souffrance, dans l’application moderne du principe de laïcité pour les non-catholiques ?

La laïcité peut être un rouleau compresseur identitaire (je vous renvoie à la franche réussite du système turc...) ou un dénominateur commun permettant le meilleur « vivre-ensemble » possible. Cette seconde option me semble être celle défendue par M. Murgue aux termes d’une analyse objective et juridique de la situation.

Enfin, et j’en terminerais ainsi, pour ceux qui dénient aux enfants toute possibilité de choix religieux ou de foi, je renvoie les plus athées à la lecture d’une petite nouvelle de science-fiction (DICK P. K., Les pré-personnes, 1974), et les plus chrétiens à celle des Evangiles.

Déposé le 30/08/2015 à 18h23  
Par SPARTACUS Citer

La Gauche lyonnaise, communautariste malgré les discours officiels, révèle ici combien elle a sombré dans un obscurantisme bon teint. Il n' y a rien a en tirer, sinon toujours plus de cynisme et d'inégalités!
Vive la Gauche républicaine!

Déposé le 30/08/2015 à 14h57  
Par françois brun de meyzieux Citer

stivostine69 a écrit le 28/08/2015 à 14h23

Discours de salons bourgeois.

La réalité du terrain dépasse largement la fiction que retranscrit cet édito.

Et l'instrumentalisation vient précisemment du PS, qui soigne un électorat qui pour l'instant vote a 92/94% pour lui uniquement parceque les socialistes fait du clientélisme.

Quid du scandale concernant le fait que plus de 50% des animaux sont abattus rituellement en France et que l'ensemble de consommateurs paient une dime religieuse sans le savoir sur par exemple les steaks hachés ? (de l'ordre de 0.20cts/kg) et quid d'un eventuel probleme lié a l'épidémie de maladie du Hamburger qui se developpe depuis 10ans en France ?

Bref, nous ne sommes plus dans un débat d'idée, car le PS (mais aussi le PR) s'assoit sur les fondamentaux (paiement d'une dime religieuse cachée), nous sommes dans une bataille électoraliste ou tout est bon pour se faire élire.

qu'en pense son collègue secrétaire du PS 3 qui enseigne aux Lazaristes par choix , établissement scolaire le plus réac de Lyon ?

Déposé le 30/08/2015 à 14h54  
Par françois brun de meyzieux Citer

stivostine69 a écrit le 28/08/2015 à 14h23

Discours de salons bourgeois.

La réalité du terrain dépasse largement la fiction que retranscrit cet édito.

Et l'instrumentalisation vient précisemment du PS, qui soigne un électorat qui pour l'instant vote a 92/94% pour lui uniquement parceque les socialistes fait du clientélisme.

Quid du scandale concernant le fait que plus de 50% des animaux sont abattus rituellement en France et que l'ensemble de consommateurs paient une dime religieuse sans le savoir sur par exemple les steaks hachés ? (de l'ordre de 0.20cts/kg) et quid d'un eventuel probleme lié a l'épidémie de maladie du Hamburger qui se developpe depuis 10ans en France ?

Bref, nous ne sommes plus dans un débat d'idée, car le PS (mais aussi le PR) s'assoit sur les fondamentaux (paiement d'une dime religieuse cachée), nous sommes dans une bataille électoraliste ou tout est bon pour se faire élire.

Plus c'est gros plus ça passe

Déposé le 30/08/2015 à 12h18  
Par TocToc Citer

"... elle ne respecte pas le choix que font certains élèves de ne pas manger de viande..."
Haha elle est bien bonne
Et vous ne voulez pas aussi que l'on tienne compte de ceux qui ne mangent pas de riz, et pas de pain, et pas de pommes de terres, et pas de haricots ?
Vous êtes malade ou quoi ? Vous croyez qu'ont peut se payer le luxe de vos délires ?
Les gamins qui vont à la cantine mangent ce qu'il y a, point à la ligne
Et ceux qui ne sont pas d'accord vont ailleurs
Voilà, ça vous va comme ça ?

Déposé le 29/08/2015 à 23h24  
Par Citoyendu69 Citer

Il faut bien comprendre que la fameuse loi sur la laïcité était à l'époque (en 1905) une véritable déclaration de guerre à l'église et non comme on l'entend dire aujourd'hui un texte bien gentil tout mignon accepté par toutes les parties.
L'armée est intervenue pour forcer certaines églises, défendues par leurs fidèles, car un état des lieux de tous les biens et bâtiments était nécessaire.
De nombreux officiers de l'armée ont refusé d'intervenir.
S'en est suivie une chasse aux sorcières des officiers "catho" dans l'armée jusqu'au plus haut niveau et pendant de nombreuses années.
De bonne augure avant la grande guerre de 14.

Déposé le 29/08/2015 à 11h31  
Par NAPO Citer

Christ6569 a écrit le 28/08/2015 à 23h15

Votre édito aurait pu être intéressant si a la place du mot viande vous aviez employé le mot porc... Quand il y a du poulet ... Il n'y a aucun problème ...alors pourquoi parler des enfants qui ne mangent pas de viande ?

Cet édito est tout simplement une tartufferie...
Bravo au MAIRE de CHALON/SAONE. Dommage que LYON ne possède pas d'élus de cette trempe. Lui refuse
la dhimmitude

Déposé le 29/08/2015 à 09h24  
Par SPARTACUS Citer

Quelles confusion dans les esprits!
Comme "Excellent", qui considère comme "réac" ceux qui dénoncent ce retour à la tribu primitive et au Moyen-âge, aux temps où on avait peur des esprits qui se cachaient dans les aliments... Les Lumières et la Révolution sont passées par là depuis. Mais certains, encore nombreux, à Droite et à gauche, rêvent d'un retour au religieux. Ils restent de grands enfants qui croient à tout, au mieux, les complices de criminels, au pire...
Faut-il en rire ou en pleurer?

Déposé le 29/08/2015 à 08h04  
Par Ckoi1pseudo Citer

Encore un avis sur les cantines scolaires par une personne qui ignore tout de leur fonctionnement !

Je mets au défi M. Murgue-Varoclier de nous donner un exemple d'un élève qui a été obligé de manger de la viande dans un cantine....

Il faut arrêter avec cette mauvaise foi qui veut faire croire que les élèves qui ne veulent manger ni viande en général, ni certaines viandes ne puissent exercer ce droit à l'heure actuelle même lorsqu'il y a un plat unique.

Lorsqu'un service de restauration scolaire ne propose qu'un seul menu par repas (soit la majorité des cantines), LE PLAT DE VIANDE EST TOUJOURS SERVI DANS UN PLAT DIFFERENT DE CELUI DES LEGUMES D'ACCOMPAGNEMENT !!!!!

Dès lors, n'importe quel élève peut manger un repas entier (entrée, plat, dessert) sans qu'il ne contienne de viande.

Je suis peiné de constater que des édiles du PS de Lyon tiennent un tel discours décalé par rapport à la réalité et reprennent les arguments des anti-laïques....

Philippe Beaulieu

Déposé le 28/08/2015 à 23h15   Depuis l'application iPhone Lyonmag  
Par Christ6569 Citer

Votre édito aurait pu être intéressant si a la place du mot viande vous aviez employé le mot porc... Quand il y a du poulet ... Il n'y a aucun problème ...alors pourquoi parler des enfants qui ne mangent pas de viande ?

Déposé le 28/08/2015 à 22h20  
Par Feux de camp Citer

Comment mettre un coup d'épée dans l'eau ?
Comment essayer de se rendre visible ?
Comment attiser le feu sans prendre de vrai risque ?

Et tous les enfants qui n'ont pas leur place à la cantine pouvez-vous nous parler ?et le périscolaire nul de chez nul de votre adjointe n'est-ce pas sans saveur? le vendredi après-midi ? respectez-vous les principes de base énoncés par la loi ?

Déposé le 28/08/2015 à 20h26  
Par La religion, à la maison! Citer

Avec ce discours hypocrite, la laïcité devient une défense de la religiosité alors qu'elle est fondamentalement un dépassement de la sujétion religieuse. Quelle régression!
Vite, un repas unique!

Déposé le 28/08/2015 à 17h13  
Par NAPO Citer

Citoyendu69 a écrit le 28/08/2015 à 16h51

Et honnêtement le menu végétarien au niveau élémentaire et collège, croyez-vous qu'il soit à destination des végétariens de 6 à 14 ans ?
Renseignez-vous dans vos communes sur le taux de menus végétarien distribués.
Et après réflexion vous verrez qu'il s'agit surtout d'une solution pour ceux mangeant uniquement halal.
Donc le menu de substitution sans porc est déjà dépassé. Le vrai menu confessionnel c'est le végétarien en attendant le menu halal ...

Il faut faire repentance : soigner gratuitement etc .. et faire des repas de substitution

Déposé le 28/08/2015 à 16h59  
Par Citoyendu69 Citer

Déposé le 28/08/2015 à 16h51  
Par Citoyendu69 Citer

Et honnêtement le menu végétarien au niveau élémentaire et collège, croyez-vous qu'il soit à destination des végétariens de 6 à 14 ans ?
Renseignez-vous dans vos communes sur le taux de menus végétarien distribués.
Et après réflexion vous verrez qu'il s'agit surtout d'une solution pour ceux mangeant uniquement halal.
Donc le menu de substitution sans porc est déjà dépassé. Le vrai menu confessionnel c'est le végétarien en attendant le menu halal ...

Déposé le 28/08/2015 à 16h44  
Par Citoyendu69 Citer

@Did69
Je suis totalement en accord avec vos écrits et surtout votre conclusion.

Déposé le 28/08/2015 à 16h42  
Par Citoyendu69 Citer

Très hypocrite comme position, le menu de substitution ne contrevient pas à la laïcité mais factuellement comme il s'agit bien d'un menu confessionnel il y contrevient.

Déposé le 28/08/2015 à 16h28  
Par Did69 Citer

Cet edito n'est abolument pas objectif et réaliste... C'est fou tout ce monde qui crie au scandal au nom d'une laïcité dont il ne connait pas la définition.
Laïcité signifie "qui n'est pas religieux" ou encore "principe excluant la religion ou ses représentants de l'organisation politique et de l'enseignement public".
Vous allez me dire (comme mentionné dans cet édito) que les menus "sans porc" ne sont pas proposé pour des raisons religieuses... ok, je veux bien le croire ! mais pourquoi ne pas dire les menus "sans viande" (c'est apparemment bien le porc qui pose problème)? pourquoi ne pas proposer des menus "BIO" ? pourquoi ne pas proposer des menus "diététique" à l'heure où l'obésité est en augmentation ? Allons, ne vous voilez pas la face vous même en écrivant cet edito et soyez sincère dans vos propos. ah mais non, surtout pas ! j'oubliais qu'aujourd'hui avoir une opinion et vouloir respecter l'histoire et la culture locale (Lyon : pays de la cochonnaille !) c'est être raciste !
Maintenant, prenons le problème pour ce qu'il est : purement religieux et par conséquent politique. Les menus sans porc n'ont jamais autant créée la polémique que depuis que le poisson du vendredi a été supprimé dans les cantines ! Depuis qu'il est écrit "menu sans porc" plutôt que simplement proposer un 2ème choix dans le menu, sans viande ou avec du poisson... C'est vous même qui créé cette polémique sur les religions et faîtes monter le racisme en privilégiant une religion plutôt qu'une autre, en marquant les différences et en cherchant à supprimer toute la culture locale ou française.
Je suis un mélange de différentes origines (françaises, latines et maghrébines), mais je suis avant tout française et dans ma famille, on m'a toujours enseigné qu'à la maison on faisait comme on voulait mais dans les lieux publics, on s'adaptait à la culture du pays. Ca s'appelle le respect.

Déposé le 28/08/2015 à 15h27   Depuis l'application iPhone Lyonmag  
Par Blackberry Swansea Citer

M'as-tu vu Nous sommes au 21 eme siecle, les religieux devraient remettre leurs pendules à l'heure. Les enfants doivent apprendre à manger tous les aliments et ne pas se démarquer avec une nourriture spéciale, sauf pour les enfants allergiques. Je n.en connais pas beaucoup qui sont allergiques à la viande.

Déposé le 28/08/2015 à 15h24  
Par excellent! Citer

excellente contribution!
100% sur la meme ligne.

moi qui croyais qu'il n'y avait que des réacs a Lyon Mag...!
(désolé Romain Blachier)

un peu réac mais super site d'info.

Déposé le 28/08/2015 à 14h48  
Par Darwi Citer

"D’autre part, elle ne respecte pas le choix que font certains enfants de ne pas manger de viande, que les raisons qu’ils invoquent soient religieuses ou ne le soient pas."

Le mien a choisi de ne pas manger de légume. Il pése 80Kg à 8 ans mais je respecte son choix !
Qu'est ce qu'il ne faut pas lire, le gamin mange ce qu'on lui donne. Si on commence à ne lui servir que ce qu'il souhaite son alimentation sera composé à 90% de frites...

Déposé le 28/08/2015 à 14h23  
Par stivostine69 Citer

Discours de salons bourgeois.

La réalité du terrain dépasse largement la fiction que retranscrit cet édito.

Et l'instrumentalisation vient précisemment du PS, qui soigne un électorat qui pour l'instant vote a 92/94% pour lui uniquement parceque les socialistes fait du clientélisme.

Quid du scandale concernant le fait que plus de 50% des animaux sont abattus rituellement en France et que l'ensemble de consommateurs paient une dime religieuse sans le savoir sur par exemple les steaks hachés ? (de l'ordre de 0.20cts/kg) et quid d'un eventuel probleme lié a l'épidémie de maladie du Hamburger qui se developpe depuis 10ans en France ?

Bref, nous ne sommes plus dans un débat d'idée, car le PS (mais aussi le PR) s'assoit sur les fondamentaux (paiement d'une dime religieuse cachée), nous sommes dans une bataille électoraliste ou tout est bon pour se faire élire.

Déposé le 28/08/2015 à 12h56  
Par SPARTACUS Citer

C'est bien méconnaître les fondements de l'école de la République que de déclarer qu'il est préférable de servir des repas de substitution à la cantine.
Condorcet, l'inventeur de l'instruction publique, considérait que la religion, une aliénation par définition, n'avait pas sa place dans un espace dévolu à l'émancipation de la personne. Comment construire un être raisonné à partir de fables et de superstitions?
C'est donc une vaste hypocrisie que de laisser croire que les repas de substitution sont une solution. Cela ne fait qu'accroître le communautarisme et permettre, comme le dénonçait déjà le grand Hugo en son temps, "de faire que les enfants se croisent sans se rencontrer".

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