"Arrêtez de vous croire invincibles" : l’appel des familles après la mort de cinq jeunes Rhodaniens en Ardèche

"Arrêtez de vous croire invincibles" : l’appel des familles après la mort de cinq jeunes Rhodaniens en Ardèche

Grégory, Yannick, Louis, Antoine et Paris avaient perdu la vie le 1er mai après la chute de leur voiture dans un ravin en Ardèche. Leurs proches lyonnais témoignent aujourd’hui pour alerter les jeunes conducteurs.

Trois mois après l’accident qui a coûté la vie à cinq jeunes originaires du Rhône, leurs proches tentent de transformer leur douleur en message de prévention.

Le 1er mai, un groupe de dix amis avait pris la route de l’Ardèche pour une journée entre baignade et barbecue. Ils circulaient à bord de trois voitures lorsqu’un des véhicules a quitté la chaussée vers 14h à Sarras, avant de dévaler un ravin d’environ 25 mètres et de prendre feu.

Les cinq occupants, âgés de 16 à 19 ans, étaient morts sur le coup. Grégory, Yannick, Louis, Antoine et Paris vivaient à Saint-Priest, Cailloux-sur-Fontaines et Pusignan.

Dans un témoignage accordé au Parisien, Charline, présente dans la voiture qui finira accidentée, raconte avoir pris peur dès les premiers kilomètres. Elle se trouvait initialement dans la voiture avec son compagnon Yannick, conduite par Louis, aux côtés d’Antoine et de Paris.

Inquiète de la vitesse adoptée sur la D270 à Vernosc-lès-Annonay, une route particulièrement sinueuse, elle avait décidé de monter dans un autre véhicule. Grégory avait alors pris sa place, tandis que Yannick était resté à bord.
La jeune femme se souvient avoir demandé à son compagnon de la suivre. Selon elle, celui-ci avait déjà alerté le conducteur : "Arrête, tu vas nous tuer".

"J’aurais dû mourir avec eux", confie aujourd’hui Charline.

Les familles souhaitent désormais sensibiliser les jeunes aux risques liés à l’inexpérience et au sentiment d’invulnérabilité au volant. "Par pitié, arrêtez de vous croire invincibles", lance Floriane, la mère d’Antoine, mort à 18 ans.

La mère de Paris, âgée de 16 ans, rappelle de son côté que lorsqu’un groupe de jeunes monte dans une voiture, "c’est la vie, l’amitié et l’avenir" qui sont transportés. Elle souligne que l’inexpérience peut devenir un danger majeur face à une route difficile ou à un événement imprévu.

Au traumatisme de l’accident s’est ajoutée l’attente particulièrement douloureuse liée à l’identification des victimes, rendue complexe par l’incendie du véhicule. Floriane explique n’avoir pu identifier son fils que trois semaines après le drame. "Même malade, même sur un brancard, même mort, on aurait aimé lui dire au revoir", témoigne-t-elle.

À travers leurs prises de parole, les proches espèrent désormais éviter qu’un autre groupe d’amis ne soit frappé par un drame similaire.

2 commentaires
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Cachange le 02/08/2026 à 14:05

Cela change des marches blanches en mémoire des délinquants tels que Nael, Adama…

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Rlb le 02/08/2026 à 13:07

Est-ce que sensibiliser à un sens pour la jeunesse perdue ?

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