La tension monte dans plusieurs lycées de l’Est lyonnais. À l’approche de la rentrée prochaine, des établissements de Vénissieux, Vaulx-en-Velin ou encore Rillieux-la-Pape se mobilisent pour dénoncer un manque de moyens qu’ils jugent devenu critique.
Dans un communiqué, le Collectif pour les Lycées en Éducation Prioritaire (CLEP) alerte sur une situation qui, selon lui, ne cesse de se dégrader. "Dans les quartiers populaires, l’éducation doit redevenir prioritaire", martèlent les signataires.
Au cœur des revendications : des effectifs jugés beaucoup trop élevés. Dans certains établissements, les classes atteignent 35 élèves, y compris dans des filières technologiques.
Une situation d’autant plus problématique que ces lycées accueillent majoritairement des élèves issus de milieux populaires. "Nos indices de positionnement social sont particulièrement faibles (…) et pourtant les rectorats continuent d’entasser nos élèves dans des classes à 35 élèves", dénoncent les enseignants.
Les conséquences sont multiples : difficultés d’apprentissage, climat scolaire dégradé, mais aussi incidents parfois graves. Les personnels évoquent notamment des jets de projectiles, des pétards ou encore des fumigènes en classe.
Des mobilisations en cours dans le Rhône
Face à cette situation, plusieurs établissements sont entrés en grève ces derniers jours. À Vénissieux, les lycées Sembat-Seguin et Jacques Brel se mobilisent, tout comme le lycée Robert Doisneau à Vaulx-en-Velin ou encore Camus-Sermenaz à Rillieux-la-Pape.
Le mouvement dépasse désormais le cadre local. L’appel initial lancé par sept lycées de l’Est lyonnais est aujourd’hui soutenu par treize établissements dans quatre académies, ainsi que plusieurs organisations syndicales.
Au-delà des conditions de travail, les enseignants alertent sur les conséquences à long terme pour les élèves.
"Ni chair à canons ni chair à Uber, nos élèves doivent redevenir prioritaires", écrivent-ils, pointant un système scolaire qu’ils jugent de plus en plus inégalitaire.
Les résultats au baccalauréat, inférieurs à la moyenne nationale dans ces établissements, sont également mis en avant comme un symptôme de cette situation.
Le collectif formule plusieurs revendications concrètes : ouverture de classes supplémentaires, renforcement des équipes éducatives et médico-sociales, ou encore augmentation des moyens horaires pour permettre le dédoublement des cours.
Mais la principale demande reste nationale : le retour des lycées dans la carte de l’éducation prioritaire, dont ils sont exclus depuis 2015.
Les enseignants ont demandé à être reçus collectivement par le rectorat ce mardi. Une demande qui, selon eux, n’a pour l’instant été que partiellement entendue.
Le collectif affirme vouloir maintenir la pression dans les prochains jours, alors que se préparent les dotations pour la rentrée 2026.
à force de vouloir forcer les jeunes à faire des études coûte que coûte , certains s en fiche et mettent le boxon. il faudrait mieux les mettre au boulot il paraît qu’il y a des métiers en tension …. ça éviterait d aller chercher la main d œuvre ailleurs
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